Les Sommets du
cinéma d’animation 3


Une sélection internationale des meilleurs films d’animation de la dernière année.

Une programmation de Marco de Blois, Cinémathèque québécoise


Pour le plus grand plaisir de tous, Antitube et la Cinémathèque québécoise, en collaboration avec le groupe Kiwistiti, annoncent la 3e (et très attendue!!) édition des Sommets du Cinéma d’animation.

Cette rétrospective internationale des meilleurs films d’animation de l’année, concoctée comme toujours par Marco de Blois, conservateur et programmateur à la Cinémathèque québécoise, remporte à chacune de ses éditions un immense succès. Cette année encore, les cinéphiles auront droit à une sélection à la fois rigoureuse et éclatée, vigoureuse et revigorante, regroupant des œuvres étonnantes et rares qui font honneur à l’animation.

La rétrospective débute par l’un des films les plus primés de l’année : Ryan, de Chris Landreth, une production de l’ONF ayant été remarquée dans plusieurs festivals prestigieux. Le film en nomination aux Oscars, Nibbles, de Chris Hinton, est également au programme.

Cette sélection permet de constater une fois de plus que l’animation regroupe tous les genres. Ainsi, des films comme La Petite Russie, Une petite symphonie nocturne, Welcome to Kentucky et Accordéon sont des œuvres audacieuses qui nous portent jusqu’au domaine de l’indicible. Ces cinéastes font éclater les frontières de la narration pour susciter en nous des émotions rares.

Les Sommets du Cinéma d’animation prouvent aussi que l’animation peut être à son meilleur dans le vidéoclip. Ainsi, dans les clips de The Real Tuesday Weld, Radiohead et Steriogram, des animateurs réputés mettent en valeur la musique de ces artistes.

Franche rigolade et sourires sont au programme grâce aux films Nibbles, Circuit marine, Roof Sex, La Divinité et Des câlins dans la cuisine. Quant à Powerplay  et Intolerance III: The Final Solution, ils se démarquent par leur caractère engagé, leur charge satirique et leur propos acerbes !

Les Sommets du Cinéma d’animation se composent de deux programmes. Le premier (14 h samedi et dimanche) peut être vu par l’ensemble de la famille (mais ne comporte pas de films pour enfants). Le second (19 h 30 samedi et dimanche) convient mieux aux adultes.


Programme 1 – samedi et dimanche à 14 h (tout âge)

Ryan 
 Chris Landreth [Can., 2004, 14 min, s.-t.f.]

L’Homme sans ombre
 Georges Schwizgebel [Qué.-Suisse, 2004, 10 min, sans paroles]

Jo Jo in the Stars
 Marc Craste [R.-U., 2003, 13 min, sans paroles]

La Divinité (Bozhestvo)
 Konstantin Bronzit [Russie, 2003, 4 min, sans paroles]

À travers mes grosses lunettes (Gjennom mine tykke briller)
 Pjotr Sapegin [Qué.-Norv., 2004, 13 min, v.f.]

La Petite Russie (La Piccola Russia)
 Gianluigi Toccafondo [It.-Fr., 2003, 17 min, sans paroles]

Nibbles
 Christopher Hinton [É.-U., 2003, 5 min, sans paroles]

Circuit marine
 Isabelle Favez [Fr.-Qué., 2003, 8 min, sans paroles]

The Real Tuesday Weld: Bathtime in Clerkenwell
 Alex Budowsky [É.-U., 2002, 3 min, v.o.a.]

Programme 2 – samedi et dimanche à 19 h 30 (convient mieux aux adultes)

Human Crazy
Yoji Kuri [Jap., 2004, 6 min, sans paroles]

Des câlins dans la cuisine
 Sébastien Laudenbach [Fr., 2004, 8 min, s.-t.a.]

Welcome to Kentucky
 Craig Welch [Qué., 2004, 12 min, sans paroles]

Empreintes
 Jacques Drouin [Qué., 2004, 5 min, sans paroles]

Roof Sex
 PES [É.-U., 2002, 1 min, sans paroles]

Radiohead: There There
 Chris Hopewell [R.-U., 2004, 5 min, v.o.a.]

Steriogram: Walkie Talkie Man
 Michel Gondry [É.-U., 2004, 3 min, v.o.a.]

Accordéon
 Michèle Cournoyer [Qué., 2004, 6 min, sans paroles]

Powerplay
 Greg Lawson [P.-B., 2004, 3 min, sans paroles]

Une petite symphonie nocturne (Malenkaya Nochnaya Simfoniya)
 Dmitriy Geller [Russie, 2003, 10 min, sans paroles]

Intolerance III: The Final Solution
 Phil Mulloy [All.-R.-U., 2004, 24 min, v.o.a.]


