La saison du 10e - Fondé en mars 1995, Antitube présente des événements cinéma et vidéo à Québec. En avril 1996, il tenait sa première activité publique.



TOTAL KINO!

un événement de Silence on court!
Kino 00 et In Extenso
présenté à Québec par Antitube
15 courts au programme

le mercredi 14 décembre 2005 à 19h30
au Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)

5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte

En tout juste quelques années le mouvement Kino a littéralement explosé. Né à Montréal en 1999, il s'est peu à peu étendu à toutes les régions du Québec, a pris racine ailleurs au Canada et s'est implanté à l'étranger. De Paris à Adélaïde, de Manchester à Cotonou, de Madison à Iquitos, Kino incarne la révolution numérique et rallie des centaines de jeunes (et moins jeunes) cinéastes. TOTAL KINO! propose un programme courts à la mesure de ce phénomène planétaire. Inclassable. Éclaté. Décoiffant. Agréable mélange de faux documentaire et de vraie comédie, de déclaration d'amour façon XXIe siècle et de moment de vérité saisi au vol. Total cinéma... (texte: Silence on court! www.silenceoncourt.tv)



États du monde à Québec
Cinéma-conférences



Les 6, 7 et 8 décembre 2005
19 h 30
Auditorium 1 du Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)

Mardi 6 décembre
La Liberté d’une statue d’Olivier Asselin (1990)
– Conférencier : Étienne Beaulieu : chercheur postdoctoral au CRI (Centre de Recherche sur l'Intermédialité)

Mercredi 7 décembre
Ceux qui ont le pas léger meurent sans laisser de traces de Bernard Émond (1992)
– Conférencier : Jean-Jacques Simard : professeur de sociologie à l'Université Laval

Jeudi 8 décembre
Le Voleur de caméra de Claude Fortin (1992)
– Conférencier : Yves Rousseau : professeur de cinéma au Cégep F.-X.-Garneau

États du monde est né de l’impérieuse nécessité de se poser des questions autour des films, de philosopher et de réfléchir avec eux, de pousser l’œuvre plus loin que son intention initiale, en montrant comment tout travail, cinématographique ou autre, peut agir comme tremplin pour une réflexion qui le dépasse.

C’est ainsi que les concepteurs montréalais de ce cycle de conférences, les fondateurs de l’organisme Écran Blanc, ont fait appel à des séries de rencontres qu’ils suscitent depuis bientôt deux ans à travers le Québec.

La Liberté d’une statue d’Olivier Asselin est un film pétillant et drôle qui joue sur la rareté des images de la période du muet pour nous faire croire au grandiose alors que ce film n’a presque rien coûté. Il se déroule pour l’essentiel à l’intérieur d’une cabine de projection, où des narrateurs projectionnistes annoncent aux spectateurs qu'ils vont leur présenter un film datant des débuts du cinéma.

Le Voleur de caméra, du jeune cinéaste Claude Fortin, parodiant Le Voleur de bicyclette de Vittorio de Sica, est une œuvre qui joue autour de la relation amour-haine que nous entretenons avec l’institution télévisuelle. Ce film, c’est l’histoire d'un jeune homme qui pique un jour, au coin de Saint-Denis et de Sainte-Catherine, la caméra d'un reporter en espérant ainsi se réapproprier le médium de la télé. Il s’agit du premier long métrage du réalisateur de 100% Bio.

Ceux qui ont le pas léger meurent sans laisser de traces, de Bernard Émond, est un documentaire qui annonce les obsessions de misère et de malheur de cet excellent cinéaste. Henri Turcot, un simple d’esprit qui a vécu de petits métiers, et qui, à la fin de sa vie, faisait les vidanges avant les vidangeurs, est mort dans la rue à 76 ans. Bernard Émond a voulu retracer sa vie, comme s’il s’agissait d’un homme « important ».


5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte

Réservation : (418) 643-2158
Information : Antitube (418) 524-2113 ou Écran Blanc (514) 274-3420




Antitube et la Cinémathèque québécoise présentent,
en collaboration avec le groupe Kiwistiti
LES SOMMETS DU CINÉMA D’ANIMATION 4


Une sélection internationale des meilleurs films d’animation de la dernière année.

Une programmation de Marco de Blois, Cinémathèque québécoise

Samedi 26 et dimanche 27 novembre 2005
Réservez tôt : (418) 643-2158

Cliquez sur l'icône pour télécharger le programme au format PDF


Pour le plus grand plaisir de tous, Antitube et la Cinémathèque québécoise, en collaboration avec le groupe Kiwistiti, vous convient à la 4e édition des Sommets du Cinéma d’animation.

Cette rétrospective internationale des meilleurs films d’animation de l’année, concoctée par Marco de Blois, conservateur et programmateur à la Cinémathèque québécoise, remporte à chacune de ses éditions un immense succès.

Les Sommets du Cinéma d’animation se composent de deux programmes réunissant des films de Singapour, des États-Unis, de France, du Québec, d’Allemagne, de Pologne, du Japon, de la Russie, de la Belgique et du Royaume-Uni. Le premier programme (14 h samedi et dimanche) peut être vu par l’ensemble de la famille. Le second (19 h 30 samedi et dimanche) convient mieux aux adultes.

Antitube et la Cinémathèque québécoise sont heureux de vous offrir ce voyage à travers des œuvres marquantes de l’animation récente.

