Fondé en mars 1995, Antitube présente des événements cinéma et vidéo à Québec. En avril 1996, il tenait sa première activité publique.

SAMUEL BECKETT
les mouvements du néant

Antitube vous propose une programmation entièrement consacrée aux rapports entre Samuel Beckett et le cinéma.

Comme dans son œuvre dramaturgique, les œuvres audiovisuelles de Samuel Beckett témoignent de réflexions profondes sur le temps et sur l’espace, sur l’humain comme machine communicante, et sur la peur du néant comme présidant à nos assemblées délibérantes.

La soirée se déroulera en deux parties. La première présentera les œuvres audiovisuelles pour lesquelles le dramaturge a développé une écriture propre. Tout d’abord, le célèbre et méconnu Film réalisé par Alan Schneider, qui met en vedette l’ancienne vedette du muet Buster Keaton dans l’une de ses dernières apparitions au grand écran.

Beckett est revenu écrire pour la télévision un peu plus tard. Nous présentons les versions développées pour la télévision américaine de trois œuvres majeures. Not I, une délirante satire du conditionnement où l’on ne voit qu’une bouche, celle d’une femme qui vient de retrouver la parole et qui témoigne de sa condition nouvelle. Quad 1 et Quad 2, deux variations sur une chorégraphie structurée autour de quatre personnages cagoulés qui marchent selon les axes d’un carré. What Where écrite par Beckett en 1983, allait devenir sa dernière pièce publiée. Il l’avait conçue originellement pour le théâtre et passa quatre ans à la revoir pour la télévision, culminant en cette première adaptation pour la télévision américaine.

La séance se terminera par la projection de l’excellent documentaire de Mishka Saal, Les prisonniers de Beckett, qui prend pour prétexte un fait divers : l'évasion de prisonniers scandinaves lors d'une représentation d’En attendant Godot. La réalisatrice tisse des liens entre l’univers de Beckett et le monde carcéral.

C’est donc une invitation à s’immerger dans le monde singulier d’un génie de la littérature et prix Nobel en 1969, Samuel Beckett.

PROGRAMMATION

Film // Alan Schneider, États-Unis, 1965. Avec Buster Keaton.

Not I // John Reilly et Melissa Shaw-Smith, États-Unis, 1989. Avec Margo Lee Sherman.

Quad 1 & 2 // John Reilly et Melissa Shaw-Smith, États-Unis, 1988.

What Where // John Reilly et Melissa Shaw-Smith, États-Unis, 1988.

Les prisonniers de Beckett // Mishka Saal, Canada-France, 2005 (v.o. anglaise et suédoise, s.-t. français).

Présenté grâce à l’aimable collaboration de ONF/NFB

RÉSERVATION : (418) 643-2158
INFORMATION : (418) 524-2113
www.antitube.org
Auditorium 1 du Musée de la civilisation
(85, rue Dalhousie, Québec)
GRATUIT


Antitube et la Cinémathèque québécoise en collaboration avec le groupe Kiwistiti sont heureux de vous convier à cette 6e édition des très populaires

SOMMETS DU CINÉMA D’ANIMATION
Une sélection internationale des meilleurs films d’animation de la dernière année

Une programmation conçue par la Cinémathèque québécoise

Samedi 17 et dimanche 18 novembre 2007

Pour une sixième année consécutive, ANTITUBE et la CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE sont heureux de présenter cette sélection des meilleurs films d’animation de la dernière année. Au menu, deux programmes réunissant des films en provenance des États-Unis, de Serbie, de Belgique, du Royaume-Uni, d’Allemagne, du Japon, de France, des Pays-Bas, de Hongrie, du Canada et du Québec.

Cette année encore, la programmation concoctée par la CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE ravira le public de Québec, tant par la multitude des techniques utilisées que par les récits eux-mêmes. Cet événement demeure une très rare occasion, tant pour les simples curieux que pour les mordus de cinéma d’animation, de voir sur grand écran ces bijoux, dont plusieurs ont été primés dans les festivals.

Nous ajoutons une première à ce banquet déjà bien garni : en exclusivité à Québec et pour la première fois dans l’histoire de Kinö, un kabaret Kinö dédié à l’animation. Plus d’une vingtaine de réalisateurs relèveront le défi de réaliser en deux jours un court métrage d’animation. Vous êtes donc invités à découvrir, en même temps que nous, le résultat de cette course contre la montre accompli par cette joyeuse bande de Kinoïtes qui prouve depuis ses débuts en 1999 « qu’il est possible de faire bien avec rien ».

La 6e édition des Sommets du cinéma d’animation illustre une fois encore et hors de tout doute qu’il existe plus d’une façon de faire un film. De la tragicomédie dessinée au crayon noir à l’ovni incandescent réalisé à l’aide de décharges électriques sur du papier photographique, chaque film parvient à produire une émotion durable.

Programme 1 à 14 h 30
Programme 2 à 20 h 30
(CONVIENT MIEUX AUX 16 ANS ET PLUS)

Auditorium 1 du Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie (Québec)

Admission générale
5 $
2 $ membres d’Antitube, ami-e-s du Musée et étudiant-e-s avec carte
1 $ pour les moins de 16 ans

1er KABARET D’ANIMATION KINÖ : dimanche 18 novembre à 18 h 30
(contribution volontaire)
Hall du Musée de la civilisation
Information : www.kinoqc.com

Réservez tôt : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113
Programmation disponible en format PDF téléchargeable

Les Sommets du cinéma d’animation seront présentés à Montréal les 23 et 24 novembre
Information : (514) 842-9763 ou www.cinematheque.qc.ca

(Source pour Québec : Sabica Senez, communications Antitube, com.antitube@meduse.org, 524-2113)
Relations de presse pour Québec : Ani Frenette, ani.antitube@meduse.org, 524-2113.

PROGRAMMATION :
SAMEDI ET DIMANCHE À 14 H 30 - PROGRAMME 1

COPENHAGEN CYCLES
réal. : Eric Dyer [États-Unis, 2006, 7 min, Beta SP, sans dialogues]

Un cycliste traverse une reconstitution fantastique en forme de collage de la capitale du Danemark.

Prises de vues réelles, zootrope. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : ERIC DYER (ÉTATS-UNIS).

MILK TEETH
réal. : Tibor Banoczki [Royaume-Uni, 2007, 10 min, Beta numérique, sans dialogues]

Un soir, un petit garçon suit sa sœur, sortie en cachette pour retrouver son jeune ami dans un champ.

Éléments découpés.

Grand prix de la meilleure animation étudiante, Ottawa 2007. Prix spécial du jury du meilleur film de fin d’étude, Annecy 2007. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : NATIONAL FILM AND TELEVISION SCHOOL (ROYAUME-UNI).

DO-IT-YOURSELF
réal. Éric Ledune [Belgique, 2007, 13 min, 35 mm, v. o. f.]

Sorte de petit manuel de supplices à l’usage des familles, ce film-opuscule propose le b.a.-ba de la torture sous toutes ses formes.

Dessins sur papier, animation d’objets, pixillation, rotoscopie, ordinateur 2D. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : GOT! OH MY GOT (BELGIQUE).

GOLDEN AGE
réal. : Aaron Augenblick [États-Unis, 2007, 6 fois 3 min, Beta SP, v. o. a.]

Six sketches comiques à l’humour acide révélant le destin sordide d’anciennes stars de l’animation.

Animation 2D, logiciel Flash. Grand prix du meilleur film de commande, Ottawa 2007. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : AUGENBLICK STUDIOS (ÉTATS-UNIS).

ISABELLE AU BOIS DORMANT
réal. : Claude Cloutier [Québec, 2007, 9 min, 35 mm, sans dialogues]

Isabelle est clouée au lit, victime d’une violente crise de narcolepsie. Le roi mobilise ses sujets pour réveiller la belle, tandis que le prince charmant accourt sur sa monture.

Dessins sur papier. Prix du public et prix de la meilleure animation canadienne, Ottawa 2007. Prix des écoles, Annecy 2007. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA.

ENERGIE!
réal. : Thorsten Fleisch [Allemagne, 2007, 5 min, MiniDV, sans dialogues]

Une décharge électrique de 30 000 volts sur du papier photographique produit une image évoquant une planète surchargée d’électricité.

Ordinateur 3D, décharge électrique à haut voltage. Meilleure création visuelle, Baden 2007. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : fleischfilm.com (Allemagne).

FRANZ KAFKA’S A COUNTRY DOCTOR
(KAFKA INAKA ISHA)
réal. : Koji Yamamura [Japon, 2007, 21 min, 35 mm, s.-t. a.]