Auditorium 1 du Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)
4 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec cartes
1 $ pour les moins de 16 ans

Réservez tôt : (418) 643-2158


Femmefilm
AnnaKarina




Elle naquit plusieurs fois. D'abord Hanne Karen Blarke Bayer, quelque part au Danemark, un jour de septembre 1940. Elle naît aussi en France lorsque Coco Chanel rebaptise le mannequin Anna Karina. Elle naît encore, au cinéma bien sûr, dans les films de Jean-Luc Godard, son compagnon de vie durant huit ans.

Anna Karina irradie les films de sa présence et de sa beauté uniques, comme une icône qui représentera à jamais, plus que toute autre comédienne, la femme des années soixante. Elle fut l'égérie de la Nouvelle vague, tournant aussi avec Deville, Rivette et Varda. L'actrice a joué dans plus de soixante-dix films.

Au programme, d'abord son premier long métrage tourné en France en 1960. Ce soir ou jamais, réalisé par Michel Deville, raconte l'histoire de jeunes qui veulent monter un spectacle et des tribulations sentimentales qui en découlent. Le petit soldat, qu'on peut considérer comme le premier film politique de Godard, nous fait voir Anna Karina sous un autre angle, dans une oeuvre qui dénonce toute guerre, notamment la guerre d'Algérie et celle du Vietnam naissant.

Antitube, diffuseur d'événements cinéma et vidéo à Québec depuis 1996, rend hommage à l'icône, le temps de deux films, quelques jours avant son tour de chant (ANNA KARINA CHANTE AU QUÉBEC ACCOMPAGNÉE DE KATERINE. À Montréal : Théâtre Outremont, le 3 décembre. Québec : Théâtre Petit Champlain, le 5 décembre).

Au programme :

Vendredi 26 novembre à 19 h 30
CE SOIR OU JAMAIS de Michel Deville, France, 1961, 104 min.
Avec Anna Karina, Claude Rich, Georges Descrières, Guy Bedos, Françoise Dorléac

Samedi 27 novembre à 14 h
LE PETIT SOLDAT de Jean-Luc Godard, France, 1963, 87 min. Avec Anna Karina, Michel Subor, Henri-Jacques Huet, Jean-Luc Godard

Auditorium 1 du Musée de la civilisation
4 $ admission générale / 2 $ étudiant-e-s avec carte
Réservation : 643-2158
Info : (418) 524-2113.


d_calage



En présence des commissaires et des artistes

Antitube et le Groupe Intervention Vidéo (GIV, Montréal), voué depuis sa création il y a 25 ans à la production, la distribution et la diffusion d’œuvres vidéo réalisées par des femmes, présentent l’événement d_calage, une soirée double consacrée à la vidéo et à la performance.

d_calage est un projet d’échange entre le Québec et la Belgique imaginé par deux commissaires, Joanna Empain et Caroline Pierret, autour de la vidéo et de la performance. Pour débuter la soirée, un programme vidéo constitué de huit bandes.

Œuvres de femmes d’Europe et d’Amérique, se rencontrant au moyen de l’expression électronique, d_calage joue sur les tableaux mouvants de la singularité, de la communion et du décalage des identités. C’est aussi une offre faite de découvrir un aspect de la vidéo expérimentale des Belges, trop rarement diffusée chez-nous.

La seconde partie de la soirée nous permettra également de goûter au renouveau du féminisme des années 2000, avec la performance, une première à Québec, du groupe montréalais Women With Kitchen Appliances.

Les Women With Kitchen Appliances sont quatre ou cinq ou six. Identiques. Interchangeables. Jetables. Et mortellement sérieuses. Elles sont un groupe rock, un projet sonore, un cabaret, un collectif d’art de performance, proposant tant une routine synchronisée de gants caoutchoutés, qu’une lessiveuse à poulet barbecue ou un air de Noël fait de farine à pâtisserie. Elles ont performé sur des scènes et sur de la pelouse, dans des tentes, des lofts, des lounges et des galeries. Leur rêve : intégrer leurs instruments à une multitude d’environnements, de sons humains, d’habitations, de modes de vie, de rassemblements, d’activités, d’habitudes, de dépendances, de phobies, de plaisirs, de folies et de merveilles.