Samedi et dimanche à 14 h - programme 1 (tout âge)

Crocodile Journals - Lee Nah Yeo, Singapour/États-Unis, 2004
The Moon and the Son : An Imagined Conversation - John Canemaker, États-Unis, 2004
La Révolution des crabes - Arthur De Pins, France
cNote - Christopher Hinton, Québec
Le Couloir - Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli, France
Un jour ordinaire pas comme les autres - Frédérick Tremblay, Québec
Morir de amor - Gil Alkabetz, Allemagne
Spécialité de la maison (Ichthys) Marek Skrobecki, Pologne
Tower Bawher - Théodore Ushev, Québec

Samedi et dimanche à 19 h 30 - programme 2
(convient mieux aux adultes)

Le Vieux Crocodile (The Old Crocodile) - Koji Yamamura, Japon
Overtime - Oury Atlan, Thibaut Berland et Damien Ferrié, France
Novecento : Pianiste - Sarah van den Boom, France
Dehors novembre - Patrick Bouchard, Québec
9 - Shane Acker, États-Unis
Milch - Igor Kovalyov, États-Unis/Russie
The Curse of the Voodoo Child - Steven Woloshen, Québec
Moodswing - Pieter Coudyzer, Belgique
City Paradise - Gaëlle Denis, Royaume-Uni
Brand Spanking - John-Paul Harney, Royaume-Uni
Die Toten Hosen : Walkampf - Andreas Hykade, Allemagne
Learn Self Defense - Chris Harding, États-Unis

5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte
1 $ pour les moins de 16 ans
Information : (418) 524-2113



Dans le cadre d’Artificiel et monstrueux?, cycle de conférences présenté par La Chambre blanche
CYBERCULTURE
CYBERCRITIQUE
documentaires
et fictions néo-millénaristes



10, 11 et 12 novembre 2005

Jeudi 10 novembre à 19 h 30
CYBERMAN
Peter Lynch, Canada, 2001, 87 min, v.o.a., documentaire

Vendredi 11 novembre à 14 h
THE MATRIX
Andy et Larry Wachovski, États-Unis, 1999, 136 min, français, fiction

Vendredi 11 novembre à 19 h 30
ROAD STORIES FOR THE FLESH EATING FUTURE
Lewis Cohen, Québec, 2000, 90 min, v.o.a., s.-t. f., documentaire

Samedi 12 novembre à 14 h
eXistenZ
David Cronenberg, Canada, 1999, 97 min, v.o.a., fiction

Samedi 12 novembre à 19 h 30
AVATARS OFFLINE
Daniel Liatowitsch, État-Unis, 2002, 78 min, v.o.a., documentaire

En accompagnement du cycle de conférences Artificiel et Monstrueux? organisé par La Chambre blanche, Antitube propose l’événement cinéma-vidéo Cyberculture Cybercritique.

Programmation de documentaires et de films de fiction axés sur la critique du cybermonde, extension nouvelle du capitalisme et de l’assujettissement aux machines autant qu’outil de communication et de créativité, Cyberculture Cybercritique se fait l’écho des écrits de Philip K. Dick, ceux des années soixante surtout, et des pamphlétaires des années quatre-vingt-dix comme Hakim Bey, ou le couple Kroker, héritiers des Situationnistes. Ces auteurs ont développé une conscience très critique de notre rapport au cybermonde, à la virtualité ou au futur tout électronique dont l’industrie ne cesse de nous faire les éloges.

Les avis étant partagés, nous avons choisi de nous référer à différentes expressions de la chose électronique qui se conjuguent au « présent futur », immergeant notre vie quotidienne dans un processus d’aliénation (Road Stories for a Flesh-Eating Future, The Matrix, eXistenZ), de combat (Cyberman) ou de libération-divertissement (Avatars Off-Line). Une nouvelle sociologie s’impose peu à peu, qui prend en compte ces comportements nouveaux de socialisation.

De la détestation à l’apologie critique, nous proposons un éventail large de ces tendances. À remarquer que la majorité des productions critiques sur ce sujet a été produite tout juste avant l’avènement du nouveau millénaire chrétien.

C’est donc à une découverte de ce monde merveilleux et énervant, parfois monstrueux pour certaines générations que la dépendance électronique rebute, que vous êtes conviés.

CYBERMAN
Portrait de Steve Mann, inventeur et universitaire torontois, leader de la communauté des Cyborgs. Il est à la fois le promoteur d’une intégration poussée des systèmes informatiques sur le corps et sur les vêtements des individus, et le dénonciateur de la société de surveillance que les nouvelles technologies sécrètent.

THE MATRIX
Le combat pour le futur commence. La réalité est une chose du passé. Suivons les aventures de Néo, Trinity et Morpheus dans leur lutte contre la Matrice. Inspiré par William Gibson, Hakim Bey et Philip K. Dick : le grand classique de la cyberculture.

ROAD STORIES FOR THE FLESH EATING FUTURE
Dans un monde actuel entièrement axé sur l’idée de futur immédiat et d’asservissement aux machines électroniques de la nouvelle productivité, du nouveau commerce et du nouveau divertissement (télématique, informatique, cybernétique), la seule révolte possible reste celle du corps humain. Basé sur les écrits de Marilouise et Arthur Kroker, universitaires, théoriciens et cyberactivistes.

eXistenZ
Quand le jeu électronique entre dans notre corps et prend le contrôle de nos neurones, quel sens doit-on donner à notre existence ?

AVATARS OFFLINE
Les communautés de jeux vidéo en ligne sont-elles en train de développer une nouvelle forme de société ?