Expérience surréaliste d’un médecin de campagne en visite de nuit chez un patient. Une adaptation à la fois étrange et spectaculaire d’une nouvelle de Kafka.

Dessins sur papier, ordinateur 2D. Grand prix du meilleur court métrage d’animation indépendant, Ottawa 2007. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : SHOCHIKU (JAPON).

RAYMOND
réal. : Fabrice Le Nezet, François Roisin et Jules Janaud [France, 2006, 35 mm, 5 min, v. o. f.]

Une équipe de scientifiques se penche sur le cas de Raymond, un maître nageur paresseux qui aimerait bien découvrir l’océan.

Prises de vues réelles, ordinateur 3D. PRODUCTION : THE MILL (FRANCE). DISTRIBUTION : AUTOUR DE MINUIT (FRANCE).

MADAME TUTLI-PUTLI
réal. : Chris Lavis et Maciek Szczerbowski [Canada, 2007, 17 min, 35 mm, sans dialogues]

Un mystérieux voyage en train se transforme, pour Madame Tutli-Putli, en une expérience initiatique inoubliable et angoissante.

Marionnettes. Prix du meilleur court métrage (ex-æquo) au Festival du nouveau cinéma, Montréal 2007. Prix du meilleur court métrage, Semaine de la critique, Cannes 2007. Prix du meilleur court métrage, Toronto 2007 et Calgary 2007. Prix du meilleur court métrage narratif, Ottawa 2007. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA.

COLD CALLING
réal. : Nick Mackie [Royaume-Uni, 2006, 5 min, Beta numérique, s.-t. f.]

Divers moyens de prendre sa revanche sur la sollicitation téléphonique.

Ordinateur 3D. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : SHUFTI (ROYAUME-UNI).

SAMEDI ET DIMANCHE À 20 H 30 - PROGRAMME 2
(CONVIENT MIEUX AUX 16 ANS ET PLUS)

BILDFENSTER / FENSTERBILDER
réal. : Bert Gottschalk [Allemagne, 2007, 6 min, 35 mm, sans dialogues]

Évocation mélancolique de la pellicule 8 mm sur fond de paysages urbains.

Dessins sur papiers, photographies. Prix du meilleur film d’animation expérimental ou abstrait, Ottawa 2007. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : BERT GOTTSCHALK.

FOREST MURMURS
réal. : Jonathan Hodgson [Royaume-Uni, 2006, 13 min, BetaSP, v. o. a.]

Une excursion dans la forêt d’Epping, dans la banlieue de Londres, est l’occasion de plonger dans les idées sombres du réalisateur.

Prises de vues réelles, techniques mixtes. PRODUCTION : HODGSON FILMS (ROYAUME-UNI). DISTRIBUTION : JANE COLLING DISTRIBUTION (ROYAUME-UNI).

PARADISE
réal.: Jesse Rosensweet [Canada, 2007, 8 min, 35 mm, sans dialogues]

Adultère, parties de quilles et trahisons font partie du quotidien de figurines en fer blanc.

Marionnettes. PRODUCTION : COPPERHEART ENTERTAINMENT (TORONTO). DISTRIBUTION : OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA.

EVERYTHING WILL BE OK
réal. : Don Hertzfeldt [États-Unis, 2006, 17 min, 35 mm, v. o. a.]

Des événements graves et troublants forcent un homme ordinaire à se questionner sur le sens de la vie… ou sur l’absence de celui-ci.

Dessins sur papier, animation d’objets, pixillation, techniques de caméra expérimentales. Prix du meilleur court métrage, Sundance 2007. Prix de la meilleure production de moins de 5000 $, Portland 2007. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : BITTER FILMS (ÉTATS-UNIS).

THE PEARCE SISTERS
réal. : Luis Cook [Royaume-Uni, 2007, 9 min, Beta numérique, sans dialogues]

Sombre histoire d’amour, de solitude, de tripes, de sang, de nudité, de violence, de cigarettes et de tasses de thé.

Ordinateur 2D. Prix spécial du jury, Annecy 2007. Grand prix, Portland 2007. Cartoon d’or 2007 pour le meilleur film d’animation européen. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : AARDMAN ANIMATIONS (ROYAUME-UNI).

THE TOURISTS
réal. : Malcolm Sutherland [Québec, 2007, 3 min, Beta SP, sans dialogues]

Bref aperçu du caractère passager de la vie des vacanciers sous un soleil brûlant à la plage.

Dessins sur papier. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : MALCOLM SUTHERLAND (QUÉBEC).

MAUVAIS TEMPS
réal. : Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol [France, 2006, 5 min, 35 mm, sans dialogues]

Après avoir fait une crevaison, un chauffeur malchanceux aboutit dans un quartier inhospitalier et dangereux.

Cellulos. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : FOLIMAGE (FRANCE).

LA LIGNE DE LA VIE (ELETVONAL)
réal. : Tomek Ducki [Hongrie, 2006, 6 min, Beta numérique, sans dialogues]

Rencontre dans un monde où les règles sont fixées, les chemins, étroits, et où on ne peut pas revenir en arrière.

Ordinateur 2D. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : MOHOLY-NAGY UNIVERSITY OF ART AND DESIGN (HONGRIE).

DOG'S PAVLOV
réal. : Igor Coric [Serbie, 2006, 2 min, DVD, sans dialogues]

Une expérience inspirée du chien de Pavlov donne des résultats convaincants. Film réalisé pour l’Internet.

PRODUCTION ET DISTRIBUTION : FREELENS ARTS (SERBIE).

DADDY I'M SCARED
réal. : Tijmen Hauer [Pays-Bas, 2006, 4 min, MiniDV, sans dialogues]

Des extraits de treize films pour enfants bien connus sont superposés pour produire des images envoûtantes et dérangeantes.

PRODUCTION : TIJMEN HAUER (PAYS-BAS). DISTRIBUTION : SIXPACK FILMS AMERICA (ÉTATS-UNIS).

MÊME EN RÊVE
réal. : Alice Taylor [France, 2006, 8 min, 35 mm, v. o. f.]

Un matin, Juliette confond son mari avec son amant. Elle invente un rêve délirant pour justifier ce lapsus auprès de son époux.

Ordinateur 2D. PRODUCTION : CAÏMANS PRODUCTIONS (FRANCE). DISTRIBUTION : AGENCE DU COURT MÉTRAGE (FRANCE).

BATTLE OF THE ALBUM COVERS
réal. : Rohitash Rao et Abraham Spear [États-Unis, 2006, 2 min, Beta SP, sans dialogues]

Des pochettes célèbres de disques de rock se livrent à des affrontements meurtriers. Film réalisé pour l’Internet.

Ordinateur 2D. PRODUCTION ET DISTRIBUTION : UGLY PICTURES (ÉTATS-UNIS).


 

ANTITUBE et CAMESTRIE présentent
Dans le cadre du Festival ANTENNE-A

Espace [im] média
UN ÉVÉNEMENT D’ART ÉLECTRONIQUE
COMMISSAIRE : SÉBASTIEN PESOT

Samedi 6 octobre à 17 h — GRATUIT
Le Cercle
228, St-Joseph Est (Québec)

Espace [im] média met en avant une programmation de vidéos expérimentales et des performances visuelles et sonores.

Espace [im] média est un croisement esthétique entre des disciplines artistiques où se mixent performance audio-vidéo et projection d’œuvre autonomes préenregistrées dans lesquelles l’esthétique formelle incorpore une certaine forme de musicalité.

Autre point de convergence, le rapport intime que la majorité des œuvres entretient avec le réel. Soit en le magnifiant, soit en travaillant sur la relativité de notre perception de la durée et de l’infiniment petit, ou bien en le transformant en abstraction à force de traitements électroniques subséquents à sa captation.

L’espace et le bruit seront identiquement mis à profit au cours de deux performances d’artistes audio et vidéo qui viendront ponctuer les blocs de projections.

PROJECTIONS VIDÉO
C-À-D, Fredéric Lavoie
Attente:espera, Joanna Empain
2Zécrans, Maxim Boisseau
Chutes, Gwenaël Bélanger et Stéphane Beaudet
Méduse, Claudette Lemay
Satellite, Nelson Henricks
Herz_Bahn, Nelly-Ève Rajotte
Tableaux, Éric Gagnon

PERFORMANCES AUDIO-VIDÉO
Fonte / fusion, Patrick Lacasse et Alexis Bellavance
Le microsillon des vagues, Milliseconde topographie

Information : (418) 524-2113 ou www.antitube.org ou www.antenne-a.com/
Fondé en 2003, Camestrie a pour mission de promouvoir la création et les artistes dans le domaine des arts médiatiques en Estrie.