Programmation :

Vendredi 22 octobre à 20 h


Plier
Karen Vanderborght / 2003 / 4 min 30 s / Belgique
Échelle Humaine
Manon De Pauw / 2004 / 4 min / Québec
Blizzard Blizzard
Julie-C.-Fortier / 2000 / 3 min 18 s / Québec
The Breathing Lesson
Dora Garcia / 2001 / 6 min / Belgique
Attente.espera
Joanna Empain / 2001 / 3 min 47 s / Québec
Pays – villes
Anne Smolar / 2003 / 9 min / Belgique
The Bathroom Tapes : Track 3; Take 4 « My Man »
Dayna McLeod / 2000 / 2 min 5 s /Québec
What are we doing tonight ?
Marie Vermeiren / 2002 / 7 min / Belgique


Vendredi 22 octobre à 20 h
Salle Multi de Méduse (591, rue de Saint-Vallier Est, Québec

4 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte
Billets en vente à la porte
Info : (418) 524-2113.




Antitube (Québec), Spirafilm (Québec), le Festival Off-Courts (Trouville – Normandie – France), le Musée de la civilisation (Québec), Prends-ça court (Montréal) et la Galerie Rouje (Québec)

Présentent

Le ranch du court
La fête du court-métrage à Québec


Vendredi 15 et samedi 16 octobre 2004
à Québec seulement!

4 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube, Spirafilm et étudiant-e-s avec carte
1 $ pour les moins de 16 ans (volet Des courts pour les petits)

BILLETS EN VENTE À L'ENTRÉE

Nous le savons, le court métrage, au Québec comme en France, est de plus en plus populaire !!!! Des Normands et des Québécois s’unissent pour vous offrir Le Ranch du court, une fête internationale du court métrage à Québec.

Les vendredi 15 et samedi 16 octobre, à la Galerie Rouje, la prairie des cinéphiles sera envahie par un troupeau de films choisis par quatre programmateurs chevronnés et fringants :  Samuel Prat du Festival Off-Courts de Trouville (Normandie/France), Danny Lennon, animateur des populaires soirées Prends-ça court ! à Montréal, et aussi programmateur pour les festivals Fantasia et Comédia, le pendant cinéma de Juste pour rire, Sandra-Dalhie Goyer, représentante de Off-Courts (Trouville) au Québec, et Martin Brouard, directeur de Spirafilm et programmateur du Festival de cinéma des 3 Amériques à Québec.

Venez découvrir des œuvres surprenantes et inédites à Québec. Chaque soirée se poursuivra en danse grâce à la musique de Bazouka Crew, un trio d’authentiques D.J. Normands venus spécialement pour l’occasion à Québec.

Le Musée de la civilisation se met de la partie et reçoit une turbulente programmation de courts pour les petits pondue par le Festival Off-Courts. Une occasion de ravir les têtes d’enfants et de faire rêver les grands esprits !

Une invitation est donc lancée à tous les cinéphiles pour cette fête du court-métrage à Québec.

Vendredi 15 octobre

> 20 h : programme 1 - Galerie Rouje
> 23 h : Bazouka Crew (authentiques D.J. normands) - Galerie Rouje

Samedi 16 octobre

> 14 h : Des courts pour les petits - Musée de la civilisation
programmation internationale pour les enfants de 7 ans et plus
> 20 h : programme 2 - Galerie Rouje
> 23 h : Bazouka Crew (authentiques D.J. normands) - Galerie Rouje

Galerie Rouje : 228, rue Saint-Joseph Est
Musée de la civilisation : 85, rue Dalhousie


Info : (418) 524-2113.



Le théâtre de la maison céleste

Antitube et l'artiste Mariette Bouillet vous convient, au Studio d’essai de Méduse, à la première présentation du Théâtre de la maison céleste, création multidisciplinaire qui propose une sorte d'archéologie fantasmagorique sur les traces d'un lieu de mémoire, une maison abandonnée de l'ancien quartier chinois de la ville de Québec, autrefois centre de rassemblement politique, social et religieux de la communauté des Célestes aujourd'hui disparus.

De nature expérimentale, ce projet théâtralise une création vidéographique en l'intégrant aux interventions scéniques et musicales d'un théâtre de masques, d'ombres et d'objets. S'inspirant de la pratique japonaise du Misemono qui signifie « choses à  faire voir », Le Théâtre de la maison céleste se révèle une sorte de « théâtre à regarder » qui se nourrit du côté des arts visuels et des formes originelles du cinématographe, artisanales et performatives, dont les projections lumineuses étaient accompagnées de trames sonores et musicales interprétées en direct, comme dans Le Théâtre optique d’Émile Reynaud ou les pièces d'ombres du Cabaret du chat noir.

