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Fondé en mars 1995, Antitube présente des événements cinéma et vidéo à Québec. En avril 1996, il tenait sa première activité publique.
Antitube et la Cinémathèque québécoise présentent
Les aventuriers du cinéma perdu

Photo : La Guerre des Tuques, Productions La Fête, gracieuseté de Delphis Films Inc.
Les aventuriers du cinéma perdu
du 26 au 30 décembre 2006
Pour votre Temps des Fêtes, une programmation
de films pour enfants faits au Québec,
parmi les plus beaux, les plus drôles et les plus célèbres.
Mardi 26 décembre à 15 h
La Guerre des tuques
André Melançon, 1984, 92 min
Mercredi 27 décembre à 15 h
Les Aventuriers du Timbre perdu
Michael Rubbo, 1988, 105 min
Jeudi 28 décembre à 15 h
Matusalem
Roger Cantin, 1992, 107 min
Vendredi 29 décembre à 15 h
Daniel et les Superdogs
André Melançon, 2004, 102 min
Samedi 30 décembre à 15 h
La Mystérieuse Mademoiselle C.
Richard Cupcka, 2002, 108 min
Dans le cadre de l’exposition L’Aventure cinéma (v.o. québécoise)
Auditorium 2 du Musée de la civilisation ― 85, rue Dalhousie (Québec)
Admission générale : 5 $
Membres d’Antitube, Amis du Musée et étudiant-e-s avec carte : 2 $
16 ans et moins : 1 $
Réservation : (418) 643-2158 / Information : (418) 524-2113 ou www.antitube.org
Fondé en mars 1995, Antitube présente des événements cinéma et vidéo à Québec. En avril 1996, il tenait sa première activité publique.
Les Sommets du cinéma d’animation 5
Une sélection internationale des meilleurs films d’animation de la dernière année

Les 25 et 26 novembre 2006
Samedi et dimanche à 15 h - programme 1
Samedi et dimanche à 20 h - programme 2 (convient mieux aux 16 ans et plus)
Pour le plus grand plaisir de tous, Antitube et la Cinémathèque québécoise vous convient à la 5e édition des Sommets du Cinéma d’animation.
Cette rétrospective internationale des meilleurs films d’animation de l’année, conçue par la Cinémathèque québécoise, remporte à chacune de ses éditions un immense succès populaire.
Les Sommets du Cinéma d’animation se composent de deux programmes réunissant des films de France, du Portugal, du Québec, d’Allemagne, de Suisse, du Canada, de Croatie, de Suède, d’Estonie, de Russie, de la République tchèque et du Royaume-Uni.
Antitube et la Cinémathèque québécoise sont heureux de vous offrir une programmation définitivement empreinte d’humour. Un humour tantôt burlesque, tantôt loufoque, parfois cruel ou carrément jubilatoire. Ici et là, quelques œuvres graves aux touches délicates de drôlerie.
Programmation (vous pouvez aussi télécharger la brochure en format PDF pour obtenir toutes les informations sur les films ) :
Samedi et dimanche à 15 h - programme 1
durée : environ 1 h 30
Clik-clak - Aurélie Frechinos, Victor-Emmanuel Moulin et Thomas Wagner [France, 2005]
Histoire tragique avec fin heureuse (Historia trágica con final feliz) - Regina Pessoa [Québec-Portugal-France, 2005]
Carlitopolis - Luis Nieto [France, 2005]
L’homme qui attendait - Théodore Ushev [Québec, 2006]
The Runt - Andreas Hykade [Allemagne, 2006]
Conte de quartier - Florence Miailhe [Québec-France, 2006]
Les oreilles n’ont pas de paupières - Étienne Chaillou [France, 2004]
Tarte aux pommes - Isabelle Favez [Suisse, 2006]
Ici par ici - Obom [Québec, 2006]
Astronauts - Matthew Walker [Royaume-Uni, 2005]
One D - Michael Grimshaw [Canada, 2005]
Changing Evan - Steven Woloshen [Québec, 2006]
Samedi et dimanche à 20 h - programme 2 (convient mieux aux 16 ans et plus)
durée : environ 1 h 45
Rabbit - Run Wrake [Royaume-Uni, 2005]
Léviathan (Levijatan) - Simon Bogojevic Narath [Croatie, 2006]
Never Like the First Time! (Aldrig som första gången!) - Jonas Odell [Suède, 2006]
Rêves et désirs - Liens de famille (Dreams and Desires - Family Ties) - Joanna Quinn [Royaume-Uni, 2006]
Brothers Bearhearts (Vennad karusüdamed) - Riho Unt [Estonie, 2005]
Jeu - Georges Schwizgebel [Suisse-Québec, 2006]
Le Carnaval des animaux (Karnaval Zvirat) - Michaela Pavlátová [République tchèque, 2006]
About Ivan the Fool (Pro Ivana duraka) - Michail Aldashin et Oleg Uzhinov [Russie, 2005]
Mr Schwartz, Mr Hazen & Mr Horlocker - Stefan Mueller [Allemagne, 2006]
Auditorium 1 du Musée de la civilisation (LOGO MCQ)
85, rue Dalhousie (Québec)
5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte
1 $ pour les moins de 16 ans
Réservez tôt : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113 ou www.antitube.org
À Montréal les 1er et 2 décembre
Info : (514) 842-9763 ou www.cinematheque.qc.ca
à québec seulement
GRATUIT et ouvert à tous :
Dans le cadre de cette 5e édition des Sommets du cinéma d’animation, Antitube, le groupe Kiwistiti et l’ONF vous proposent un atelier avec Chris Hinton, cinéaste d’animation : « Des idées au service de l’élan créateur ».