Le festival Antenne-A a pour mission de présenter à Québec une manifestation musicale axée sur la nouveauté, la relève, la technologie, les croisements et la réciprocité en offrant non seulement une vitrine à de nouveaux artistes, mais aussi à des événements qui font vivre la culture ailleurs au Québec.


Antitube / l’ONF / Cinémathèque québécoise / Musée de la civilisation / l’École des arts visuels de Université Laval présentent

En collaboration avec Le groupe Kiwistiti et Les films de l’Arlequin (France),

FLORENCE MIAILHE
Cinéaste d’animation française
Classe de maître et rétrospective

ANTITUBE et la CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE sont heureux de vous convier à cette rétrospective — la première à être présentée au Canada — consacrée à la cinéaste d’animation française Florence Miailhe, qui a imposé un style très singulier : « le film peint ». Une classe de maître vous sera aussi offerte gratuitement, une très rare occasion de voir l’artiste à l’œuvre et d’échanger avec celle qui a reçu une mention spéciale au festival de Cannes en 2006 pour son plus récent court métrage, Conte de quartier.

Florence Miailhe peint directement sous la caméra, modifiant successivement le dessin à chaque image. Une peinture se forme progressivement dans chaque scène, portant les traces de ses transformations ininterrompues, la matière s’accumulant en plusieurs couches. Il s’agit de films muets tout entiers baignés d’une atmosphère nostalgique sur un monde suranné, mais toujours actualisé dans les thèmes comme dans les intentions. La musique tient aussi une part importante dans le travail de cette artiste, mais ce qui distingue son œuvre, c’est évidemment le plaisir avouable de se retrouver devant des peintures qui bougent, où les techniques picturales les plus sophistiquées sont appliquées au monde des images en mouvement.

Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, spécialisation gravure, Florence Miailhe a débuté sa carrière comme maquettiste pour la presse magazine. Très rapidement cependant, soit en 1983, elle expose des dessins et des gravures, puis se tourne vers l’enseignement. Elle réalise son premier court métrage, Hamman, en 1991. Viennent ensuite Schéhérazade (1995), Histoire d'un prince devenu borgne et mendiant (1996), Au premier dimanche d'août (2000) et Les Oiseaux blancs et les oiseaux noirs (2002). Conte de quartier (2006), a été coproduit avec l’Office national du film du Canada. Le cinéaste d’animation de Québec, Francis Desharnais, a travaillé avec elle sur ce film au cours d’un stage offert par l’ONF, dans le cadre de cette coproduction.

Les éditions ARTE viennent de lui consacrer une monographie d’artiste.

Vendredi 28 septembre 2007
17 h 30 Classe de maître ** GRATUIT
20 h Projections en présence de l’artiste
(durée : env. 71 min)

(5 $ / 2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte)

Musée de la civilisation
(85, rue Dalhousie, Québec)
Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113 ou www.antitube.org
L’événement sera aussi présenté à la Cinémathèque québécoise à Montréal (rétrospective le 26 septembre, classe de maître le 27 septembre).

Fondé en mars 1995, ANTITUBE présente des événements cinéma et vidéo à Québec. En avril 1996, il tenait sa première activité publique. Cet événement est le 144e de l’organisme.


Antitube présente
Coop Vidéo et Spirafilm :
2 X 30 ans
de création indépendante

ANTITUBE rend hommage à deux piliers de la création cinématographique québécoise contemporaine : SPIRAFILM et la COOP VIDÉO. Ces coopératives, deux des plus importantes de la production indépendante en film et vidéo du Québec, fêtent cette année leur 30e anniversaire.

Nous avons été tenté de les regrouper d’une manière inusitée et un peu provocatrice, pour nous apercevoir au bout du chemin qu’il existait entre elles plusieurs liens, bien davantage que ceux qu’une simple vision posée de l’extérieur ne pouvait le laisser soupçonner. D’autre part, elles possèdent chacune leur culture de création avec des échanges possibles qui se sont d’ailleurs opérés au cours des années. Elles ont toutes deux été des pépinières de cinéastes qui sont maintenant passés au long métrage. À cet égard, dans leur ville respective, la Coop Vidéo à Montréal et Spirafilm à Québec forment le noyau de résistance le plus dur de la création indépendante. L’influence que la philosophie de la Coop Vidéo a eu sur le mouvement Kinö, par exemple, est sans équivoque.

2 X 30 ans, c’est une occasion de voir ou revoir des films de trente-deux réalisateurs d’ici. C’est également un beau prétexte pour rendre hommage à ces deux bandes de fous de cinéma qui ont été, et sont encore, le creuset de nombreux talents exceptionnels, tels que Robert Morin, Francis Leclerc, Louis Bélanger, Jeremy Peter Allen, Bernard Émond, Hélène Florent et bien d’autres.

2 X 30 ans, ce sont 18 courts et 7 longs métrages échelonnés sur sept semaines. Des films célèbres ou méconnus de gens connus, des amorces de carrières qui préfiguraient déjà la réalisation d’œuvres originales qui ont marqué le cinéma et la télévision. Il y a de quoi fêter!

Films et vidéos présentés :

5 SEPTEMBRE
Redite
Patrick Boivin (Québec, 2005, 1 min 43 s). Avec Marjorie Rhéaume. Film produit dans le cadre du Projet 100 pieds, produit par Spirafilm, VU et Les Soirées de musique fraîche. Grand prix Glitch Fast (Glitch – Festival de court métrage de Montréal), 2005.

Allégorie sur la dépendance d’un individu face au pouvoir.

L’air de rien
Frédéric Pelletier (Québec, 2006, 18 min). Avec Guillaume Beauregard et Martin Desgagné. Prix Meilleur Direction photo et Prix Images-en-vues, série Prends ça court, 6e saison, 2006.

La vie de Carl se résume à deux choses : recevoir des coups et s’obstiner malgré tout à mener une existence «normale». Engagé dans l’armée, il espère pouvoir fuir ce quotidien, entre un grand-père silencieux et Cadorette, son ami d’enfance avec qui le dialogue semble impossible. Une nuit, à la suite d’une altercation, Carl et Cadorette ratent le dernier bateau pour rentrer chez eux. Ils décident alors de traverser le fleuve, coûte que coûte…

Cake
Normand Daneau (Québec, 2000, 21 min). Avec Éric Bernier, Paul-Patrick Charbonneau, Isabelle Drainville et Valérie Blais.

Deux hommes tombent dans une troublante et pathétique détresse émotive, parce qu'ils n'ont pas réussi à faire lever le gâteau qu'ils viennent de préparer.

Délivrez-moi
Denis Chouinard (Montréal, 2006, 100 min). Avec Céline Bonnier, Geneviève Bujold, Juliette Gosselin, Patrice Robitaille, Pierre-Luc Brillant, Danielle Fichaud et Gregory Hlady. New Vision Award, Roma Independent Film Festival 2007 (Italie), Meilleure actrice Céline Bonnier, Reel Award – Tiburon International Film Festival 2007(Marin County, Californie), Meilleure actrice Céline Bonnier, Prix Jutra (Montréal), Prix de l'interprétation féminine ex aequo Céline Bonnier / Juliette Gosselin / Geneviève Bujold, Atlantic Film Festival (Halifax, Canada).

À sa sortie de prison où elle a purgé dix années de réclusion à la suite de la mort suspecte de son amoureux, Annie retourne dans sa petite ville. Elle y retrouve sa fille, Sophie, et la mère du défunt qui a élevé la petite en l'absence de sa mère. Annie doit réapprendre à vivre et oublier les démons du passé. Elle tente de se reprendre en main sous le regard bienveillant de sa fille, qui brûle de curiosité envers cette mère accusée de meurtre. Sophie tente de renouer le contact, de ramener un souffle de vie dans cette mère à la dérive. Mais ce n'est pas chose facile lorsque la mémoire des gestes et la persistance des morts forment un joug difficile à porter.

12 SEPTEMBRE
Celui qui l'dit celui qui l'est
Hélène Florent (Québec, 1998, 20 min). Avec Anne-Renée Duhaime, Marc Bélanger, Francis Martineau, Élisa Compagnon, Christian Michaud, Johanne Haberlin et Julie Cataford. Prix du public, Prix Vidéo Femmes et Prix de la scénarisation à Vidéaste Recherché-e 1998.