Sur les vestiges de la « maison céleste », objets orphelins, muets et poussiéreux qui témoignent de façon saisissante de la disparition de la communauté chinoise, Le Théâtre de la maison céleste  porte un éclairage ambivalent, à la fois documentaire et imaginaire, se laissant aller à la rêverie plutôt qu'à l'explication, à une vision irréelle plutôt qu'à la reconstitution, à la fiction poétique plutôt qu'à l'objectif. Mettant à nu le travail de l'oubli et les fractures du temps, les résurrections oniriques du passé du Théâtre de la maison céleste  forment le collage de dérives poétiques amassant de l'univers autour d'un lieu, d'un signe, d'une photographie, d'une coupure de journal ou d'un objet pour évoquer les morts d'un monde révolu qui nous demeure étranger.

Les acteurs donnent corps à ces rêveries en manipulateurs de ces traces dont l'imaginaire s'est emparé, qu'il s'agisse de bouliers, de mah-jongs ou de gongs, laissés à l'abandon. Personnages fantomatiques aux masques photographiques et à la gestuelle marionnettisée, leur rôle consiste essentiellement à réaliser des actions visuelles à forte prégnance scénique. Leurs apparitions et leurs disparitions suivent le rythme de tableaux rigoureusement construits. Parfois, ce sont les objets seuls qui, mus par des forces invisibles, deviennent les acteurs de ce théâtre d'images, dans un mouvement poétique et autonome de l'inanimé.

Empruntant à la musique ses pouvoirs de polyphonie et de mise en fusion, le rythme fragmenté du Théâtre de la maison céleste épouse une suite de séquences qui demandent à être ressenties sur le mode de la contemplation.  Sa lenteur cherche à provoquer chez le spectateur un autre état de perception du temps, un certain type d'écoute. C'est en quelque sorte un théâtre  du « temps suspendu », du « sens suspendu » : en dehors de toute évidente intelligibilité, quelque chose se raconterait dont on éprouverait mystérieusement la logique des enchaînements et des figures... Dans cet autre temps, entre la veille et le sommeil, la mémoire et l'oubli, le rêve et l'Histoire, une subjectivité cherche à irradier en cercles concentriques autour du spectateur.

Antitube, diffuseur d’événements cinéma et vidéo à Québec depuis 1996, est heureux de vous présenter cette création de Mariette Bouillet.

Samedi 9 et dimanche 10 octobre
Trois représentations par jour : 14 h, 16 h et 20 h 30
Studio d'essai de Méduse (591, rue de Saint Vallier Est, Québec)
Entrée libre sur réservation seulement : 529 2876

Installée à Québec depuis 1997, Mariette Bouillet développe un travail polymorphe : écriture de chansons, de poèmes, de textes critiques, dramatiques, scénaristiques, commissariat, réalisation de portraits-documentaires, créations vidéographiques, performances et projets multidisciplinaires. Favorisant l'échange et l'art au quotidien, elle travaille généralement avec son époux, l'artiste Henri Louis Chalem. Ses oeuvres ont été présentées au Canada, en France, au Maroc, en Pologne et à New York.


3 Traces de Plume

Les mercredis 15, 22 et 29 septembre 2004
à 19 h 30
Auditorium 1 du Musée de la civilisation
(85, rue Dalhousie, Québec)

Antitube présente un petit événement sur les présences de Plume au cinéma à travers trois décennies et beaucoup de frasques immortelles passées dans l’oubli.

Plusieurs connaissent ce chanteur poilu qui fait le bonheur de tous les irrévérencieux de notre beau pays depuis plus de trente ans. Mais beaucoup ignorent que le Sieur Latraverse a pondu une vidéo en 1973, Babel 78, que vous pourrez voir le mercredi 15 septembre. Le mercredi 22 septembre le seul film entièrement consacré à la galaxie plumienne, Plume Ô Rage électrique (1985) de Carl Brubacher, et dans lequel on croise plusieurs compagnons du chanteur. L’ensemble est tendanciellement débridé, ce qui est normal car nous avons affaire à une gang de malades, qui sont aussi des êtres libres qui meurent souvent de « soif auprès de la fontaine ». Le mercredi 29 septembre, nous conclurons avec La Liberté en colère de Jean-Daniel Lafond. Bien que le film  porte sur le destin de quelques membres du FLQ — des années soixante engagées aux années quatre-vingt-dix assagies —,  il touche indirectement notre propos : un document important propre à plaire à tout véritable fan du chanteur. Nous voyons Plume tout au long du film, écrire une chanson. Nous le surprenons au cœur d’un travail de conception.