Lauréat de nombreux prix, Chris Hinton a travaillé pour l'Office national du film, de même que pour la CBC et plusieurs studios d'animation commerciale.
Né en 1952 à Galt (aujourd'hui Cambridge), en Ontario, Chris anime, écrit, réalise et produit plus d'une douzaine de films de l'ONF, dont Blowhard (1977), Le premier piano des Prairies (1978), Giordano (1986), Mouches noires (1991) — sélectionné pour un Oscar — et Télé-tuerie (1994).
Il anime et réalise aussi plusieurs films à titre de cinéaste indépendant, notamment The Gift (1981), A Nice Day in the Country (1988) et Nibbles (2003), son deuxième film en nomination pour un Oscar.
Outre Flux, les derniers films d'animation qu’il a réalisés à l'ONF comprennent Twang (2002), X-Man (2002), et cNote, un court métrage abstrait couronné d’un prix Génie.
D’un grand foisonnement graphique et d’une incomparable force d’expression, l’art de Chris Hinton est porté par des idées et des réflexions. Le cheminement de la pensée et la provenance des idées, voilà ce qui constituera le cœur de cet atelier. Le cinéaste expliquera comment ses films narratifs et abstraits portent la marque de ce processus créatif à l’aide d’exemples tirés de son œuvre. Les participants pourront aussi se familiariser avec les techniques utilisées par le cinéaste et ses méthodes de travail. L’atelier sera l’occasion de connaître davantage les motivations de cet artiste à la filmographie impressionnante.
Samedi 25 novembre 2006
de 10 h à 12 h 30
Auditorium 1 du Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie)
Réservation : 643-2158
GRATUIT et ouvert à tous
Les fauves du réel

Dans le cadre de DSM-V+ organisé par Folie/Culture, Antitube propose un événement original intitulé Les Fauves du réel, les 11, 14 et 15 octobre à l’auditorium du Café rencontre centre-ville.
Par cette curieuse dénomination nous regroupons différentes œuvres qui questionnent les rapports extrêmement troublants qui associent souvent pour la pensée commune les productions artistiques et les exclus sociaux.
Cette programmation est découpée en trois volets :
Le premier volet est consacré à la projection du film Tarnation de Jonathan Caouette, l’autobiographie filmée d’un jeune homme de trente ans qui décide un jour de raconter sa vie après que sa mère, Renée LeBlanc, ait été victime d’une surdose de lithium. Produit entre autres par Gus van Sant, ce film remarquable est le premier long métrage de cinéma à avoir été conçu entièrement sur un petit iMac domestique.
C’est un objet qui suscitera la réflexion, tout comme le second volet qui verra la présentation à Québec du site Web bilingue de The Homeless Nation Project, en présence de son fondateur, le talentueux documentariste montréalais Daniel Cross (The Street, S.P.I.T.). Avec ce site Web, Cross désirait redonner la mémoire sociale à une population qui en a été démunie, celle des habitants de la rue qui n’ont pas de nom civil, qui ne laissent pas de trace lorsqu’ils meurent, qui ne votent pas et qui sont pourtant plusieurs dizaines de milliers au Canada à ne pas rentrer dans les statistiques. homelessnation.org permet à des itinérants des grands centres urbains de construire une mémoire par des histoires de vie ou des partages d'expériences, via des films, des forums ou des blogues inclus sur le site. Un réseau sur Québec sera lancé à cette occasion.
Le troisième volet sera un bloc de courts métrages regroupés sous le thème de la pathologie du vivant : des documentaires, des films d’animation et des films expérimentaux autour de la compilation La Minute vidéo 2006 produite récemment par l’organisation Folie/Culture.
Mercredi 11 octobre à 20 h
(5 $ / 2 $ étudiant-e avec carte)
Tarnation
de Jonathan Caouette, États-Unis, 2003, 88 min, v.o.a., s.-t. français (Capri-ACF). Un débat suivra.
Samedi 14 octobre à 16 h
(Gratuit)
Le projet Homeless Nation
de Daniel Cross, 2003-2006. homelessnation.org :
une présentation visuelle en présence de son concepteur, le cinéaste Daniel Cross, et de divers intervenants du projet de Québec et de Montréal.
Dimanche 15 octobre à 14 h
(5 $ / 2 $ étudiant-e avec carte)
La pathologie du vivant - LE BLOC COURTS
conçu comme un recueil de quelques inadéquations magnifiques.
L’Horloge interne
de Frank Wimart, Canada, 2003, 15 min 20 s (Vidéographe)
Crucifère de Michèle Waquant, Canada-France, 1999, 20 min (Heure exquise)
La Vie avec un brin de folie
d’Annie Frenette, Canada, 2004, 5 min 35 s (ONF)
La Minute vidéo 2006.
Production Folie/Culture,
avec la collaboration de La Bande vidéo, Québec, 2006, 17 min 20 s
Vers un diagnostic écolo
de Jacqueline Bouchard
Bilan
de Marianne Michel*
Pas droit mais pas chaud
de Donald Allard*
À boire !
d’Eugénie Cliche
Des gars, des chars, une casquette
d’Alain-Martin Richard
Dehors microbes !
de Fannie Giguère
Ah bon !
de Johanne Chagnon
Minutes de questions
de Charles Pérusse*
Je donne ma langue au chat
de Denis Belleau*
La « gigue »nastique
de Ruth Veilleux*
Formulaire actuel, bordel organique
de Jeanne Landry Belleau
Pathologie d’une pause-boulot
de Mireille Bourque*
Bobo guérison
de Thérèse Vachon*
Les Boucles d’oreilles
d’Andrée Bourret*
Allergique
de Micheline et son caporal
* Réalisées dans le cadre des Ateliers d’initiation à la vidéo de Folie/Culture.