Un groupe d'amis se rassemblent à la cabane à sucre le temps d'un samedi.

La comédienne Hélène Florent a réalisé deux courts métrages chez Spirafilm, dont voici la première et très réussie tentative.

Pawn Shop
Richard Jutras (Montréal, 2001, 12 min). Avec Julien Poulin, Nathalie Claude, Roxanne Loumède, Michel Monty et Brigitte Poupart.

Le temps de fumer sa dernière cigarette « à vie », Rick, un prêteur sur gage sans scrupule, raconte les derniers événements de sa journée.

Gaz Bar Blues
Louis Bélanger (Montréal, 2003, 115 min). Avec Serge Thériault, Gilles Renaud, Sébastien Delorme, Danny Gilmore, Maxime Dumontier, Fanny Mallette, Gaston Caron, Gaston Lepage, Daniel Gadouas, Claude Legault et Réal Bossé. Prix du public, Phoenix Film Festival 2005; Prix du public, Prix de la meilleure musique (Guy Bélanger et Claude Fradette), Prix de la meilleure interprétation masculine (Serge Thériault) Cinoche 2004, Festival du film international de Baie-Comeau; Prix de la meilleure musique et Prix du meilleur acteur (Serge Thériault), Jutra 2004; Prix du public, Rendez-vous du cinéma québécois 2004; Prix du meilleur long métrage québécois, Association québécoise des critiques de cinéma; Prix du Cercle de la Presse, Festival du film de Paris 2004; Grand prix spécial du jury et Prix œcuménique, Festival des films du monde 2003.

Monsieur Brochu, surnommé « Le Boss », gère son commerce du mieux qu'il peut, malgré les petits vols et les hold-up à répétition, la concurrence des libres-services s'installant dans le coin et les relations difficiles avec ses deux fils aînés, qui caressent d'autres rêves que celui de prendre la relève du Gaz Bar Champlain. À travers ces petites tragédies, on retrouve les habitués du quartier qui viennent quotidiennement y flâner, rigoler et jaser...

Fils de Limoilou parti pour la gloire sur les ailes de la Coop vidéo de Montréal, Louis Bélanger a utilisé ses souvenirs d’enfance pour écrire ce film.

19 SEPTEMBRE
Le souffle d'Élian
Cimon Charest (Québec, 1997, 32 min). Avec Jean-François Lessard et André Chagnon. Prix spécial du jury, Yorkton Short Film and Video Festival 1997; Prix du meilleur court métrage, Rhode Island International Film Festival 1998; Prix du meilleur court métrage au Brno International Film Festival 1998.

Dans un futur écologiquement ravagé, un jeune homme doit partir à la recherche du « liquide-essentiel » nécessaire au bon fonctionnement du système autonome qui le maintient en vie.

La femme étrangère
Lorraine Dufour et Robert Morin (Montréal, 1988, 25 min). Avec Helena Valero. Prix spécial du jury, Festival de Nantes 1990.

Helena Valero voyageait avec ses parents, des colons brésiliens qui allaient s'établir le long d'un affluent de l'Amazone, lorsqu'elle fut enlevée par un groupe d'Indiens Yanomami. Elle avait douze ans lors du rapt; elle en aura trente-six le jour où elle retrouvera sa liberté. Considérée comme une étrangère par ses kidnappeurs tout au long de sa captivité, les membres de sa famille la traitent d'Indienne lorsqu'elle retourne vivre parmi eux avec ses trois enfants. Condamnée à être une étrangère toute sa vie, Helena retournera vivre en forêt, dans le Haut-Orinoque, à mi-chemin entre un village rouge et un village blanc.

Requiem pour un beau sans cœur
Robert Morin (Montréal, 1992, 93 min). Avec Gildor Roy, Jean-Guy Bouchard, Brigitte Paquette, Sabrina Boudot, France Arbour, Louis-George Girard, Klimbo, Raymond Bélisle, Stéphane Côté, Marc Gélinas et Roméo Pérusse. Finaliste pour le meilleur film québécois de tous les temps, émission BAZZO.TV, Télé-Québec 2007; Classé parmi les 50 meilleurs films québécois, Journal La Presse 2007; Sélectionné pour les 100 grandes œuvres du cinéma québécois, « Le guide de la culture au Québec » (Daniel Chartier, Éditions Nota Bene 2004); Prix L. E. Ouimet-Molson meilleur long métrage québécois 1993; Prix du meilleur scénario, SARDEC 1993; International Screen and Television Writers Film Festival Award 1993; Sélection de la Semaine internationale de la critique 1993 (Cannes); Toronto City Award du meilleur long métrage canadien, Festival of Festivals 1992; Mention spéciale pour le scénario, Vancouver International Film Festival 1992.

Régis Savoie s'évade du pénitencier où il purgeait une peine 25 ans. Il meurt trois jours plus tard sous les tirs de la police à la suite d'une délation. Au cours de sa cavale, il rencontre huit personnes, qui feront chacune un portrait de lui. Selon qu'il soit décrit par des professionnels de la scène du crime (enquêteur, journaliste, avocat), des parents (son fils et sa mère) ou des amis intimes (sa conjointe, son bras droit et la compagne de celui-ci), Savoie change de personnalité. De psychopathe à victime de la société, chaque témoin lui donnera sa subjectivité tout en laissant entendre que le témoin suivant pourrait bien être le délateur.

La présentation de ce film
est rendue possible grâce à la

26 SEPTEMBRE
Fait divers : elle remplace son mari par une TV
Jean-Pierre St-Louis et Linda Craig (Montréal, 1981, 28 min). Avec Paul Lemay.

Chaque après-midi, une femme de banlieue, Yvette Gendron, s'offre un moment de répit : une heure de rêve (ou de réalité) devant son téléroman préféré. Les intrigues du téléroman et la vie des Gendron se confondent au point de bouleverser l'apparente quiétude du foyer. Les membres de la famille recréent devant la caméra, et non sans émotion, cet épisode troublant de leur vie.

La grande dépense
Jean-François Rivard (Québec, 1998, 12 min). Avec Steve Landry (Carnior), Édith Paquet et Jean-Philippe Pearson.

À partir d'un titre et de trois éléments imposés (un homme qui oublie toujours quelque chose, un chorégraphe de danse moderne, tournage à la manière d'un suspense), cette production a été complétée en trois jours consécutifs: une journée d'écriture, une journée de tournage et une journée de montage. L’une des premières réalisations du coauteur et principal réalisateur de la série télé Les Invincibles, Jean-François Rivard. Comme pour confirmer un proverbe où il serait question de la valeur et du nombre des années.

Trois princesses pour Roland
André-Line Beauparlant (Montréal, 2001, 91 min). Avec Caroline Fuglewicz, Nathalie Lebeau et Madeleine Robert.

Sélectionné pour les 100 grandes œuvres du cinéma québécois dans « Le guide de la culture au Québec » (Daniel Chartier, Éditions Nota Bene 2004); Prix de la meilleure réalisation, Hot Docs - Canadian International Documentary Festival; Prix Yolande et Pierre Perrault, Prix du meilleur espoir documentaire, Rendez-vous du cinéma québécois 2001.

Trois princesses pour Roland, quatre personnes, une famille. Une famille drôle et dure, touchante et repoussante comme toutes les familles; une famille pauvre comme beaucoup de familles; une famille unique pour la réalisatrice, qui la côtoie depuis l'enfance.

Le suicide de Roland devient le prétexte pour laisser ce documentaire nous parler de pauvreté, d'amour, de haine, du présent, du passé, d'alcool, de violence. Avec un regard empreint de tendresse, André-Line, la réalisatrice, nous présente sa tante, Madeleine, sa cousine, Nathalie, et sa petite cousine, Caroline. Trois générations de femmes dont les vies se ressemblent et se répètent, étonnamment. Un constat sans jugement, sans commentaire, laissant à chacun matière à réfléchir sur ce que nous léguons, sur ce dont nous héritons.

3 OCTOBRE
L’hypothèse rivale
Normand Bergeron (Québec, 1997, 24 min). Avec Denis Podalydès, Charlotte Laurier, Benoît Gouin, Jacques Laroche, Évelyne Rompré, Jacques-Henri Gagnon et Julie Lavergne.

La difficulté commune qu'éprouvent les chercheurs scientifiques et la population en général à raisonner de manière rigoureuse et objective, particulièrement lorsqu'il s'agit d'amour.

Seconde Valse
Denis Côté et Steve Asselin (Québec, 1999, 18 min). Prix du meilleur montage, Atlantic Film Festival 2000.