Antitube, diffuseur d’événements cinéma et vidéo à Québec depuis 1996, est heureux de vous convier à 3 traces de Plume, un regard sur ce chanteur unique à travers quelques morceaux d’histoire du cinéma québécois.

15 septembre
Babel 78
de Michel « Plume » Latraverse (1973)

22 septembre
Plume Ô rage Électrique
de Carl Brubacher (1985)

29 septembre
La Liberté en colère
de Jean-Daniel Lafond (1994)


4 $ admission générale / 2 $ étudiant-e-s avec carte
Réservation : 643-21583


Le premier et le dernier film sur la Floride :

Daytona et Voir Miami...

Vendredi 3 septembre à 20 h
Salle Multi de Méduse

Pour débuter sa nouvelle saison, Antitube vous présente en première à Québec Daytona (2003), un documentaire coup de poing du jeune collectif Amérika Orkestra qui a fait sensation aux derniers Rendez-vous du cinéma québécois avant de connaître une carrière en salle à Montréal.

Les statistiques le disent : Daytona accueille chaque année environ 100 000 jeunes dont le seul but est de fêter pendant les deux semaines que dure l’événement. Les jeunes arrivent la plupart du temps en voyage organisé.

Bière, sexe expérimental, drogue, concours des plus beaux muscles, des plus petits g-strings, des plus gros seins… Bienvenue au royaume des substances illicites et de l’apparence! Les cinéastes ont suivi cinq groupes de jeunes Québécois. Plusieurs viennent de la Rive-Sud de Québec et de Montréal.

En première partie : Voir Miami… chef-d’œuvre du cinéma direct réalisé en 1962 par Gilles Groulx, sur un texte de Paul-Marie Lapointe. Consacré meilleur film au Festival de Leipzig en 1962, Voir Miami… est aussi l’un des grands films censurés de notre cinématographie.

Quarante ans séparent ces deux visions d’un monde qui appelle l’exil. Un monde pour lequel plusieurs se damnent en croyant appliquer un baume sur leur désespoir. Comme d’autres le feraient avec une lotion sur une peau trop exposée.

La Floride fantasmée, c’est un fait indéniable, est partie intégrante de l’identité québécoise!

C’est avec plaisir qu’Antitube vous convie à son 110e événement, un face à face avec le rêve américain dans toute sa splendeur.

(591, rue de Saint-Vallier Est, Québec)
4 $ admission générale / 2 $ étudiant-e-s avec carte
Billets en vente à la porte
Info : (418) 524-2113


ANTITUBE vous propose Du Gilles Carle tout l’été !

Cinéma Ciné-Carle :
la seconde époque.


Auditorium 1, Musée de la civilisation (Québec)
réservation : 643-2158 / info : www.antitube.org
4 $ admission générale
2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte

Succédant à l’événement Le premier Carle présenté en janvier dernier, et qui avait connu un grand succès, nous récidivons avec la seconde époque de l’œuvre de ce cinéaste remarquable.

Les mercredis de juin, juillet et août, assistez à Cinéma Ciné-Carle : la seconde époque, présenté par Antitube, diffuseur d’événements cinéma et vidéo à Québec.

Au programme en juin : courte fiction et documentaires.

Mercredi 16 juin 2004 à 19 h 30
(première soirée gratuite)

Cinéma/Cinéma
Gilles Carle, Montréal, 1985, 72 min

La production du studio francophone de L’ONF vue par l’un de ses plus célèbres participants : Gilles Carle. Mémoire, extraits et sourires rétrospectifs.

avec, en première partie

L’Âge de la machine
Gilles Carle, Montréal, 1978, 29 min

Avec Michèle Magny, Gabriel Arcand, Jean Mathieu, Jean-Pierre Saulnier, Guy Thauvette, Jocelyn Bérubé, Sylvie Lachance et Willie Lamothe

Un des bijoux du cinéma québécois des années soixante-dix. En 1933, un jeune policier montréalais, à peine sorti de l’école, vient chercher un prisonnier un peu particulier à la gare de Senneterre (Abitibi).

Mercredi 23 juin 2004 à 19 h 30

Jouer sa vie
Gilles Carle, Montréal, 1982, 80 min

Avec Bobby Fisher, Boris Spassky, Fernando Arrabal, Anatoly Karpov, Viktor Kortchnoi

Un documentaire sur le fascinant monde des échecs et des championnats de grands maîtres avec, en arrière plan, les tensions est-ouest et la guerre froide. Jouer sa vie sur l’échiquier international.