Portrait de l’artiste en muse
d’Étienne Desrosiers, Québec, 2005, 9 min 40 s,
v.o.a., s.-t. français (K Films Amérique)
Ryan
de Chris Landreth, Canada, 2004, 14 min, v.o.a., s.-t. français (ONF)
Auditorium du Café rencontre centre-ville
(par le Mail Centre-Ville : 796, rue Saint-Joseph Est, Québec)
Billetterie : Café rencontre centre-ville, du 11 au 15 octobre, de 11 h 30 à 16 h et avant les projections.
Info : 524-2113 ou www.folieculture.org
ANTITUBE
présente, en marge de l’exposition L’Aventure cinéma
(v.o. québécoise) et en collaboration avec l'ONF,
la Cinémathèque québécoise et le Musée de la civilisation
Les
Cinématistes : 12 thèmes sur le cinéma québécois

ANTITUBE a été invité par l’organisation
du Musée de la civilisation à présenter une sélection
de films qui devaient correspondre aux 12 thèmes sur
lesquels les concepteurs muséologiques ont construit
l’exposition L’Aventure cinéma (v.o. québécoise).
Du direct onéfien aux longs métrages
à gros budget des années 2000, une occasion de découvrir
ou redécouvrir quelques chefs-d’œuvre de notre cinématographie.
Vecteur d’identité, résumé des valeurs et des aspirations
collectives, le cinéma synthétise l’esprit de tout un
peuple.
Comme tout classement, il y a des œuvres
importantes qui n’entrent pas dans ces catégories, tout
comme d’autres films auraient pu être présentés en lieu
et place de ceux qui apparaissent dans cette sélection.
Mercredi 13 septembre
à 19 h 30
L’ALTÉRITÉ
The Apprenticeship of Duddy
Kravitz
Ted Kotchef, 1974, 120 min (ACF)
Avec Richard Dreyfus, Micheline Lanctôt,
Randy Quaid, Jack Warden. Ours d’or, Festival international
du film de Berlin, 1974.
Ce thème de l’altérité (l’autre), est
l’un des guides récurrents de la quête identitaire collective
reflétée dans la cinématographie québécoise. L’autre
c’est l’Anglais, l’anglophone, « l’anglo », l’autre
c’est l’étranger, l’immigrant. Le Français de France,
l’Américain. C’est, d’une façon générale, le survenant
qui bouleverse l’équilibre des certitudes.
Si nous avons choisi d’illustrer ce
thème de l’altérité par le merveilleux film de Ted Kotcheff,
c’est qu’en prolongeant la thématique dans l’histoire
de notre cinéma, il est un exemple probant de l’apport
des Juifs anglophones montréalais à la culture québécoise.
Écrite par Mordecai Richler, l’écrivain
montréalais qui n’était pas alors le controversé polémiste
anti-souverainiste qu’il devint par la suite, cette
histoire raconte l’éveil existentiel d’un jeune juif
du Plateau Mont-Royal dans les années 50, sa rencontre
avec « l’autre » (une jeune francophone catholique)
et sa découverte de la mort et de la sexualité.
Le tirage et le sous-titrage de
la copie ont été faits avec la participation financière
du Trust pour la préservation de l'audiovisuel du Canada.
Mercredi
20 septembre à 19 h 30
LA CONVIVIALITÉ
Le Château de sable
Co Hoedeman, 1977, 12 min (ONF). Oscar du meilleur film
d’animation, 1977.
Et
Au chic resto pop
Tahani Rached, 1990, 84 min (ONF)
Convivial, le Québécois l’est par usage,
histoire et nécessité. Tant sur un plan collectif qu’individuel,
nous parlons d’une stratégie de survie devenue un comportement
sociétal. Aider les autres, s’aider soi-même, vivre
avec eux et entre nous, partager le peu et le faire
fructifier, faire la fête, combattre l’isolement de
l’hiver, sont des réflexes qui ont des origines rurales
et qui subsistent comme traces jusque dans le paysage
urbain.
Immigrant en 1968, la cinéaste d’origine
égyptienne Tahani Rached a toujours été socialement
engagée. En 1989, elle décide de se consacrer au Chic
Resto Pop, une expérience de soupe populaire communautaire
dans le quartier pauvre Hochelaga-Maisonneuve à Montréal.
Véritable bijou, le documentaire de
Tahani Rached évite le piège de l’apitoiement. Bien
que ce ne soit pas son sujet de départ, la convivialité
y transpire de partout. Le musicien Steve Faulkner ajoute
à cette œuvre une pointe de légèreté et de joie en faisant
chanter leur vie aux « personnages » du film.
Mercredi
27 septembre à 19 h 30
LA LANGUE
Yes Sir! Madame
Robert Morin, 1995, 72 min (Vidéographe). Prix de la
meilleure vidéo - SOGIC, 13e Rendez-vous du cinéma québécois,
1995, Grand Prix de la Ville de Genève, 6e Semaine internationale
de vidéo de Genève (Suisse), 1995.
Précédé de
Speak White
Pierre Falardeau et Julien Poulin, 1980, 6 min (ONF).
Narration : Marie Eykel.
Et
Le Corbeau et le renard
Pierre Hébert, Yves Leduc, Francine Desbiens, Michèle
Pauzé, 1969, 2 min 34 s (ONF)
La langue est au cœur de l’histoire
du cinéma québécois. Longtemps, l’identité s’est protégée
derrière la langue et la religion.
Les trois films que nous proposons appartiennent
à un deuxième temps, celui-là héritier de la Révolution
tranquille : l’affirmation de soi, un temps débarrassé
du « bien-paraître ». Ce sont des films de
dénonciation.