Auditorium 2 du Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)

5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte
Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113


ANTITUBE et la CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE
présentent

Alexandre Sokourov
Documentaires Russie




Dans le cadre de l’exposition Dieu, le tsar et la révolution du Musée de la civilisation
4, 5 et 6 novembre 2005


Vendredi 4 novembre – 19 h 30
Sacrifice d’un soir 1984-1987, 20 min
Élégie de Moscou 1986-1988, 88 min

Samedi 5 novembre – 14 h
Maria (Élégie paysanne) 1978-1988, 41 min
Élégie Soviétique 1989, 37 min

Samedi 5 novembre – 15 h 30
A Soldier’s Dream 1995, 12 min
Élégie de Russie 1992, 68 min

Samedi 5 novembre – 19 h 30
Dialogue avec Soljénitsyne 1998, 104 min

Dimanche 6 novembre – 14 h
Journal petersbourgeois 1997, 45 min
Élégie de la traversée 1997, 47 min

En accompagnement de l’exposition Dieu, le Tsar et la révolution du Musée de la civilisation, Antitube présente, en collaboration avec la Cinémathèque québécoise, une sélection des documentaires qu’Alexandre Sokourov a consacré à l’histoire et à l’identité russes.

Le plus célébré des cinéastes russes vivants est surtout connu chez nous pour ses films de fiction poétique à l’imagerie fabuleuse et à la cadence lente, comme Mère et fils, Père et fils, Moloch, Taurus, L’Arche russe et, plus récemment, The Sun. En fait, il consacre depuis plusieurs années un autre pan de son travail à la création documentaire.

De cette production, nous avons retenu ici les films qui traitent directement d’un questionnement sur l’identité du peuple et de la nation russes. Vous verrez que plusieurs des films de ce corpus ont un titre qui commence par élégie. Ce terme, devenu littéraire en français, désignait pour les Grecs de l’Antiquité un chant mélancolique parlant d’une disparition ou d’un amoindrissement. C’est sans doute le sentiment que partagent de nombreux Russes d’aujourd’hui face à leur avenir lorsqu’ils se penchent sur le passé de gloire et de conquêtes qui était le leur il n’y a pas très longtemps.

Les documentaires russes de Sokourov touchent à divers sujets comme la vie agraire (Maria), le souvenir de Dostoïevski à Saint-Petersbourg (Journée pétersbourgeoise), la pensée nostalgique de Soljénitsyne (Dialogue avec Soljénitsyne), la vie de soldat (A Soldier’s Dream) ou la vie politique contemporaine (Élégie soviétique).

Tous ces films sont inédits à Québec : Antitube et la Cinémathèque québécoise vous offrent une occasion rare de découvrir « l’autre Sokourov ».

Auditorium 2 du Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)
5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte
Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113.





TRANSIT
Les trente ans du Groupe Intervention Vidéo (GIV)

Une sélection de courts métrages produits par le GIV, du documentaire engagé à l’expérimentation la plus sophistiquée.

Vendredi 30 septembre 2005
20 h

Antitube et le Groupe Intervention Vidéo s’associent pour vous présenter une soirée de vingt courts métrages qui soulignera les trente ans de ce collectif montréalais de production et de distribution vidéo.

Le GIV est un groupe qui n’a pas dévié de son mandat d’origine : donner la parole aux femmes en mettant à leur disposition les outils modernes nécessaires à cette expression. La sélection proposée couvre toute la gamme des productions historiques du GIV, du documentaire engagé à l’expérimentation la plus sophistiquée.

On y retrouve des œuvres de pionnières qui sont passées par d’autres chemins comme Louise Gendron, devenue depuis productrice de cinéma. On lui doit notamment Un Zoo, la nuit, Les Portes tournantes, Being at Home with Claude, Premier juillet ? le film.

On y retrouve aussi des œuvres de prime jeunesse, selon la tradition d’ouverture et de soutien à la jeune création féminine qui détermine les actions du GIV, comme Aquifère confiance de Geneviève Boucher, Anik Cuhat-Sauvé et Isabelle Tétrault, un documentaire de dix minutes sur l’avenir de la gestion de l’eau potable du Québec, dans une perspective mondiale.

Constants à travers leur histoire, les engagements politiques du GIV les ont amenées à revendiquer tant la parole féministe, les droits des homosexuelles, que les inégalités vécues dans le rapport nord-sud à travers le continent américain. Cette coloration est notable et témoigne d’une utilisation raisonnée des outils de création mis au profit des collectivités en lutte pour leurs droits.

C’est cet éventail d’intervention qui sera mis en lumière lors de cette soirée.

Salle Multi de Méduse
(591, rue de Saint-Vallier Est, Québec)
5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte
Billets en vente à la porte



Programme 1 — Histoire

Femmes de rêve
Louise Gendron, Québec, 1979, 10 min, français

Popsicles
Gloria Camiruaga, Chili, 1984, 5 min, sans dialogue

L'Obscurité de mon langage II
Silvana Afram, Brésil-Québec, 1988, 4 min, anglais, français et portugais

Une fille de ma gang
Marilyn Burgess, Québec, 1989, 20 min, français

L'Abominable microbe
Diane Obomsawin, Québec, 1996, 5 min, français

Mr B
Cathy Sisler, Québec, 1994, 7 min, sans dialogue 

L'air de La Havana
Anick Saint-Louis, Québec, 1997, 10 min, sans dialogue


Programme 2 — Tendances

Le Moteur de l'histoire
Ève Lamont, Québec, 2000, 1 min 15 s, français

Aquifère confiance
G. Boucher, A.Cuhat-Sauvé, I. Tétrault, Québec, 2004, 10 min, français