Mercredi 30 juin 2004 à 19 h 30

Le diable d’Amérique
Gilles Carle, Montréal, 1991, 72 min

Avec Jean Du Berger, Barry Jean Ancelet, François-Marc Gagnon, Michel Indergand, Benoît Lacroix, Sherril Mulhern, Alain Serafini, Séverine Singh

En Amérique, le diable omniprésent traverse les siècles et nourrit l’imaginaire de nos peurs et de nos superstitions.

En juillet et août : les grandes fictions
(programmation sujette à changements)

Mercredi 7 juillet 2004 à 19 H 30
Le viol d’une jeune fille douce(1968)

Mercredi 14 juillet 2004 à 19 H 30
Red(1970)

Mercredi 21 juillet 2004 à 19 H 30
Les Mâles(1971)

Mercredi 28 juillet 2004 à 19 H 30
La vraie nature de Bernadette(1972)

Mercredi 4 août 2004 à 19 H 30
La mort d’un bûcheron(1973) 

Mercredi 11 août 2004 à 19 H 30
Les Plouffe(1981)


ANTITUBE présente, dans le cadre du Carrefour international de théâtre

Histoires de pratiques
5 documentaires sur l'envers du spectacle théâtral au Québec

Du 13 au 18 mai 2004 (relâche le 15 mai)
Musée de la civilisation (Auditorium 2) à 14 h
Admission : 2 $ / réservation : (418) 643-2158

Dans le cadre du Carrefour international de théâtre, Antitube vous présente une série de films documentaires qui explorent les revers du spectacle théâtral au Québec.

Depuis trois ans, nous avons vu poindre des oeuvres documentaires d'une qualité rare. Elles ont toutes en commun d'explorer les coulisses de la scène théâtrale, de démasquer le quotidien des metteurs en scène, des concepteurs artistiques et des comédiens, de montrer le métier sous d'autres angles que celui trop exclusif du moment de la représentation publique.

Jeudi 13 mai à 14 h

Jean-Pierre Ronfard : sujet expérimental
Annie Saint-Pierre, Québec, 2003, 60 min

Avec Jean-Pierre Ronfard, Robert Gravel, Alexis Martin, Anne-Marie Provencher, Pol Pelletier.

Vendredi 14 mai à 14 h

Casa Loma : journal de bord
Carlos Ferrand, Québec, 2002, 89 min

AVEC Pol Pelletier, Laurence Durand, Érika Gagnon, Mohsen El Gharbi, Guylaine Guérin, Aimée Lee, Yann Perreault, Jean Regnier, Sasha Samar, Luz Tercero.

Relâche le 15 mai

Dimanche 16 mai à 14 h

3 soeurs en 2 temps
Benoît Pilon, Québec, 2002, 96 min

Avec Luce Pelletier, Denis Bernard, Marie-France Marcotte, Catherine Bégin, Benoît Girard.

Lundi 17 mai à 14 h

Naissance d'une messe (La)
Jean-Claude Coulbois, Québec, 2002, 72 min

Avec André Brassard, Michel Tremblay, Jean-Louis Millette, Marc Béland, Frédérique Collin, Renée Cossette, Michel Dumont, Muriel Dutil, Rita Lafontaine, Sylvie Léonard, Gilles Renaud, Stéphane Simard, Louise Turcot.

Mardi 18 mai à 14 h

Chercheurs de miracles
David Clermont-Béïque, Québec, 2001, 85 min

Avec Robert Lepage et la troupe de la pièce La Géométrie des miracles.




Le Panlogon

de Lydie Jean-Dit-Pannel
Samedi 10 avril 2004 à 19 h 30
au Musée de la civilisation (Auditorium 1)

En présence de l'artiste

Dans le cadre de ses événements découvertes de la jeune vidéographie européenne, Antitube reçoit l'artiste française Lydie Jean-Dit-Pannel qui vient nous présenter en exclusivité en Amérique du nord son premier long métrage vidéo qui a pour titre Le Panlogon ou l'histoire du concierge de la Tour de Babel.

Lydie Jean-Dit-Pannel est une vidéaste de renommée internationale. Elle vit et travaille en France. Récemment, elle a collaboré au spectacle Zulu Time de Robert Lepage. C'est à l'occasion de son passage à Québec pour une exposition à L'oeil de poisson que nous présentons son premier long métrage.

Mettant à profit des images de voyages et d'expériences intimes, confrontées au travail de comédiens mis en scène dans un contexte de trucage électronique, Le Panlogon est l'une des plus ambitieuses sommes de la création vidéographique française contemporaine.