Trois journées dans la vie de deux enfants de neuf et dix ans. Tourné dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, Seconde valse se veut une exploration impressionniste du temps et de l'espace à travers une collection de moments choisis.

La rencontre d’un grand directeur photo, Steve Asselin (Mémoires affectives, Une jeune fille à la fenêtre, Saint-Martyr-des-Damnés, Délivrez-moi), longtemps attaché à la tribu de Spirafilm, et d’un critique téméraire, Denis Côté (Les États nordiques, Nos vies privées), devenu l’un des réalisateurs de longs métrages québécois les plus en demande à travers le monde luxuriant des festivals de cinéma de la planète Terre.

Philippe
Guillaume Tremblay (Québec, 2006, 4 min). Prix national au festival international Regard sur le court métrage au Saguenay 2006.

Philippe est un être comblé, mais il lui semble qu’il lui manque un petit quelque chose…

Manners of Dying (L’exécution)
Jeremy Peter Allen (Québec, 2005, 104 min, v.o.a s.-t.f.). Avec Roy Dupuis, Serge Houde, Vlasta Vrana, Gregory Hlady, John Maclaren et Kevin McCoy. Grand Prix Cinénygma, Cinénygma Luxembourg International Film Festival 2005; Prix du jury jeunesse et Mention spéciale du jury international, Festival de Cinéma Tout Écran 2005; Prix Radio-Canada du meilleur premier scénario de long métrage fiction, Rendez-vous du Cinéma Québécois 2005.

Kevin Barlow mourra à l'heure et de la façon prévue par le règlement. Harry Parlington, le directeur de la prison, y veillera. Peu importe la façon dont Barlow choisira de partir, que ce soit calmement ou en luttant férocement. Parlington est confiant de voir son équipe contrôler la situation. Mais Barlow exprimera une dernière volonté aussi imprévue que déroutante... Première adaptation cinématographique d’un texte de Yann Martel, Manners of Dying est une étonnante collection des différentes réactions de l’être humain lorsqu’il se retrouve ultimement confronté à l’inévitabilité de sa disparition. Un des grands films existentialistes de l’histoire du cinéma. Un duo de comédiens mémorable : Roy Dupuis et Serge Houde.

10 OCTOBRE
La Casa del Nonno
Lisa Sfriso (Québec, 1999, 15 min). Grand prix dans la catégorie expérimentale au Rhode Island International Film Festival 1999.

L'histoire d'une maison qui meurt, qui s'envole en fumée. Un film sur la mort, la mémoire et la vie qui continue.

Vous êtes ici
Philippe Gagnon (Québec, 2002,11 min). Avec Véronique Aubut, Sophie Dion, Jacques Godin et Jean Harvey. Prix Téléfilm Canada pour le sous-titrage aux Rendez-vous du cinéma québécois 2002.

Vous êtes ici traite des gens qu'on laisse de côté, de ceux dont on croit que le temps est passé ou qui n'ont plus leur place. Alain, chef d'entreprise atteint d'Alzheimer, est tassé par son fils qui, au même moment, annonce le licenciement (retraites préventives) de ses plus proches collaborateurs.

L’écarté
Sylvain Marotte (Québec, 2003, 10 min). Avec Frédérique Collin, Paul Hébert et Guy Thauvette.

Un homme s'est égaré en pleine forêt alors qu'il participe à une battue pour retrouver des portés disparus. Il sait que son père et son frère ne sont pas loin de lui. Il y a encore un instant, il était en leur compagnie. Il fait vraiment très noir, sa lampe de poche le lâche au moment même où il entend quelqu'un s'approcher. Il n'ose pas crier à l'aide, il fait partie des sauveurs, pas des « sauvés ».

R
Serge Noël (Montréal/Québec, 1997, 4 min). Avec Pierre Lebeau.

Un homme crie dans la rue qu'on veut le rendre fou. Pour se venger, il veut empêcher la ville de dormir.

Le vent dans le dos
Francis Leclerc (Québec, 1999, 12 min). Avec Bernard Fortin, Johanne Mckay et André Melançon.

Un soir de tempête, un déneigeur de rue se prépare à faire sa nuit de travail.

L’épreuve du feu
Bernard Émond (Montréal, 1997, 49 min). Prix (ex æquo) du meilleur court ou moyen métrage documentaire, Association québécoise des Critiques de cinéma, Téléfilm Canada, 1998.

Une matière : un incendie et ce qu'il y a autour. La vie quotidienne des pompiers, en caserne et au feu. Leur courage et leurs craintes, les vies bouleversées des sinistrés et la difficulté de recommencer. Un thème : la vie est le bien le plus précieux.

17 OCTOBRE
À perte de vues
(Projections DVD – huit films Super-16 mm sur le thème de la perte, tournés avec chacun 400 pieds de pellicule couleur). Films de Jean-François Aubé, Normand Bergeron, Jean-François Boudreault, Thierry Bouffard, Carnior, Cimon Charest, Richard Lacombe et François Perreault. Avec des bandes sonores originales de Andrée Bilodeau, Alain Baril, Frédérick Desroches et Olivier Forest. (Spirafilm, Québec, 2007, environ 43 min)

Huit réalisateurs de Québec ont accepté le défi : tourner une courte fiction avec seulement 400 pieds de film cinématographique. Le thème de la PERTE, choisi en groupe, fut le point de départ des participants qui entamèrent le processus d’écriture. Ils firent ensuite appel à leurs équipes passionnées afin de réaliser ces œuvres résolument indépendantes, dans un esprit de collaboration et d’entraide exemplaire.

Les œuvres terminées furent livrées aux formidables musiciens des Soirées de musique fraîche (SMF). Après consultation avec les cinéastes, les musiciens relevaient le défi de la création des bandes sonores originales, en direct devant public, lors de la première mondiale de À perte de vues, qui a eu lieu le 29 mars 2007 au Musée de la civilisation de Québec, dans le cadre du Festival de cinéma des 3 Amériques et de l’exposition L’Aventure Cinéma.

LA VERSION MIXÉE DE CES ŒUVRES SERA PROJETÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS DANS LE CADRE DE CET ÉVÉNEMENT, EN PREMIÈRE PARTIE DE :

Dans les villes
Catherine Martin (Montréal, 2006, 88 min). Avec Hélène Florent, Robert Lepage, Hélène Loiselle, Ève Duranceau, Béatrice Picard et Markita Boies. Special Jury Award - Feature Film for its Cinematography, Syracuse International Film Festival 2007.

Quatre personnes marchent dans la ville. Elles ne se connaissent pas. Il y a Fanny qui soigne les arbres et rencontre les trois autres : Joséphine arrivée au bout de sa vie, Carole en proie à la mélancolie et Jean-Luc l’aveugle, qui apaisera Fanny et lui redonnera foi en la beauté.

Auditorium 1 du Musée de la civilisation
(85, rue Dalhousie, Québec)
RÉSERVATION : (418) 643-2158
INFORMATION : (418) 524-2113
admission générale : 5$
membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte : 2$
WWW.ANTITUBE.ORG


Antitube présente en collaboration avec le Comité Québec-Israël

PANORAMA DU DOCUMENTAIRE ISRAËLIEN CONTEMPORAIN

Pour son dernier événement avant la pause estivale, ANTITUBE vous propose, en collaboration avec le COMITÉ QUÉBEC-ISRAËL, ce panorama qui illustre l’évolution de la société israélienne contemporaine, sans rien omettre des tensions sociales ou politiques que connaît ce pays singulier. Ces documentaires sont pour la plupart passionnants, à la fois instructifs, drôles et émouvants, et témoignent d’une cinématographie vivante trop peu diffusée à Québec.

C’est à de véritables découvertes que vous êtes conviés au cours de ce PANORAMA DU DOCUMENTAIRE ISRAÉLIEN CONTEMPORAIN.

Vendredi 18 mai à 19h30
Five Love Stories (Cinq histoires d’amour)
David Ofek, Israël, 1999
57 min, v. o. hébraïque, s.-t. fr.

Ces cinq histoires expriment les divers sens que l’amour peut prendre à travers le temps d’une existence. Elles forment un corpus de réflexion sur notre aspiration au bonheur. Ce ne sont pas des histoires conformes qui nous sont racontées et c’est ce qui fait l’originalité de ce film extrêmement touchant. Ce sont des histoires de volonté ou d’ouverture à l’autre, avec le passage du temps ponctué par le cinéaste lui-même qui revient voir ses témoins quatre ans après leur première rencontre.

Samedi 19 mai à 14h30
No.17
David Ofek, Israël, 2003
76 min, v. o. hébraïque, s.-t. fr.