La Source
Ève-Lucie Bourque, Québec, 2003, 8 min 48 s, français

Twitch
D.VanSlet, S. Williams, 1999, Québec, 5 min, sans dialogue

Chemin du Horto
Marik Boudreau, Petunia Alves, Brésil-Québec, 2005, 1 min 30 s, sans dialogue

Violence
Stéphanie Pihery, Québec, 2004, 5 min, français

National Anthem
Kinga Araya, 2002, Québec, 4 min 45 s, anglais, français et polonais

Attente, Espera
Joanna Empain, Québec, 2003, 3 min 47 s, sans dialogue

Rotokation Nocturne
Élaine Frigon, Québec, 2001, 2 min, sans dialogue

The Exhibition
Jenny Lin, 2001, Québec, 2 min 10 s, n/b, sans dialogue

Cows
Gabriela Golder, Argentine, 2002, 4 min, sans dialogue

Kareo_K.Mov
Frédérick Belzile, 2001, Québec, 1 min 26 s, sans dialogue

Somme
Anne Golden, Québec, 2004, 13 min, anglais et française

en première nord-américaine
Jeudi 22 septembre 2005 à 20 h



Antitube et les Soirées de Musique Fraîche ont le plaisir de vous présenter, en première nord-américaine,
Nanook of the North
(1922) de Robert Flaherty accompagné de la musique en direct de trois musiciens français : Hector Zazou, Valentin Z et Steff.

ZAZOU   Le plus connu d’entre eux est certainement Hector Zazou : musicien éclectique, passionné de recherches, traversant les frontières des genres, entre musiques du monde, ambient, musique actuelle ou pop sophistiquée. Depuis une trentaine d’années, ses musiques ont voyagé, au gré des rencontres. D’abord avec son compère de ZNR, Joseph Racaille, puis comme pilier de l’étiquette belge Crammed Records dans les années 80, pour exploser avec des albums concepts entièrement construits autour de collaborations illustres allant de Björk à Jane Birkin, de Suzanne Vega à Laurie Anderson, de Depardieu à Khaled. Zazou est aussi producteur. On lui doit notamment une association avec les Nouvelles Polyphonies Corses en 1991, et plus récemment le disque de l’Ouzbek Sevara Nazarkhan pour Real World, l’étiquette de Peter Gabriel.

NANOOK   Tourné en 1922 à Port Harrison (aujourd’hui Inukjuak), au Québec, Nanook of the North est le premier long métrage documentaire. Le cinéaste américain Robert Flaherty, fils de prospecteur et qui a grandi auprès de ceux qu’on appelait à l’époque les « Indiens » et les « Esquimaux » du Grand Nord, a voulu saisir le quotidien des Inuits avant leur contact avec les Blancs. Il a signé un document plein de chaleur humaine et de trouvailles esthétiques qui fut, à son époque, un succès commercial sans précédent, tant en Amérique du Nord qu’en Europe. Le procédé de reconstitution et de mise en scène qu’il a utilisé est depuis dénoncé par les puristes de la tradition documentaire. Demeurent, son travail de pionnier et l’inoubliable spectacle qu’il nous offre.

Ce spectacle est produit en France par La Lune Rousse et le diffuseur Ciné-Mix. Ce dernier reprend la tradition des premiers temps du 7e art, lorsque la projection silencieuse d’images en mouvement était accompagnée par un orchestre.  

Salle Multi de Méduse
(591, rue de Saint-Vallier Est, Québec)
10 $ admission générale
8 $ membres d’Antitube ou SMF et étudiant-e-s avec carte
Billets en vente à la porte
Info : (418) 524-2113




Dans le cadre de l’exposition Dieu, le tsar et la révolution du Musée de la civilisation, Antitube a conçu une programmation qui présente quatre films de fiction historique russes appartenant au panthéon des chefs-d’œuvre de l’histoire du cinéma.

En complément : Aelita (1924), le premier film de science-fiction russe, sera agrémenté par l’improvisation débridée de musiciens lors de cette projection-concert organisée en collaboration avec les Soirées de Musique Fraîche. Vous aurez le plaisir d’entendre Philippe Venne à la guitare, Olivier Forest à la batterie et Frédéric Desroches au clavier.

Chacun de ces films (présentés dans leur version originale russe, avec sous-titres français) témoigne d’un lien très fort avec l’Histoire. Soit comme trace documentaire, dans le cas d’Aelita, qui transcende son rôle initial de divertissement de science-fiction. Soit comme vecteurs d’une relation entre un présent de la société russe (celui du tournage) et une majestueuse reconstitution historique, dans le cas de L’Arche russe, d’Andreï Roublev, d’Alexandre Nevski ou d’Ivan le terrible.

Antitube, qui fête en 2005-2006 sa saison du 10e, est heureux de vous proposer cette sélection de films magnifiques d’une grande importance dans l’histoire du cinéma.

Tous les mercredis
du 14 septembre au 12 octobre 2005
à 19 h 30
Auditorium 1 du Musée de la civilisation
(85, rue Dalhousie, Québec)

PROGRAMMATION

14 septembre
L’ARCHE RUSSE
Alexandre Sokourov, 2002, 95 min, 35 mm, v.o. russe, s.-t. f.

21 septembre
ANDREÏ ROUBLEV
Andreï Tarkovski, 1966-69, 185 min, 35mm, v.o. russe, s.-t. f.