Speak White est une mise en
images du poème de Michèle Lalonde qui revendiquait
en 1967 le droit d’aimer une langue « colonisée » appartenant
à un peuple prolétarisé. Dans Le Corbeau et le renard,
c’est l’impérialisme culturel français qui est attaqué
avec humour et papiers découpés.
Yes Sir! Madame est quant
à lui une charge acidulée contre la schizophrénie canadian/canadienne.
Né d’un père francophone et d’une mère anglophone, Earl
Tremblay se raconte, à moitié en anglais, à moitié en
français. La division fondamentale que lui apporte sa
culture bilingue aura sur lui des effets surprenants.
Mercredi
4 octobre à 19 h 30
LES COUPS DE CŒUR
Les Mots magiques
Jean-Marc Vallée, 1998, 21 min (TVA International).
Avec Robert Gravel, Richard Robitaille. Best Drama,
Aspen Shortfest, 1999, Jutra du meilleur court métrage,
1999.
Et
Les Bons débarras
Francis Mankiewicz, 1980, 120 min (ACF). Avec Charlotte
Laurier, Marie Tifo, Germain Houde, Louise Marleau,
Roger Lebel, Gilbert Sicotte, Serge Thériault, Jean
Pierre Bergeron, Léo Ilial. Gagnant de huit Genie dont
celui du meilleur film canadien.
Afin de correspondre à la thématique
choisie par les muséologues, nous accompagnons le thème
des coups de cœur par deux révélations qui ont pu susciter
une pareille désignation pour des publics étrangers.
La première œuvre est une réalisation
de Jean-Marc Vallée. Moins connue que son C.R.A.Z.Y.,
qui lui emprunte par ailleurs quelques éléments, Les
Mots magiques est l’une des grandes réussites du court
métrage québécois des années 90. Dans une forme narrative
audacieuse, nous assistons aux tortures mentales d’un
jeune homme bien décidé à régler ses comptes avec son
père. Film d’amour-haine auquel Les Bons débarras
fait écho.
Dans le film de Francis Mankiewicz,
c’est l’amour fou d’une petite fille pour sa mère qui
est au cœur du propos. Sur un scénario de Réjean Ducharme
et soutenu par une distribution exceptionnelle, ce film
a reçu à l’époque une mémorable ovation debout au prestigieux
Festival international du film de Berlin.
Mercredi
11 octobre à 19 h 30
LA FAMILLE
Mon Oncle Antoine
Claude Jutra, 1971, 110 min (ONF). Avec Jacques
Gagnon, Lyne Champagne, Jean Duceppe, Olivette Thibault,
Lionel Villeneuve, Hélène Loiselle, Claude Jutra, Monique
Mercure. Trois Canadian Film Awards en 1971, dont celui
du meilleur film. Toujours premier dans la liste des
dix meilleurs films canadiens de tous les temps, liste
renouvelée par sondage par le Festival international
du film de Toronto en 1984, 1993 et 2004.
Précédé de
The Street
Caroline Leaf, 1976, 10 min (ONF). Grand prix
du Festival international du film d’animation, Ottawa,
1976.
À la fois premier et dernier rempart
de l’identité, la famille est un thème central du cinéma
québécois. C’est le trinôme père-mère-enfant, le niveau
zéro de la tribu. C’est également par elle que nous
apprendrons le plus souvent la mort. C’est un creuset
riche, de forces comme de tensions, dans lequel notre
cinéma a puisé de nombreuses situations. De joyeuses
comme La Vie heureuse de Léopold Z (1965) ou
Les Plouffe (1981) de Gilles Carle, de plus
scabreuses comme La Maudite galette (1971)
de Denys Arcand, ou de plus tristes comme Le Petit
Jésus (2004) d’Andrée-Line Beauparlant.
Ici, nous mettons en relief un peu
de tout cela avec un chef-d’oeuvre acclamé : Mon
Oncle Antoine. Nous assistons, à travers les yeux
d’un garçon de quinze ans, neveu du propriétaire du
magasin général d’une petite ville minière, aux préparatifs
de Noël à la fin des années 40.
Mercredi
18 octobre à 19 h 30
L’HUMOUR
Une Histoire inventée
André Forcier, 1990, 100 min (Critérion).
Avec Jean Lapointe, Louise Marleau, Charlotte Laurier,
Marc Messier, Jean-François Pichette, France Castel,
Tony Nardi, Marc Gélinas, Louis De Santis, Warren "Slim"
Williams, Léo Munger, Angelo Cadet, Louise Gagnon, Denis
Bouchard, Donald Pilon. Prix du public, Festival des
films du monde, Montréal, 1990.
Précédé de
Viandes et substituts
Ricardo Trogi, 1998, 22 min (Vidéographe).
Avec Patrice Robitaille, Pierre Limoges et Pierre-François
Legendre. Prix du public et du meilleur scénario, festival
Vitesse Lumière, Québec, 1998.
L’humour est une façon de trouver rapidement
le plus grand territoire de consensus dans une société.
Le succès populaire de Deux femmes en or, Ding et
Dong : le film, La Grande séduction, Cruising Bar
ou les séries Les Boys et Elvis Gratton
le prouve.
C’est sans doute le trait culturel
distinct le plus manifeste d’une communauté. À tel point
que l’on peut parler, par exemple, d’un humour anglais
ou d’un humour juif, et que les comédies québécoises
sont peu exportables en Europe.
Nous avons choisi deux films qui utilisent
l’humour pour nous parler d’autre chose. Deux films
signés par des réalisateurs qui ont marqué l’histoire.