Après un attentat suicide, une équipe de cinéma décide de rechercher l’identité de la victime Numéro 17, dont personne ne réclame le corps et qui sera enterrée de façon anonyme. Tourné sur une durée de six mois, le film, tout en poursuivant sa quête, raconte l’histoire de plusieurs personnes et dresse de façon indirecte un portrait étonnant de la société israélienne contemporaine.

Samedi 19 mai à 19h30
Sisai
David Gavro, Israël, 2005
55 min, v. o. hébraïque et amharique, s.-t. fr.

Sisai a 20 ans. Immigrant éthiopien en Israël, il vit avec sa famille adoptive, les Gavro. Ce sont des Falashas, des Juifs d’Éthiopie. Le père Gavro revient d'Éthiopie avec des nouvelles du lieu de vie du père biologique de Sisai. Embarrassé par cette nouvelle et confronté à son passé, Sisai ne partage pas l'excitation de sa famille d'adoption. Confus, il est absorbé par ses propres préoccupations. Sivan, sa petite amie, est enceinte. Il partira néanmoins avec son frère et Gavro en Éthiopie.

Véritable parabole de la recherche des origines, pour un Juif non juif redevenu Juif, qui repartira en Afrique afin de se trouver lui-même.

Dimanche 20 mai à 14h30
The Ashkenazim (Les Ashkénazes)
Dalia Mevorach et Dani Dothan, Israël, 2005
52 min, v. o. hébraïque, s.-t. fr.

La culture ashkénaze est celle des Juifs originaires d'Europe de l'Est. Ils ont une langue qui leur est propre, le yiddish, mélange d'hébreu, d'allemand, de polonais et de russe, une musique syncrétique aussi, le klezmer, ainsi qu’une littérature fascinante.

The Ashkenazims est un film drôle et émouvant sur de jeunes Israéliens à la recherche de leurs racines. Ces femmes et ces hommes veulent reprendre contact avec leur patrimoine juif européen qu’ils ressentent comme ayant été refoulé par leurs ancêtres lorsque, après l’Exode, ils durent s’acclimater à ce nouvel environnement israélien et moyen-oriental.

Dimanche 20 mai à 19h30
It’s About Time (De temps en temps)
Ayelet Menahemi et Elona Ariel, Israël, 2001
55 min, v. o. hébraïque, s.-t. fr.

Ce film explore les perceptions du temps social en Israël. Le sujet est vaste. Il nous est raconté par des témoins haut en couleur qui répondent à cette question : Qu’est-ce que le temps israélien ?

Temps social dit aussi temps historique ou temps existentiel. Pour certains, le monde va trop vite, pour d’autres il est mal utilisé. Le temps, millénaire ou vécu dans l’urgence par un pays fréquemment en guerre, est une valeur importante pour les habitants de ce pays nommé Israël.

NOTEZ BIEN QUE TOUS LES FILMS SONT PRESENTÉS DANS LEUR VERSION ORIGINALE SOUS-TITRÉE EN FRANÇAIS.

Auditorium 1 du Musée de la civilisation
(85, rue Dalhousie, Québec)
RÉSERVATION : (418) 643-2158
INFORMATION : (418) 524-2113
admission générale : 5$
membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte : 2$
WWW.ANTITUBE.ORG


ANTITUBE vous convie à FUZZY LOGIC, un programme de 16 courtes œuvres vidéographiques réunies par le commissaire Patrice Duhamel*.

FUZZY LOGIC
Une programmation vidéo qui macère dans l'idiotie

Constitué de deux volets, l’un s’intéressant à la science et l’autre à la fiction, le programme FUZZY LOGIC macère dans l’idiotie. Ce qui est « idiot » est au sens premier intraduisible, irréductible. Comme le suggère Jean-Yves Jouannais dans son livre « L’idiotie », il serait ici question d’observer comment ces pratiques vidéographiques s’articulent ainsi comme formes de vie, d’art, de politique et de résistance.

Ces pratiques « déviantes » nous épuisent. Elles se signalent comme déqualifiées et bancales mais rien ne saurait leur ôter leur détermination passionnelle. Nous aimons ces pratiques parce qu’elles reproduisent non seulement la figure sacrificielle de l’artiste que la société requiert pour valider ses lois comportementales, mais aussi parce qu’elles montrent l’artiste qui se casse effectivement la figure. Nous détestons ces pratiques, ou aimons les détester, parce qu’elles nous font rire de ce que nous ne ferions pas nous-même tout en nous faisant oublier que ce n’est que de l’art.

Au programme, des vidéos de Eric Duyckaerts (Belgique), Messieurs Delmotte (Belgique), Karin Kihlberg et Reuben Henry (Angleterre), Halflifers (États-Unis), Erik Olofsen (Hollande), Alix Pearlstein (États-Unis), Yudi Sewraj (Canada), Harald Thys & Jos de Gruyter (Belgique), Paul McCarthy (États-Unis), Shana Moulton (États-Unis), Dominic Angel (France) et Meesoo Lee (Canada).

1er VOLET
How to draw a square
Eric Duyckaerts
(Belgique), 1999, 12 min 20 s

Fireworks
Messieurs Delmotte (Belgique), 2005, 45 s

Colombia
Karin Kihlberg et Reuben Henry
(Angleterre), 2001, 6 min

Smoke producing
Messieurs Delmotte (Belgique), 2005, 2 min 15 s

Fear of rescue
Halflifers
(États-Unis), 1997, 9 min 51 s

In places
Erik Olofsen (Hollande), 2004, 2 min 40 s

Extinguishers
Messieurs Delmotte (Belgique), 2006, 1 min 13 s

Crash
Alix Pearlstein (États-Unis), 2004, 7 min 50 s

The appartement theory
Yudi Sewraj (Canada), 2001, 6 min 35 s

Renovating the house
Harald Thys & Jos de Gruyter (Belgique), 2004, 4 min 30 s

2e VOLET
Family tyranny

Cultural soup
Paul McCarthy (États-Unis), 1987, 15 min 13 s

Aluminium rabbit
Messieurs Delmotte (Belgique), 2006, 2 min 7 s

Feeling Free with 3D Magic Eye Poster Remix
Shana Moulton (États-Unis), 2004, 8 min 25 s

Bunch of flowers
Messieurs Delmotte (Belgique), 2006, 1 min 34 s

Ça m’ennuierait de mourir avant la fin de ma vie
Dominic Angel (France), 2005, 15 min

My suicide Meesoo
Lee (Canada), 2002, 45 s

Samedi le 5 mai 2007 à 20 h
Espace d'exposition de la Bande Vidéo

620, côte d’Abraham, Québec
Information : (418) 524-2113 ou www.antitube.org
5 $ admission générale
2 $ membres d’ANTITUBE et étudiant-e-s avec carte

Patrice Duhamel est artiste en arts visuels. Il prépare aussi une exposition du Viennois Erwin Wurm (galerie de l'UQAM, septembre 2008).


Buster Keaton
Steamboat Bill, Jr
(Buster Keaton et Charles F. Reisner ― 1928)

Un chef-d’œuvre du cinéma muet accompagné d’une musique originale jouée en direct

Samedi 31 mars 2007 à 15h

Après l’immense succès connu l’an dernier avec la présentation du Mécano de la Générale, ANTITUBE et les SOIRÉES DE MUSIQUE FRAÎCHE récidivent et vous convient, dans le cadre de la 8e édition du FESTIVAL DE CINÉMA DES 3 AMÉRIQUES, à cette séance unique qui plaira à toute la famille : la projection de Steamboat Bill, Jr, chef-d’œuvre du cinéma muet avec musique en direct.

Dans le Sud des États-Unis à la fin du 19e siècle, le jeune William Canfield, fraîchement sorti du collège, vient aider son père qui possède un vieux rafiot, le Steamboat Bill, avec lequel il essaye de faire des affaires sur le Mississipi. Peu doué pour la navigation, notre héros tombe amoureux de Kitty, la fille d’un riche banquier propriétaire d’un magnifique bateau à aubes et féroce concurrent du père de William.

Trois musiciens de Québec, Stéphane Caron, Frédéric Desroches et Philippe Venne, tenteront de suivre les méandres géniaux de cette superbe œuvre cinématographique en improvisant autour de cadres extraits de la structure narrative du film. Sans aucune référence musicale au style des pianistes de cinéma du début du 20e siècle, les trois compères s'amuseront cependant à calquer la démarche de ces artistes éblouissants.