28 septembre
AELITA, REINE DE MARS
Yakov Protazanov, 1924, 67 min, transfert numérique
** film muet avec improvisation musicale en direct, en collaboration avec les Soirées de Musique Fraîche. **

5 octobre
ALEXANDRE NEVSKI
Sergei Eisenstein et Dmitri Vasilyev, 1938, 112 min, 35mm, v.o. russe, s.-t. f.

12 octobre
IVAN LE TERRIBLE (parties 1 et 2 avec entracte)
Sergei Eisenstein, 1944-1945, 205 min, 35mm, v.o. russe, s.-t. f.

5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte
Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113

À propos des films...

L'ARCHE RUSSE
Alexandre Sokourov, Russie, 2002, 95 min, v.o. russe, s.-t. f.

Profitant de son art et de l’imagination du public, un réalisateur contemporain que nous ne voyons pas se retrouve miraculeusement dans le musée de l'Ermitage à Saint-Petersbourg au début du XVIIIe siècle. Il y rencontre un diplomate français du XIXe siècle. Les deux hommes deviennent complices au cours d'un extraordinaire voyage dans le temps — à travers le turbulent passé de la Russie — qui les conduit jusqu'à nos jours.
Toute l’action est tournée en de majestueux plans séquences. L’odyssée des deux personnages à travers les pièces de cet immense palais des tsars a été synchronisée en temps réel avec l’apparition chorégraphiée de plusieurs centaines de figurants qui devaient reconstituer la vie à la cour de Russie au XVIIIe siècle.

Pour les besoins de sa cause, le cinéaste a fait appel à l’opérateur allemand Tilman Büttner, un virtuose de la steadycam (Cours Lola Cours), habitué des longs travellings et des tournages acrobatiques. Conçu comme un « reality show » spatio-temporel, L’Arche russe figure déjà au panthéon de l’histoire du cinéma, ne serait-ce que par les imposantes difficultés techniques qu’il a magnifiquement surmontées à l’aide d’une caméra numérique haute définition. Ce film aurait été impossible à réaliser auparavant : le temps de tournage limité des caméras de cinéma l’interdisait.

Il ne faut pas oublier l’extraordinaire sens de l’image et la cohérence de la recherche du réalisateur Alexandre Sokourov, dont chaque film est une quête métaphysique et visuelle. Au premier plan de cette quête, il y a la volonté inflexible qui le guide de reconstituer les fondements d’un identité russe fortement ébranlée par le défunt communisme et l’apparition récente du capitalisme sauvage.
Nous consacrerons deux séances, plus tard dans la saison, au travail documentaire de Sokourov. Cette programmation axée sur l’histoire et l’identité russes sera conçue avec l’aide de la Cinémathèque québécoise.

ANDREI ROUBLEV
Andreï Tarkovski, Russie (URSS), 1966-69, 185 min, v.o. russe, s.-t. f.

Tarkovski (1932-1986) est l’un des cinéastes les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle. Tout son cinéma est basé sur l’opposition entre le spirituel et le matériel. Son style se démarque par un esthétisme sophistiqué qui s’inspire de l’art pluriséculaire de la peinture figurative européenne. À cet égard, rétrospectivement, l’influence d’Andreï Tarkovski sur des cinéastes comme Stanley Kubrick (Barry Lindon), Werner Herzog (à partir d’Aguirre), Ridley Scott (The Duellists), voire Emir Kusturica, apparaît désormais indéniable.

Dans son deuxième long métrage, Tarkovski aborde un monde passé : une Russie médiévale, partagée entre le sacré et le profane, la paix de Dieu et la cruauté de la vie quotidienne. Il évoque, de façon allégorique, la vie d’un peintre d’icônes, Andreï Roublev, qui vécut entre le XIVe et le XVe siècles et qui fut l’auteur des premiers chefs-d’œuvre picturaux de l’art russe. Le projet était simple : témoigner de la relation entre un artiste et sa société; montrant comment il peut en devenir à la fois le creuset de synthèse identitaire et le catalyseur de révolutions à venir.

Andreï Roublev est bien un film des années soixante, à la fois mystiques et libertaires, à la dissidence feutrée contre le pouvoir soviétique. C’est aussi l’un des sommets inégalés de la beauté au cinéma, chef-d’œuvre qui se réserve le pouvoir de transporter vers l’extase les braves cinéphiles qui sauront sublimer son atmosphère lancinante et contemplative.

AELITA, REINE DE MARS
Yakov Protazanov, Russie (URSS), 1922, 67 min.

Film muet avec improvisation musicale en direct, en collaboration avec les Soirées de Musique Fraîche.

Pendant les difficiles années du communisme de guerre, l'ingénieur Los construit un appareil destiné à voler vers la planète Mars. Il veut fuir son monde terrestre en proie à la misère et à la guerre. Il ne sait pas que, de loin, la princesse martienne Aelita est tombée amoureuse de lui.

Aelita est un film contemporain de la première époque du socialisme en Russie. Après cinq ans de guerre civile, la République des Soviets, alors dirigée par Lénine, proclame une accalmie dans les réformes de collectivisation. C’est la période de la NEP (nouvelle politique économique) qui réinstaure un soupçon de libéralisme dans un pays en pleine reconstruction.