Le court métrage de Ricardo Trogi nous entraîne dans
l’univers de pushers de viande dans un futur
passé immédiat. Quant à l’Histoire inventée
d’André Forcier, il s’agit d’une comédie sentimentale
surréaliste dont la galerie de personnages est en soi
tout un poème.
À première vue, chacun des films semble
parler du thème pour lequel il a été choisi. Toutefois,
circonscrit ainsi, un film se met à exprimer d’autres
réalités. C’est ce qui fait la force de ce médium, et
chaque œuvre aura toujours plusieurs niveaux d’analyse.
Si nous le faisons parler du Québec et de sa société,
c’est bien la multitude que notre cinéma exprime.
La Nuit de l'Aurore

Vendredi 30 juin 2006
dès 21 h sous les étoiles de la cour intérieure du Musée de la civilisation
Antitube présente, dans le cadre de l’exposition L’Aventure cinéma (v.o. québécoise) du Musée de la civilisation
Dans le cadre des activités commentant L’Aventure cinéma (v.o. québécoise), la plus importante exposition jamais réalisée sur l’histoire du cinéma au Québec, Antitube présente La Nuit de l’Aurore.
La Nuit de l’Aurore, est un événement qui se veut une exploration d’un des mythes de la culture populaire québécoise : Aurore Gagnon, cette enfant martyrisée par sa belle-mère dans les années 1920 à Ste-Philomène de Fortierville.
Deux adaptations cinématographiques de ce drame ont été réalisées.
La première correspond à l’époque de construire au Québec une industrie du spectacle cinématographique sur des thèmes racoleurs et plaisants pour la hiérarchie ecclésiastique. Le film La Petite Aurore, l’enfant martyre de Jean-Yves Bigras (1952), que nous présenterons, fut un succès de box-office à défaut d’être une réussite artistique.
La seconde adaptation, que nous ne présenterons pas, témoigne quant à elle d’un courant révisionniste des grands thèmes de la télévision et du cinéma québécois dont pourraient faire partie les récentes productions Séraphin, Le Survenant, Maurice Richard ou Ma vie en cinémascope.
Le cinéaste, performeur et musicien montréalais Dominic Gagnon appartient à la famille de l’enfant martyre. Il s’est penché sur ce « fait divers » qui a ébranlé sa famille. D’abord comme drame réel bien sûr, mais surtout et, sans doute, de façon plus profonde suite à l’interprétation mélodramatique qui en fut faite en 1952 et qui provoqua un véritable cataclysme social à l’échelle du Québec. Il en tire un film expérimental éclaté, Blockbuster History (2005), pour lequel il a eu recours au « cut up » et au « split screen ».
Non seulement Dominic Gagnon nous présentera son film, mais il nous offrira une performance audiovisuelle inspirée de l’icône Aurore, accompagné de son ami d’enfance Érick d’Orion, activiste de la scène musicale électronique de Québec.
Au programme de cette nuit de l’Aurore :
La Petite Aurore, l’enfant martyre
Jean-Yves Bigras, Québec, 1952, 102 min
Blockbuster History
Court métrage expérimental de Dominic Gagnon, Québec, 2005, 22 min
Performance audio-vidéo sur et à partir des images de la légende d’Aurore Gagnon
Dominic Gagnon et Érick d’Orion
Dominic Gagnon
Réalisateur, installateur et performeur actif sur la scène internationale, Dominic Gagnon considère la création comme technique de mesure du sans mesure ou comme discipline du chaos. Depuis 1996, il fait des représentations publiques d’images en mouvement, exécute des travaux sonores, bâtit des installations et crée des performances dans différentes galeries, des festivals et biennales à travers le monde. Artiste à l’engagement total, Dominic Gagnon a produit et réalisé plus de dix films et vidéo documentaires et expérimentaux dont plusieurs ont mérité des prix nationaux et internationaux.
Érick d’Orion
Musicien autodidacte, artiste audio et compositeur résidant à Québec depuis 1993, Érick d’Orion concentre ses recherches audio sur le maximalisme numérique. Il effectue un travail qui se rapproche étroitement du noize, de la musique concrète et, curieusement, du free jazz et de l’électroacoustique ! C’est avec son duo morceaux_de_machines, avec A_dontigny, que ces esthétismes prennent le plus souvent vie, en spectacle ou sur disque, sous forme d’improvisations. Ses projets en solo explorent de plus en plus deux sphères : l’art audio, électronique et médiatique, d’une part, la création musicale, d’autre part. L’autre sphère de création en solo est plus ludique et musicale. Orientées vers le dub et le hip-hop, ses créations sont indépendantes de ses autres œuvres. Érick d’Orion a travaillé avec un nombre considérable d’artistes et sur de nombreux projets au Canada et dans plusieurs autres pays.
Cour intérieure du Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)
En cas de pluie, l’activité aura lieu dans le hall du Musée
5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube, ami-e-s du Musée de la civilisation et étudiant-e-s avec carte
Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113
Du théâtre à l’écran

Du 16 au 23 mai 2006
au Musée de la civilisation
Antitube et le Consulat général de France à Québec sont heureux de vous présenter, dans le cadre du Carrefour international de théâtre, des adaptations vidéographiques, captations de performances et documentaires sur le travail d’auteurs et de metteurs en scène du théâtre contemporain.
Au programme, Brook par Brook / Portrait intime de Simon Brook, Claude Régy, le Passeur de Élizabeth Coronel et Arnaud de Mezamat, Le Complexe de Thénardier de Jean-Michel Ribes, sur un texte de José Pliya, Inventaires de Jacques Renard, La Secrète architecture du paragraphe : rencontre avec Philippe Minyana de Jérôme Descamps, Lapin Chasseur de Guy Seligmann, texte et mise en scène de Jérôme Deschamps et Macha Makéïeff, Oncle Vania de Jean-Baptiste Mathieu, mise en scène de Julie Brochen, Une autre solitude de Stéphane Metge, Phèdre de Stéphane Metge, mise en scène et adaptation de Patrice Chéreau, Tambours sur la digue de Ariane Mnouchkine, Viol de Sophie Fillières, mise en scène de Brigitte Jaques-Wajeman, texte de Danièle Sallenave.