Salle Multi de Méduse
(591, rue de Saint-Vallier Est, Québec)
8 $
passeport FC3A valide
Information : (418) 524-2113
www.antitube.org

LES MUSICIENS :

STÉPHANE CARON Multi-instrumentiste et compositeur de musique pour le théâtre. On le connaît entre autres pour son amour du kitch qui a donné naissance à plusieurs projets satyriques dont Les Standardistes, Georges W. Bourque et les Nettoyeurs, et récemment son hommage acoustique aux Bee Gees ainsi que son Mahavishnul orchestra.

FRÉDÉRIC DESROCHES Redoutable claviériste, improvisateur chevronné de la Ligue d’improvisation musicale de Québec. Il est aussi connu pour son travail avec Plastic Lite, les Spuds et Forgotten Tales.

PHILIPPE VENNE Directeur artistique des Soirées de Musique Fraîche et principal présentateur de la Ligue d’improvisation musicale est aussi guitariste et travaille avec plusieurs ensembles dont Interférence Sardines et Georges W. Bourque et les Nettoyeurs. Il a aussi composé pour la télévision, la danse et le cinéma d’animation.


VIDÉOGRAPHE, ANTITUBE et L’ŒIL DE POISSON, sont heureux de vous convier au lancement à Québec de la publication/DVD hommage à l’œuvre vidéographique de Charles Guilbert et Serge Murphy.

Notre-Dame-des-Autres
Hommage à l’œuvre vidéographique de Charles Guilbert et Serge Murphy

Une publication sous forme d’abécédaire illustré, incluant l’ensemble des vidéos en DVD. Éditée par VIDÉOGRAPHE, sous la direction d’André Roy, avec la complicité artistique de Jean Corbeil.

Depuis 1987, l’œuvre de Charles Guilbert et Serge Murphy réinvente l’art vidéographique en brouillant les frontières entre arts visuels et cinéma. Tour à tour poème, opéra, fiction, documentaire, constituées le plus souvent de brefs tableaux, leurs vidéos nous offrent des portraits de groupe, tendres et ironiques, dans lesquels chacun peut se reconnaître. Le monde conçu par Charles Guilbert et Serge Murphy semble suspendu entre réel et imaginaire et distille une douce mélancolie. Les paroles et les histoires s’y envolent souvent en chansons, les théières ou les oreilles y prennent des dimensions insoupçonnées, les personnages y deviennent parfois sculptures vivantes. La parole s’y décline selon de multiples figures, en une rhétorique touffue et jouissive. La mise en scène, la circulation des objets ou la posture des corps viennent le plus souvent la contredire, la relancer dans un ailleurs étrange et insolite. De ces chocs formels, de cette alchimie singulière, dont seul le duo d’artistes a le secret, naît un ravissement sans pareil qui transfigure le quotidien et réenchante a vie.

Les vidéos de Charles Guilbert et Serge Murphy ont été présentées aussi bien dans les salles de cinéma (Parallèle, ONF, Cinémathèque), à la télévision (TV5) que dans les musées et les galeries au Québec et à l’étranger. Des artistes du cinéma (André Turpin, Jean-Pierre Saint-Louis, Gilles Corbeil) comme des arts visuels (Danielle Hébert, Pascal Grandmaison) y ont contribué. Des comédiens non-professionnels, le plus souvent des ami(e)s artistes (Raymonde April, Sylvie Bienjonetti, Nathalie Caron), y ont prêté leur naturel et leur mordant. Michel Grou a été pour eux un collaborateur de premier plan. Rappelons qu’en février 2005, dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois, le Conseil des arts du Canada leur remettait le prix Bell Canada pour l’ensemble de leur œuvre vidéo et leur contribution à l’avancement de cet art.

Pour saluer cette œuvre vidéographique incomparable, VIDÉOGRAPHE a publié Notre-Dame-des-Autres, un recueil de textes abondamment illustré (photogrammes, photos de plateaux, dessins originaux) accompagné du coffret DVD de l’intégrale des vidéos. Titre évocateur que celui-ci, qui fait esquisser un sourire et semble surgir du fond du souvenir, Notre-Dame-des-Autres, c’est bien ce village d’ami(e)s, cette précieuse tribu qui voyage d’une vidéo à l’autre, et incarne « la vie qui bat, en soi et en dehors de soi ». Le critique et poète André Roy a orchestré cette publication exceptionnelle qui réunit vingt-cinq auteurs venus de divers horizons (écrivains, critiques, conservateurs).

Chacun a accepté d’écrire en toute liberté sur l’œuvre vidéo de Guilbert et Murphy, à partir d’un ou de plusieurs thèmes choisis qui se déroulent en un abécédaire ludique et imagé comme un livre de contes. Le livre rassemble 55 textes différents qui sont autant de chemins de traverse, de fenêtres ouvertes sur l’œuvre, offrant une diversité de tons et de styles. La publication est bilingue et l’œuvre vidéographique est offerte en version originale française et en version avec sous-titres anglais. Le livre comprend un avant-propos de Bernard Claret, coordonnateur à Vidéographe, et aussi un entretien, dans lequel les artistes expliquent en profondeur la genèse de leur travail. Notre-Dame-des-Autres met en valeur une œuvre majeure qui a marqué l’histoire de la vidéo québécoise et canadienne. Cette publication ainsi que l’intégrale des vidéos sur DVD, ont été rendues possibles grâce au soutien financier du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. et 9 de Couture-Gaulin (Entrée vidéo).

Fruit d’une collaboration de vingt ans, les vidéos de Charles Guilbert et Serge Murphy ont fait l’objet d’une large diffusion au Québec et à l’étranger dans des galeries, des musées, des salles de cinéma et à la télévision. En 2004, le Conseil des arts du Canada leur octroyait le prix Bell Canada pour l’ensemble de leur œuvre vidéographique.

Après des études en littérature, CHARLES GUILBERT exploite librement différentes formes artistiques (vidéo, écriture, chanson, dessin, etc.), jetant des ponts entre elles. Il a écrit deux livres, signé un disque et réalisé, seul ou en collaboration, des installations qui ont été présentées dans des galeries et des musées au Québec, au Canada, au Japon et dans plusieurs pays d’Europe.

Artiste visuel, SERGE MURPHY réalise des sculptures qui se déploient dans l’espace, des dessins, des gravures et des vidéos. Ses œuvres ont été exposées au Québec, au Canada, en Europe et en Amérique du Sud, et font partie de plusieurs collections publiques et privées. Le Musée d’art de Joliette présente en tournée, depuis 2003, une rétrospective témoignant de dix ans de son travail en arts plastiques.

Cette soirée sera également l’occasion de voir Sad Days and Lonely Nights de Patrick Lundeen (peinture, Grande galerie) et 9 de Couture-Gaulin (Entrée vidéo).

Vendredi 23 février 2007 à 20 h
L’Œil de Poisson > 580, Côte d’Abraham, Québec
En présence de Charles Guilbert
Prix de lancement exceptionnel > 30 $
Info : (418) 648-2975 ou (418) 524-2113
Les vidéos seront présentées dans la Petite galerie de l’Œil de Poisson jusqu’au 25 mars, du mercredi au dimanche de 12 h à 17 h.


Antitube et la Cinémathèque québécoise présentent

Les cinématistes

affiche



Antitube est heureux de présenter le second et dernier volet de l’événement d'envergure consacré à quelques hauts faits de l'histoire du cinéma québécois : Les Cinématistes, 12 thèmes sur le cinéma québécois. Du 13 septembre au 18 octobre 2006, nous vous présentions les six premiers thèmes. La suite et conclusion se déroulera tous les mercredis du 10 janvier au 14 février.

Antitube répond ainsi à l'invitation du Musée de la civilisation avec un choix de films qui correspond aux 12 thèmes sur lesquels a été conçue l’exposition L’Aventure cinéma (v.o. québécoise). Du direct onéfien aux films à gros budget des années 2000, c’est une occasion de découvrir ou redécouvrir sur grand écran quelques chefs-d’œuvre de notre cinématographie. La programmation de cet hiver est davantage teintée de thèmes politiques que celle de l’automne dernier, avec des films méconnus et d’autres consacrés. Au total, onze courts et longs métrages qui illustrent la question nationale, les relations amoureuses, la religion, rêver d’ailleurs, le territoire et le vedettariat. Vecteur d’identité en mouvement, résumé des valeurs et des aspirations collectives, le cinéma synthétise l’esprit de tout un peuple.

Cette célébration n'aurait pu être possible sans l’aide de L'ONF et de la Cinémathèque québécoise.