Premier long métrage de science-fiction russe, inspiré d’une nouvelle d’Alexei Tolstoï, Aelita représenta l’espoir du redémarrage de la production cinématographique sous le régime soviétique. Avec, en contrainte imposée, le défi de concurrencer sur leur terrain les mégaproductions américaines et italiennes qui régnaient à l’époque, Aelita fut doté d’un budget considérable et son tournage dura plus d’un an. Il s’imposa à sa sortie par le recours à d’importantes campagnes de publicité qui mettaient en valeur ses décors impressionnants et ses scènes à multiples figurants. Mais il fut vite oublié.

Il laisse néanmoins deux traces durables pour l’histoire. Des décors représentant l’univers martien, directement inspirés de l’esthétique avant-gardiste du constructivisme et qui, selon ses dires, influencèrent Fritz Lang lorsqu’il conçut Metropolis. Et, en arrière plan, d’intéressantes vues documentaires sur la société moscovite et les gigantesques chantiers entrepris à l’époque.

Aelita est aussi un film de propagande dans lequel la fille d’un despote voudra sauver les prolétaires martiens pour instaurer la révolution sur la planète rouge. Une vraie révolution rouge menée par une reine.

Ce film a été coscénarisé par Fedor Ozep, celui-là même qui viendra plusieurs années plus tard chez nous réaliser Le Père Chopin (1945) avec Janine Sutto et Ovila Légaré, et surtout La Citadelle (1947) avec Nicole Germain, Mimi D’Estée et Roland Bédard, dont l’action se déroule principalement sur la Grande Allée, à Québec, qui sont à leur manière d’autres films de martiens, où les extraterrestres sont remplacés par des Parisiens de par icitte.

Sur les images de ce film muet, vous aurez le plaisir d’entendre Philippe Venne à la guitare, Olivier Forest à la batterie et Frédéric Desroches au clavier.

La musique qui accompagne Aelita est jouée en direct. Le film a été découpé en plusieurs parties et les musiciens ont établi un cadre musical pour chacune d'elles afin de donner le ton à la trame sonore. À l'intérieur de ces scénarios, ils laisseront une grande place à l'improvisation.

Fondée en 1996, l’organisation Soirées de Musique Fraîche présente de la musique originale et actuelle aux Québécois. Son principal mandat est de promouvoir les grands courants de la nouvelle musique d’ici et d’ailleurs en produisant des événements musicaux originaux, ludiques et hors du commun tout au long de l’année. (SMF)

ALEXANDRE NEVSKI
Sergei Eisenstein assisté par Dmitri Vasilyev, Russie (URSS), 1938, 112 min, v.o. russe, s.-t. f. Musique de Sergei Prokofiev.

Ce film relate les hauts faits d’arme du prince Alexandre (XIIIe siècle) au moment où son peuple était menacé de disparaître, pris en étau entre la progression des Mongols à l’est, et les Chevaliers Teutoniques, ordre militaire venu de l’ouest pour « germaniser » la terre russe sous des prétextes d’évangélisation.

De retour d’une dizaine d’années d’exil volontaire et après plusieurs projets avortés, le cinéaste retrouve la confiance du pouvoir. Commandé par Staline, le film peut, à un premier égard, être considéré comme un film de propagande propre à enflammer le patriotisme russe, et cela au moment de la renégociation du Pacte Germano Soviétique qui devait se signer en 1939. Cette dimension fut d’ailleurs à l’origine de son retrait du circuit, suite à la signature de l’entente, tout comme elle justifia sa nouvelle sortie en 1941, lorsque l’Allemagne brisa unilatéralement le traité en envahissant l’URSS.

Eisenstein a dépassé habilement le cadre de la commande initiale en signant l’un de ses films plastiquement les plus audacieux. Mettant à profit ses recherches sur le « montage harmonique », le cinéaste donne au film épique ses lettres de noblesse, se permettant la virtuosité d’une fascinante bataille sur les eaux glacées du Lac de Peïpous.

La gageure de ce film se révèle dans sa facture même, préconçue à l’extrême. La plupart des plans ont été dessinés d’abord, puis reconstitués de la manière la plus précise possible, avec au final très peu de mouvements de caméras. La dynamique de ce film repose entièrement sur le rythme du montage et sur les associations de formes prédéterminées dans les plans qui le composent. Cet aspect très contrôlé de la réalisation se montre à l’image même des conditions de production d’Eisenstein, encadré qu’il était par des membres de son équipe qui avaient la confiance du Parti. À commencer par Dmitri Vasilyev, apparatchik dont le nom est associé désormais à la coréalisation de Nevski.

IVAN LE TERRIBLE
Sergei Eisenstein, Russie (URSS), parties 1 et 2 avec entracte, 1944-45, 205 min, v.o. russe, s.-t. f.

Partie 1 :
En 1547, Ivan, le Grand Duc de Moscovie, est couronné tsar de toutes les Russies.
Partie 2 :
Le règne du tsar est menacé par un complot des Boyards (noblesse terrienne). Ivan organise en riposte un corps d’élite sanguinaire (L’Opritchnina) qui fait régner la terreur parmi la noblesse et la population.

Ivan le Terrible est unique dans la filmographie d’Eisenstein. Témoignant d’un recours immodéré à la gestuelle expressionniste qu’il avait dénoncé vingt ans auparavant, le cinéaste propose son œuvre ultime, à la fois tableau et ballet : l’un des sommets du 7e art.

Ce film est le fruit d’une nouvelle collaboration avec Prokofiev, qui avait aussi composé la musique d’Alexandre Nevski. À la seule et importante nuance que, cette fois, le cinéaste demanda au musicien de terminer la musique avant le tournage afin que les acteurs puissent s’en inspirer.