Sur l’écran, les Brook, Chéreau, Mnouchkine - et bien d’autres - , seront encore une fois plus grands que nature!
PROGRAMMATION :
Mardi 16 mai à 14 h – Auditorium 1
Brook par Brook / Portrait intime
de Simon Brook, France/Allemagne/Angleterre/Belgique, 2002
Mercredi 17 mai à 14 h – Auditorium 1
Claude Régy, le Passeur
de Élizabeth Coronel et Arnaud de Mezamat, France, 1997
Jeudi 18 mai à 14 h – Auditorium 1
Le Complexe de Thénardier
de Jean-Michel Ribes, France, 2002. Texte de José Pliya.
Vendredi 19 mai à 14 h – Auditorium 1
Inventaires
de Jacques Renard, France, 1990
et
La Secrète architecture du paragraphe : rencontre avec Philippe Minyana
de Jérôme Descamps, France, 2002
Samedi 20 mai à 14 h – Auditorium 1
Lapin Chasseur
de Guy Seligmann, France, 1991. Texte et mise en scène de Jérôme Deschamps et Macha Makéïeff.
Dimanche 21 mai à 14 h – Auditorium 1
Oncle Vania
de Jean-Baptiste Mathieu, France, 2004. Mise en scène de Julie Brochen.
Lundi 22 mai à 14 h – Auditorium 2
Une autre solitude
de Stéphane Metge, 1996
Lundi 22 mai à 19 h 30 – Auditorium 1
Phèdre
de Stéphane Metge, France, 2003. Mise en scène et adaptation de Patrice Chéreau.
Mardi 23 mai à 14 h – Auditorium 1
Tambours sur la digue
de Ariane Mnouchkine, France, 2002. Sur un texte de Cixous.
Mardi 23 mai à 19 h 30 – Auditorium 1
Viol
de Sophie Fillières, France, 2003. Mise en scène de Brigitte Jaques-Wajeman, texte de Danièle Sallenave.
Auditorium 1 et 2du Musée de la civilisation
(85, rue Dalhousie, Québec)
5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte
Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113
Lancement DVD + projections + performances

Antitube est heureux d’accueillir Perte de signal à Québec pour le lancement du DVD Incidences qui regroupe le travail d’artistes montréalais ayant marqué le paysage de la vidéo numérique au Canada par leurs pratiques novatrices.
Vendredi 12 mai 2006 – 5 à 7
au Café-Bistro L’Abraham-Martin
(Complexe Méduse − 595, rue de Saint-Vallier Est, Québec)
Ce DVD témoigne de démarches émergentes où les artistes développent une méthode de création qui assimile l’utilisation des nouvelles technologies. La démocratisation et le développement d’outils de production d’images et de son numériques portent une nouvelle génération d’artistes, ayant une pratique qui amalgame recherches artistiques et intuitions esthétiques, vers un autre imaginaire de l’image en mouvement. Les œuvres choisies et remixées retracent des procédés qui oscillent entre un plan de travail défini et l’aléatoire que génère l’utilisation de ces outils numériques. De là, naît une zone de création où l’incidence nourrit l’artiste et son travail.
Au menu de ce 5 à 7 : projections en compagnie de quelques-uns des artistes et performance de l'artiste multidisciplinaire Simon Elmaleh, proposée par Terminus1525.
>>>> Perte de Signal est un organisme sans but lucratif qui concourt au rayonnement des artistes et de la culture émergente en création numérique sur la scène nationale et internationale. Ses activités principales sont la distribution du travail d’artistes aux démarches innovatrices et la production de projets de diffusion en arts médiatiques. www.perte-de-signal.org >>>> terminus1525 est un espace de travail collaboratif qui a pignon sur rue dans la communauté et sur le Web. Les studios virtuels de terminus1525 offrent aux jeunes artistes canadiens œuvrant dans plusieurs disciplines un espace libre pour exposer leurs œuvres et échanger avec d’autres artistes. www.terminus1525.ca
Au sud du cinéma
Neuf films d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine

Parce que la planète cinématographique a changé…
Du 4 au 8 mai 2006
Antitube présente, avec la précieuse collaboration du Consulat général de France à Québec, une célébration des cinémas du sud. Asie, Afrique et Amérique latine produisent aujourd’hui les cinématographies les plus sophistiquées qui soient.
Nous n’avons qu’à penser aux cinémas chinois, argentin ou iranien dont les œuvres marquent les publics aventureux qui font l’effort de se déplacer pour les voir. Nous sommes ici devant de nouvelles façons de faire, de nouvelles approches de l’humanité en mouvement, dans une tentative d’échapper aux modèles hélas! si souvent prévisibles proposés par les marchands d’Hollywood.
Au sud du cinéma est une sélection de neuf films soutenus par le Fonds Sud, entreprise de financement des cinémas nationaux engagée par le Ministère des affaires étrangères français depuis une dizaine d’années, et qui a permis à de nombreux réalisateurs issus de ces pays de boucler leur budget de production. Ce n’est pas la seule voie de soutien international qui existe, mais c’est certainement la plus fertile de par la quantité et la qualité de films qui en sont nés.
Au fil des ans, plusieurs de ces films ont reçu des prix dans de prestigieux festivals à travers le monde. Ces œuvres de grande qualité vous seront présentées en 35 mm dans leur version originale sous-titrée en français.