Le Panlogon
est l'histoire du concierge de la Tour de Babel. Il vit seul au rez-de-chaussée de la Tour. À l'extérieur, l'humanité est endormie. Le concierge veille sur ses rêves. Le concierge est un homme qui a la soixantaine. Il porte une grosse clé, accrochée à sa ceinture par un cordon en chanvre torsadé. Il la serre constamment dans sa main, il ne dort jamais. Les chats qui errent dans les couloirs de la Tour sont ses seuls interlocuteurs.





Filles Ex(périmentales)

Vendredi 9 avril 2004 à 19 h 30
au Musée de la civilisation (Auditorium 1)

En présence de Philippe Gendreau, commissaire invité.

Dans le cadre de ses événements découvertes du cinéma canadien, Antitube a invité le commissaire indépendant Philippe Gendreau à dresser un panorama du cinéma expérimental contemporain réalisé par des femmes au Canada.

Ex-programmateur de la section courts métrages au Festival du nouveau Cinéma et des nouveaux Médias de Montréal, Philippe Gendreau a été à même de saisir une véritable effervescence de l'expérimentation cinématographique chez les jeunes cinéastes canadiennes. Pourquoi est-ce généralement des femmes ? Il laisse aux sociologues le soin d'expliquer les raisons. Pour sa part, il constate et apprécie.

Un programme constitué uniquement de films des dernières années permettra de saisir des techniques, des lignes de force, des thèmes et des préoccupations. Elle rendra compte également des différents contextes de production et de diffusion qui ont pu favoriser l'émergence de ces talents (la ferme de Phil Hoffman, le collectif The Loop, etc.).
C'est aussi une occasion pour commenter le fait que l'expérimentation en arts médiatiques passe souvent par le film chez nos voisins anglophones, alors que la vidéo est plus facilement privilégiée au Québec. Une seule exception au Québec, Louise Bourque, d'ailleurs intégrée à cette programmation.

Au programme :

Cinema & Visual Pleasure
d'Annie MacDonell, 2001, 35mm, 9 min
Still Here
de Karyn Sandlos, 2001, 16mm, 7 min
Fluid
de Maria Raponi, 1999, 16mm, 4 min 30 s
Glimmer
de Maria Raponi, 2002, 16mm, 4 min
Jours en fleurs
de Louise Bourque, 2003, 35mm, 4 min 30 s
Light Magic
d'Izabella Pruska-Oldenhof, 2001, 16mm, 3 min
Song of the Firefly
d'Izabella Pruska-Oldenhof, 2002, 35mm, 4 min 30 s
Cooper/Bridges Fight
de Christina Battle, 2002, 16mm, 3 min
The Last Split Second
de Judith Doyle, 1998, 16mm, 7 min
Incantation
de Cara Morton, 1997, 16mm, 5 min
Fix
de Michele Stanley, 2001, 16mm, 3 min
Zyklon Portrait
d'Elida Schogt, 1999, 16mm, 13 min
Nobody Nothing
de Bridget Farr, 1998, 35mm, 4 min
Self Portrait Post Mortem
de Louise Bourque, 2002, 35mm, 2 min 30 s
Sparklehorse
de Gariné Torossian, 1999, 16mm, 9 min





Courtes fictions et preuves accablantes

Une soirée en compagnie du cinéaste de Québec Jeremy Peter Allen

Vendredi le 27 février 2004 à 19 h 30

Québec, lundi 16 février 2004. Dans le cadre de ses fameux événements Avant d'être longs, ils étaient courts !, Antitube présente une soirée dont le prétexte est la célébration de l'humour et du talent d'un cinéaste de Québec : Jeremy Peter Allen.

D'origine anglophone, Jeremy Peter Allen a grandi dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, au coeur de la capitale québécoise. Formé en cinéma à l'Université Concordia (Montréal), Jeremy Peter Allen revient ensuite à Québec. Dans les années quatre-vingt-dix, il est devenu l'un des artisans du renouveau de Spirafilm, coopérative de cinéastes indépendants. Durant toutes ces années, Jeremy Peter Allen a réalisé de nombreux courts métrages, dont plusieurs ont mérité des prix ici et à l'étranger.

Le recul permet de dégager de son oeuvre des thèmes récurrents : une obsession pour les sectes, une dénonciation de la fausse science, le combat contre la manipulation des crédules et l'exploration du florilège des gestes suicidaires.