Les Cinématistes
12 thèmes sur le cinéma québécois

Les six dernières séquences

Du direct onéfien aux longs métrages à gros budget des années 2000, une occasion de découvrir ou redécouvrir quelques chefs-d’œuvre de notre cinématographie. Vecteur d’identité, résumé des valeurs et des aspirations collectives, le cinéma synthétise l’esprit de tout un peuple.

Comme tout classement, il y a des œuvres importantes qui n’entrent pas dans ces catégories, tout comme d’autres films auraient pu être présentés en lieu et place de ceux qui apparaissent dans cette sélection.

À première vue, chacun des films semble parler du thème pour lequel il a été choisi. Toutefois, circonscrit ainsi, un film se met exprimer d’autres réalités. C’est ce qui fait la force de ce médium, et chaque œuvre aura toujours plusieurs niveaux d’analyse. Si nous le faisons parler du Québec et de sa société, c’est bien la multitude que notre cinéma exprime.

La difficulté d’accès à certains films déjà anciens fait en sorte que la liste proposée ici l’est sous toute réserve d’obtention des copies. D’autres titres sont prévus si l’impossibilité devait se présenter. Pour les mêmes raisons liées à leur conservation, certains films seront présentés en copie numérique. Merci de votre compréhension.

La question nationale

Mercredi 10 janvier à 19 h 30

Le Chat dans le sac
Gilles Groulx, 1964, 74 min (ONF)

Le Confort et l’Indifférence
Denys Arcand, 1981, 109 min (ONF)

De la fin des années cinquante à la fin des années soixante-dix, l'idée d'une Révolution tranquille va se développer avec en filigrane l'affirmation nationale. Le cinéma se positionnera sur cette question comme participant au débat démocratique.

Le Chat dans le sac présente, par le biais d'une histoire d'amour entre un jeune intellectuel francophone et une jeune comédienne juive anglophone de Montréal, la prise de conscience nationaliste de la génération des baby-boomers au début des années soixante. Avec À tout prendre de Claude Jutra, il établit une rupture stylistique importante dans la facture des films de fiction au Québec.

Le Confort et l'Indifférence se sert des ruses de Machiavel pour expliquer le manque de courage politique et les manipulations médiatiques lors du premier référendum sur la souveraineté du Québec. Il annonce l'avènement des désillusions tranquilles et marque la fin d'une époque.

 

Les relations amoureuses

Mercredi 17 janvier à 19 h 30

Il était une chaise
Norman McLaren et Claude Jutra, 1957, 9 min (ONF)

J.A. Martin, photographe
Jean Baudin, 1975, 101 min (ONF)

Pour illustrer le thème des relations amoureuses, nous avons choisi une œuvre marquante qui fait désormais figure de témoin de quelques courants d’idée qui traversaient la société québécoise des années soixante-dix : l’émancipation de la femme, la liberté à la campagne, l’esthétique naturaliste.

Ce film est aussi le fruit d’une rencontre entre un réalisateur, Jean Baudin, auteur des plus beaux portraits de femmes de notre filmographie, un duo d’acteurs exceptionnels, Monique Mercure et Marcel Sabourin (également co-scénariste) et un directeur photo inspiré, Pierre Mignot. Après avoir vu ce film, le célèbre metteur en scène américain Robert Altman contacta Mignot et l’invita à travailler avec lui, ce qu’il fit durant plus de vingt ans. Le jury du Festival de Cannes décida de décerner la Palme d’or de la meilleure actrice à Monique Mercure. Si ce n’est pas d’amour dont il s’agit, où allons-nous ?

En première partie, la relation passionnelle et mouvementée entre un homme et une chaise, un des premiers films « allosexuels » jamais réalisés.

 

La religion

Mercredi 24 janvier à 19 h 30

Seigneur
Francis Leclerc, 1996, 6 min (SOMA)

Inséparables
Normand Bergeron, 2000, 10 min (Spirafilm)

Le Festin des morts
Fernand Dansereau, 1965, 79 min (ONF).
Avec Alain Cuny, Marcel Sabourin, Jean-Guy Sabourin, Jacques Godin, Jean-Louis Millette, Albert Millaire, Ginette Letondal, Jeannine Sutto, Yves Létourneau, Monique Mercure, Maurice Tremblay, Jacques Kasma, François Guillier et Jean Perraud. Narration : Hubert Loiselle.

La forme littéraire du film de Dansereau surprend, ses images fascinent. À contre-courant de l’esthétique « nouvelle vague » à la mode à l’époque, il fut boudé par la critique. Le recul en fait pourtant un des films les plus significatifs de l’évolution sociale du Québec des années soixante. Il apparaît comme une parabole de la situation des intellectuels québécois face au choix de société nouvelle qui s’offre à eux. Non encore totalement autonomes de la France, ils vont choisir d’inventer un pays pour lequel ils définiront de nouvelles valeurs et de nouveaux enjeux.

Le Festin des morts raconte un épisode des relations entre Jésuites et Autochtones dans la mission de Sainte-Marie, au XVIIe siècle, en Nouvelle-France. La famine s’installe, des morts surviennent. Le sorcier convainc les siens que les missionnaires sont responsables de ce qui leur arrive.

 

Rêver d’ailleurs

Mercredi 31 janvier à 19 h 30

Le Paysagiste
Jacques Drouin, 1976, 7 min (ONF)

Léolo
Jean-Claude Lauzon, 1992, 107 min (ONF)

« Parce que je rêve je suis vivant ». Cette phrase tirée de Léolo pourrait servir de slogan à nos deux films.

Fuir son monde par la pensée, n’est-ce pas le sort que se réservent ceux qui se sentent rejetés par la vie et pour qui rêver demeure la seule porte de sortie, la seule arme de survie? C’est la vie d’une identité inventée, celle de Léo Lauzone – variation fantasmée du cinéaste lui-même –, qui vogue dans un quartier pauvre de Montréal entre une mère grosse et aimante, un grand-père pervers, un frère culturiste et des amis bums, à la recherche d’un soleil de Sicile imaginaire. Un être condamné par la violence du monde et libéré par la poésie.

 

Le territoire

Mercedi 7 février à 19 h 30

Un Pays sans bon sens! ou Wake up, mes bons amis!!!
Pierre Perrault, 1970, 117 min (ONF)

Nous ne comprendrons pas le territoire dans son acception restreinte d’étendue physique ou géographique. Il sera plus qu’une parcelle de terre couverte de forêts, de champs ou de toundra, criblée de lacs, creusée de rivières, avec en son cœur un fleuve majestueux. Nous ne nous limiterons pas à l’appréhender comme une composition d’habitats sis sur des îles, des montagnes et des plaines.

Ce territoire-ci inclura la parlure, la mémoire collective, une communauté de métaphorisations prête à partager des symboles. Il nous apprendra à définir une nation.

C’est avec ces idées que le poète-documentariste Pierre Perrault a abordé ce pays à construire au cours d’un tournage intense qui dura de l’hiver 1967 au printemps 1969. Il nous a livré un des plus beaux films sur l’appartenance et les liens de celle-ci avec l’universalité des destinés humaines.

 

Le vedettariat

Mercredi 14 février à 19 h 30

Parlez-nous d’amour
Jean-Claude Lord, 1976, 115 min (ACF)

Dans ce film hautement cynique, le réalisateur Jean-Claude Lord et le scénariste Michel Tremblay règlent leurs comptes avec une certaine idée du star-système québécois. Celui qui mettait en scène des vedettes de la télévision jouant sur le clientélisme de publics crédules, principalement composés de femmes âgées, pauvres et peu éduquées.

L’intérêt de ce film réside dans l’exploration systématique de l’envers du décor de ce star-système, ses coulisses, ses régies, ses salles de maquillage, ses loges d'artistes, ses bureaux, ses journaux à potins, ses téléthons, ses starlettes arrivistes, ses imprésarios véreux, ses animateurs adulés et sa sexualité omniprésente. Sa force réside dans le fait que le comédien principal, Jacques Boulanger, y jouait en fait son propre rôle d’animateur de talk-show populaire. Cette participation lui fut quelque peu fatale.

Ce film n’en demeure pas moins un des plus importants des années soixante-dix, jouant sur la rupture sociale entre deux mondes : ceux qui se montrent et ceux qui regardent.

Musée de la civilisation ― 85, rue Dalhousie (Québec)
Admission générale : 5 $
Membres d’Antitube, Amis du Musée et étudiant-e-s avec carte : 2 $
Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113 ou www.antitube.org

(Textes et programmation : Fabrice Montal)

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