PROGRAMMATION :
Jeudi 4 mai à 19 h 30
Hyènes
de Djibril Diop Mambety, Sénégal, 1992
Vendredi 5 mai à 19 h 30
Les Gens de la rizière
de Rithy Panh, Cambodge, 1994
Samedi 6 mai
13 h
Les Silences du palais de Moufida
Tlatli, Tunisie, 1994
15 h
West Beyrouth
de Ziad Doueiri, Liban, 1998
19 h 30
Luna Papa
de Bakhtiar Khudojnazarov, Tadjikistan, 1999
Dimanche 7 mai
13 h
Ali Zaoua
de Nabil Ayouch, Maroc, 2000
15 h
Lettre d'amour Zoulou
de Ramadan Suleman, Afrique du Sud, 2004
19 h 30
La Cienaga
de Lucrecia Martel, Argentine, 2001
Lundi 8 mai 2006 à 19 h 30
Plateform de Jia Zhangke, Chine, 2001
Auditorium 1 du Musée de la civilisation
(85, rue Dalhousie, Québec)
5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte
Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113
Face à soi :|: ios à ecaF
Réflexions sur les enjeux
de la représentation de soi
dans l’art vidéo

En présence de la commissaire
Mathilde Roman
Une présentation de
Espace Vidéographe
le Consulat général de France à Québec
la Cinémathèque québécoise
Antitube
Mardi 11 avril à 20 h
Grâce au précieux concours du Consulat général de France à Québec, la commissaire française Mathilde Roman présentera Face à soi, Réflexions sur les enjeux de la représentation de soi dans l’art vidéo, regroupant six*** bandes vidéo, produites au cours des dix dernières années, dont la plupart sont signées par des artistes français.
À travers des « autofilmages » ou des portraits, les œuvres sélectionnées proposent des réflexions sur la construction identitaire, sur les impacts de l’image du corps et d’autrui dans nos perceptions de nous-mêmes. L’image de soi se révèle un biais très évocateur pour interroger la place de l’image dans nos sociétés contemporaines, pour réfléchir à ses enjeux et aux modes de regard que nous y posons. Elle permet aussi de jouer sur les positions de l’individu face au monde, et d’interroger ses rapports à autrui et au politique. Cette proposition est issue des recherches de doctorat de Mathilde Roman, achevées en décembre dernier (direction de thèse : Anne-Marie Duguet).
Mathilde Roman, Française née en 1979, est docteur en arts et sciences de d’art. Elle vit et travaille à Paris. Après des études de philosophie, ses recherches se sont dirigées vers l’art contemporain et plus spécifiquement vers les nouvelles images. Son regard sur les œuvres est ainsi nourri de lectures philosophiques et d’interrogations sur nos sociétés. L’analyse de travaux artistiques se fait au sein d’un projet plus global d’engagement dans des problématiques idéologiques contemporaines.
Critique d’art, elle collabore à Turbulences vidéo, zérodeux, L’Architecture d’aujourd’hui, et fait partie du comité de rédaction d’une nouvelle revue sur internet, www.lacritique.org. Elle est également conférencière sur la collection Nouveaux Médias du Centre Pompidou et enseignante de philosophie et arts visuels à des BTS d’Arts Appliqués. En tant que commissaire, elle organise des programmations d’art vidéo. Récemment, elle s’associe à Jürgen Nefzger, photographe, dans des projets images et texte.
Salle Multi de Méduse
591, rue de Saint-Vallier Est, Québec
(Billets en vente à la porte)
*** L'intégralité
de cette programmation, soit quinze bandes sur deux
soirées, sera présentée à
la Cinémathèque québécoise
(Montréal) les 8 et 9 avril à 19h.
Buster Keaton
The General
Le mécano de la Générale
(Buster Keaton et Clyde Bruckman, États-Unis, 1927, 75 min)

Stéphane Caron : percussions et autres
Frédéric Desroches : claviers
Philippe Venne : guitares
Un chef-d’œuvre du cinéma muet accompagné d’une musique originale jouée en direct
Samedi 1er avril 2006 à 15h
Antitube et les Soirées de Musique fraîche sont heureux de vous convier, dans le cadre de la 7e édition du Festival de cinéma des 3 Amériques, à une séance unique qui plaira à toute la famille : la projection de ce chef-d’œuvre du cinéma muet avec musique en direct.
Une comédie historique avec Buster Keaton, l’homme qui ne rit jamais. Aux États-Unis, durant la guerre de sécession : Les soldats nordistes de l'Union ont volé The General, une puissante locomotive des Confédérés, équipée par Johnnie Gray (Keaton), toujours interdit d’enrôlement dans l'armée sudiste parce qu'on a besoin de lui comme mécanicien. L'Union planifie d'utiliser The General pour convoyer ses soldats lors d'une attaque surprise. Il reviendra à Gray et à son amoureuse, Annabelle Lee, de ramener la locomotive, de retraverser les lignes ennemies et d'avertir les Confédérés du projet des Yankees.
Trois musiciens de Québec, Philippe Venne aux guitares, Frédéric Desroches au clavier et Stéphane Caron aux percussions, tenteront de suivre les méandres géniaux de cette superbe œuvre cinématographique en improvisant autour de cadres extraits de la structure narrative du film. Sans aucune référence musicale au style des pianistes de cinéma du début du 20e siècle, les trois compères s'amuseront cependant à calquer la démarche de ces artistes éblouissants.