Ivan le Terrible devait faire partie des outils de propagande utilisés par Staline afin de rehausser son prestige personnel. Ce que l’on a appelé le « culte de la personnalité ». S’identifiant aux grands dirigeants de l’histoire de la Russie, le Georgien devenu dictateur, déguisé en secrétaire général, était aussi un grand consommateur de cinéma. Emballé par la première partie d’Ivan, Staline comprit trop tard la critique d’Eisenstein lorsqu’il visionna la seconde partie avant de l’interdire.

Pourtant, les parallèles que l’on peut établir entre la grandeur et la déchéance d’Ivan (1530-1584) et celle de Staline sont troublants. Ils ont été tous les deux de grands unificateurs et de grands réformateurs. Atteignant des sommets de pouvoir politique jusque là inégalés, ils se sont retrouvés assiégés, pour se réfugier derrière un rempart de terreur et de cruauté, condamnant à la misère et à la mort des populations entières.


Tricycle Iranien


ANTITUBE est heureux de présenter un cycle du cinéma iranien récent pour accompagner la création théâtrale Danse sur des verres d’Amir Reza Koohestani présentée dans le cadre des Théâtres d’Ailleurs, l’événement produit par le Carrefour international de théâtre de Québec.

Les films, Le Silence (1998) de Mohsen Makhmalbaf, Le Cercle (2000) de Jafar Panahi et 10 (2002) d’Abbas Kiarostami seront présentés respectivement les 22, 23 et 24 mai à 19 h 30, en guise d’introduction à l’événement Théâtres d’Ailleurs.

Ces films magnifiques traitent tous de la société iranienne contemporaine, abordant, par une critique souvent métaphorique, les problèmes de la condition féminine et de la liberté de parole.

Programmation :

24 mai 2005 à 19 h 30

Le Silence
Mohsen Makhmalbaf, France/Iran/Tadjikistan, 1998, 73 min
Tranchant avec les débats sur l’intégrisme et l’islamisme révolutionnaire, Mohsen Makhmalbaf a voulu écrire un film qui renouerait avec la tradition des contes persans. Il a conçu une œuvre qui nous parle de la difficulté d’être, mais qu’il voulait aussi comme une parabole sur la création artistique. Il a ainsi inventé le personnage d’un enfant aveugle, apprenti luthier, trop amoureux des jolis sons qui l’entourent. Le film évoque aussi l’amitié du petit Khorshid et de Nadereh, la jeune fille de l’arrêt d’autobus qui deviendra sa protectrice.
Le Silence a été tourné au Tadjikistan. Mohsen Makhmalbaf est né en 1957, en Iran. Il scénarise et monte tous ses films.

23 mai 2005 à 19 h 30

Le Cercle
Jafar Panahi, Iran, 2000, 89 min
Le troisième film de Jafar Panahi dénonce un grave problème qui hante la société iranienne, celui de la condition féminine après la révolution islamique. Les trois femmes du film présentent chacune un visage de l’oppression et de la privation de liberté dont sont victimes, encore aujourd’hui, de nombreuses Iraniennes. Pourtant, les hommes ne semblent pas entièrement responsables. Ils apparaissent aussi victimes d’un système qui les dépassent. En fait, parce qu’il se confronte au pouvoir avec lequel il doit jouer pour exister, le cinéma iranien ne peut prétendre être manichéen. Dans le pays qui jadis a inventé le manichéisme, il n’y a pas de véritables méchants.
Lion d’Or, Festival de Venise 2000.
Jafar Panahi est né en 1960, à Mianeh (Iran). En 1995, d'après un scénario de son ami Kiarostami, il réalise son premier long-métrage, Le Ballon blanc, qui remporte la Caméra d'Or à Cannes la même année.

24 mai 2005 à 19 h 30

10
Abbas Kiarostami, Iran, 2002, 94 min
10, c’est le nombre de séquences que contient ce film. 10 séquences dialoguées autour de la vie de six femmes, qui pourraient aussi bien être une seule et même femme. Tourné caméra numérique à l’épaule, ce film intimiste utilise la fibre documentaire pour mettre en scène la vie quotidienne du Téhéran d’aujourd’hui. Cette oeuvre fragmentaire est tout entière centrée sur le portrait d’une mère qui transporte dans son automobile divers personnages qui, en échangeant avec elle, finissent par composer une critique audacieuse de la société iranienne.
Abbas Kiarostami est né en 1940, à Téhéran (Iran). Son cinéma se distingue par la direction d’acteurs non professionnels ainsi que par l’utilisation de décors naturels.

Auditorium 1 du Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)
5 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec cartes
Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113





L’image du Noir dans le cinéma québécois


Dans le cadre du Mois de l’histoire des noirs, au Musée de la civilisation, Antitube et Écran Blanc présentent États du monde à Québec : L’image du Noir dans le cinéma québécois.


Diffuseur, Antitube grandit depuis 1996 avec la curieuse habitude de proposer des séances de réflexion qui animent l’Histoire et l’avenir des images en mouvement. Nous invitons cette fois-ci une jeune collectif né à Montréal : Écran Blanc qui nous présente les événements États du monde.

États du monde est né de cette nécessité peut-être plus impérieuse que jamais, celle d’affirmer le caractère politique d'un certain cinéma : un cinéma apte à faire émerger de nouvelles façons de penser le monde ; un cinéma apte à seconder et relancer la réflexion sur notre condition au sein de notre société.