Salle Multi de Méduse (591, rue de Saint-Vallier Est, Québec)
8 $ admission générale
4 $ membres d’Antitube ou SMF, étudiant-e-s avec carte et enfants de moins de 16 ans
Billets en vente à la porte
Fondée en 1996, l'organisation Soirées de Musique fraîche présente de la musique originale et actuelle. Son principal mandat est de promouvoir les grands courants de la nouvelle musique d'ici et d'ailleurs en produisant des événements musicaux ludiques et hors du commun.
La 7e édition du Festival de cinéma des 3 Amériques se déroulera du 29 mars au 2 avril. Pour information : www.fc3a.com
Antitube, la Cinémathèque québécoise et le Musée de la civilisation présentent, en collaboration avec le British Council
À la demande générale et pour la première fois au Québec :
Phil Mulloy
cinéaste d’animation britannique
en chair et en os
Samedi 18 mars 2006
À la demande générale, des oeuvres décapantes du grand satiriste londonien Phil Mulloy, réputé pour son humour violent, ses percutantes critiques sociales et ses créatures bêtes et méchantes. Le réalisateur propose quelques oeuvres récentes inédites au Canada. « La plus grande réussite de l’anti-art de Mulloy est le puissant frisson qu’il déclenche en démasquant des vérités désagréables touchant à la sensibilité humaine. » (Paul Wells, 2004)

14 h
Courts métrages inédits décapants
EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR
Love Is Strange R. -U., 2002, 7 min
Seasons Greetings R.- U., 1999, 3 min
The Sound of Music R. -U., 11 min, 1993
The Sex Life of a Chair R.- U., 7 min, 1998
The Wind of Changes R.- U., 1996, 15 min
The Christies: The House Painter R.- U., 2005, 6 min
The Christies: A Song for Buster R. -U., 2005, 6 min
The Christies: The Confession R.- U., 2005, 6 min
The Christies: Mister Yakamoto R. -U., 2006, 6 min, v.o.a

19 h 30
Trilogie Intolerance – EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR
(Dans le cadre de la Semaine d’action contre le racisme)
Intolerance [R.- U., 2000, 11 min, s.-t. f.] Un film est trouvé au fin fond de l’espace. Les conséquences sont catastrophiques.
Intolerance II - The Invasion [R. -U., 2001, 15 min, v.o.a.] Un homme est le seul à savoir que les horribles Zogs ont envahi la Terre. Personne d’autre que lui est en mesure de sauver la planète.
Intolerance III - The Final Solution [R. -U.-All., 2004, 24 min, v.o.a.] Qui sont ces épouvantables Zogs ? Existent-ils vraiment ? Deux mille ans plus tard, la vérité éclate enfin.
Auditorium 1 du Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)
5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte
Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113
À la Cinémathèque québécoise le mercredi 22 mars : (514) 842-9763
RECYCLAGES
Du 19 au 22 janvier, Antitube présente une série d’œuvres hétéroclites en même temps que convergentes sur une réalité bien contemporaine : le phénomène du recyclage. Vous nous permettrez d’y avoir ajouté quelques documentaires sur le monde des poubelles – sujet tout de même très proche –, ainsi que des exemples artistiques qui témoignent de cette tendance d’un point de vue strictement créatif.
Nul militantisme dans cette programmation, ni moralisme de courte vue. Seulement des films qui traitent du métier d’éboueur lequel, soit dit en passant, a retrouvé de son lustre depuis la nouvelle coloration écologiste de nos services sanitaires; mais aussi des artistes qui recyclent leurs œuvres, comme l’a fait le Torontois Michael Snow dans son fabuleux Corpus Callosum, ou les « Web artists » qui recyclent le Web, par exemple le New-Yorkais Mark Napier, dont on survolera le travail lors de la conférence inaugurale du pseudo professeur invité : le prof Érick D. Orion.
Au cœur de tout cela, il fallait bien sûr projeter le classique du recyclage Les Glaneurs et la glaneuse d’Agnès Varda, sans oublier quelques petits bijoux de notre cinématographie : Trash d’Aude Weber-Houde et Alain artiste-démolisseur de Manon Barbeau. Nous complétons cette programmation avec Les Chercheurs d’or de Bruno Baillargeon, The Postmodernism Generator de A. C. Bulhak et La Loi et l’ordure de Stéphane Thibault.
Ce 127e événement d’Antitube est l’occasion d’un voyage en recyclette au milieu des choses jetées. Enfourchez votre monture et soyez des nôtres!
Programmation :
Jeudi 19 janvier à 20 h
Conférence-démonstration : « L’ART WEB QUI RECYCLE LE WEB »
Curiosités cyberspatiales présentées par le prof. Érick D. Orion
Les chercheurs d’or de Bruno Baillargeon, Montréal, 2002, 69 min 37 s
Vendredi 20 janvier 2006 à 20 h
LES GLANEURS ET LA GLANEUSE d’Agnès Varda, Paris, 2000, 82 min
Golden Hugo – Festival de Chicago 2000, Prix du Public – FCMM 2000, Prix Arte du Meilleur documentaire européen 2000, Prix Méliès – Syndicat français de la critique 2000, Golden Alexander – Festival international du film de Thessalonique 2000
Samedi 21 janvier à 20 h
The Postmodernism Generator de A. C. Bulhak, Australie, 2003
Corpus Callosum de Michael Snow, Toronto, 2002, 93 min.
Dimanche 22 janvier à 14 h
La loi et l’ordure de Stéphane Thibault, Montréal, 2000, 25 min 53 s
Trash d’Aude Weber-Houde, Montréal, 2003, 24 min
ALAIN, ARTISTE-DÉMOLISSEUR de Manon Barbeau, Montréal, 2001, 26 min 4 s
Salle Multi de Méduse (591, rue de Saint-Vallier Est, Québec)
5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte
Billets en vente à la porte
Info : (418) 524-2113
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