Pour cette première saison, c'est la fiction identitaire qui a constitué le fil conducteur de la programmation. Quant aux questions que nous tenterons d'aborder, en voici quelques-unes : Comment le cinéma peut-il penser et nous aider à penser l'identité collective ? Cette identité, comment se forme-t-elle ? Et comment le cinéma la forge-t-il ? Comment pouvons-nous nous reconnaître dans le cinéma ? Et comment répondre à ses propositions ?

Dans le cadre du Mois de l’histoire des noirs, c’est en partant de ces avenues que les organisateurs d’Écran Blanc ont contacté ces conférenciers, spécialistes tant de la société québécoise que de la société africaine, afin de les inviter à réfléchir sur les apparitions du noir dans le cinéma québécois..

Programmation :

Vendredi 4 février à 19 h 30
La main invisible de Sylvain Lespérance
Conférencier : Bogumil Koss, historien

Samedi 5 février à 14 h
Le Nèg’ de Robert Morin
Conférencier : Guy Sioui Durand, sociologue

Samedi 5 février 19 h 30
Un jeu si simple et Golden Gloves de Gilles Groulx
À Saint-Henri le 5 septembre de Hubert Aquin
Conférencier : Gilles Gagné, sociologue

Auditorium 1 du Musée de la civilisation
(85, rue Dalhousie, Québec)
4 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec cartes
Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113





Cocteau
Le cinéma comme poésie


Tous les mercredis à 19 h 30
du 5 janvier au 9 février
Auditorium 1 du Musée de la civilisation

Antitube et le Consulat de France présentent, tous les mercredis à 19 h 30, du 5 janvier au 9 février 2005, au Musée de la civilisation, un événement consacré aux créations cinématographiques de Jean Cocteau. Les six films de la programmation couvrent l'essentiel de ses réalisations, qui vont de 1930 à 1959.

Poète, dramaturge, romancier, peintre, graveur, céramiste et, aussi, cinéaste, Cocteau est l'un des artistes français les plus singuliers du XXe siècle. Avec son film Le Sang du poète (1930), Jean Cocteau veut prolonger le combat des surréalistes pour l'inclusion du rêve dans les formes artistiques. Plus encore que Buñuel qui se situa principalement dans les limites plus bouleversantes d'un réel déviant, Cocteau a su donner corps au paysage cinématographique de ses rêves intimes en lui offrant les allures accessibles du songe romantique et du conte pour enfant.

Deux courants parcourent ces oeuvres. Premièrement, certaines peuvent être considérées comme une excroissance de son univers poétique et pictural, notamment la trilogie orphique réunissant Le Sang d'un poète, Orphée et Le Testament d'Orphée. Deuxièmement, d'autres sont directement des adaptations littéraires, soit de ses propres pièces de théâtre comme L'Aigle à deux têtes ou Les Parents terribles, soit du conte merveilleux de Mme Leprince de Beaumont, qui le rendit célèbre plus que tout, La Belle et la Bête.

Antitube, diffuseur d'événements cinéma et vidéo à Québec, et le Consulat de France sont heureux de vous inviter dans l'univers de Jean Cocteau, en pellicule 16 mm pour Le Sang d'un poète, et 35 mm pour tous les autres.

Programmation :

5 janvier
Le Sang d'un poète

Jean Cocteau, France, 1930, 55 min. Copie 16 mm, v. o. fr. s.-t.a.
Scénario : Jean Cocteau
Musique : Georges Auric
Production : Le Vicomte de Noailles
Avec Enrique Rivero, Lee Miller, Pauline Carton, Féral Brenga, Jean
Desbordes

12 janvier
L'Aigle à deux têtes

Jean Cocteau, France, 1948, 93 min. Copie 35 mm, v. o. fr. s.-t. a.
Scénario : Jean Cocteau
Musique : Georges Auric
Avec Edwige Feuillère et Jean Marais.

19 janvier
La Belle et la Bête

Jean Cocteau, France, 1947, 93 min. Copie 35 mm, v. o. fr. s.-t. a.
Scénario: Jean Cocteau
Photo: Henri Alekan
Musique: Georges Auric
Avec Jean Marais, Josette Day, Marcel André, Mila Parély, Nane Germon,
Michel Auclair

26 janvier
Les Parents terribles


Jean Cocteau, France, 1948, 105 min. Copie 35 mm, v. o. fr. s.-t. a.
Scénario: Jean Cocteau
Montage : Jacqueline Sadoul
Musique : Georges Auric
Avec Jean Marais, Yvonne de Bray, Josette Day


2 février
Orphée

Jean Cocteau, France, 1949, 112 min. Copie 35 mm, v. o. fr. s.-t. a.
Musique : Georges Auric
Scénario: Jean Cocteau
Avec Jean Marais, Maria Casarès, François Perier, Marie Dea, Juliette Greco,
Édouard Demit

9 février
Le Testament d'Orphée

Jean Cocteau, France, 1960, 83 min. Copie 35 mm, v. o. fr. s.-t. a.
Scénario: Jean Cocteau
Montage : Marie-Josèphe Yoyotte
Avec Jean Marais, Maria Casarès, Yul Brynner, Brigitte Bardot, Charles
Aznavour, Roger Vadim, Pablo Picasso, Serge Lifar, Claudine Auger, Henri
Crémieux, Édouard Demit, Jean-Pierre Léaud, Alice Sapritch, Daniel Gélin,
Marie-Josèphe Yoyotte, Françoise Sagan

Auditorium 1 du Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)
4 $ admission générale
2 $ membres d'Antitube et étudiant-e-s avec cartes

Réservation : (418) 643-2158
Information : (418) 524-2113



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