En dehors de ses projets créatifs personnels et de ses coréalisations avec Martin Le Blanc, il est fréquemment sollicité comme producteur ou directeur de production. Cette année, Jeremy Peter Allen va lancer son premier long métrage qui a pour titre  Manners of Dying, d'après la nouvelle de Yann Martel, entièrement produit à Québec et mettant en vedette Roy Dupuis.

Comme nous l'avions fait avec Ricardo Trogi et Francis Leclerc, nous rapatrions les courts métrages d'un cinéaste pour nous pencher sur la genèse d'une oeuvre d'auteur et ainsi découvrir une sélection de ses meilleures fictions.

Antitube, diffuseur d'événements cinéma et vidéo à Québec depuis 1996, est heureux de vous proposer cette rencontre avec Jeremy Peter Allen et ses courtes fictions.

Au programme de la soirée :

Last Days in Babylon
Québec, 1995, 33 min

Requiem contre un plafond
Québec, 2000, 30 min

Les douches fulgurantes
Coréalisé avec Martin Le Blanc, Québec, 1998, 11 min

The Final Step to Freedom
Coréalisé avec Martin Le Blanc, Québec, 2002, 12 min

Institut Central Cosmiste
Coréalisé avec Martin Le Blanc, Québec, 2003, 22 min






Dans le cadre du Mois multi

Antitube, La Bande vidéo et les Productions Recto-Verso présentent

Black Box
Purform = Alain Thibault et Yan Breleux (Mtl)

Vendredi 13 février à 20 h 30


Le compositeur

Alain Thibault et l'artiste visuel Yan Breuleux partagent un intérêt commun pour la recherche formelle sur la perception des images et du son, à l'intérieur de dispositifs de diffusion à caractère immersif. Le duo a obtenu une mention pour la vidéo-musique a-lightau Prix Ars Electronica 1998 (Linz, Autriche) dans la catégorie animation par ordinateur. Leur suite vidéographique a-b-c-lighta été diffusée dans plusieurs pays d'Europe. Leur oeuvre pour multi-écrans FAUSTechnologyfut créée lors d'ELEKTRA 2001 et présentée à Nagoya (Japon), lors du International Symposium for Electronic Arts ISEA 2002 ainsi qu'au festival Dissonanze 2003 à Rome (Italie).

Black Box

est une oeuvre de performance multimédia, en temps réel, qui explore les effets psycho-sensoriels de la synchronicité du son et de la lumière électronique dans un contexte de diffusion extrême : quatre écrans vidéo alimentés par quatre ordinateurs générant en direct des animations numériques et un système de sonorisation quadraphonique pour une diffusion de type surround.

Portrait de Bouddha
suivi de
Espèces menacées
Living Cinema = Pierre Hébert (Mtl) et Bob Ostertag (É.-U.)

Samedi 14 février à 20 h 30

Living Cinema

propose une performance multimédia, où la musique concrète et le cinéma d'animation sont improvisés en direct. Les images et les sons y sont traités numériquement à l'aide de logiciels conçus spécialement par Bob Ostertag. Bien qu'elle fasse une utilisation intensive des technologies de pointe, la pièce n'est aucunement une célébration de la technologie. Il s'agit plutôt d'une mise en question de cette dernière et de son rapport avec le corps humain et avec le monde. Living Cinema est un projet ouvert qui vise à refléter le monde changeant au sein duquel il a été créé. Espèces menacées est la nouvelle étape de ce projet évolutif dont la phase précédente, Entre la science et les ordures, fut présentée à travers le monde et existe en version film, sur support DVD.

Portrait de Bouddha

, présenté avant Espèces menacées et contrastant avec la dynamique exutoire de celle-ci, est plus introspective et minimaliste. Performance multimédia, elle commence et conclut par une image réelle captée dans le lieu même où elle se déroule. Une improvisation méditative avec peinture sur verre et voix, sur un fil tendu entre un lieu concret et le visage calme et serein du bouddha.

Établi à San Francisco,

Bob Ostertag est une figure majeure de la musique électronique. Il est connu depuis plus de vingt ans en tant qu'improvisateur et compositeur. Il a vingt albums à son actif. Sa dernière pièce multimédia,Yugoslavia Suite, a connu un succès international. Établi dans la région de Montréal, Pierre Hébert fut, de 1965 à 1999, réalisateur à l'emploi de l'Office national du film du Canada. Il a réalisé une vingtaine de courts métrages ainsi qu'un long métrage, la Plante humaine, qui s'est mérité une reconnaissance internationale. Ses performances d'animation gravée sur pellicule en direct l'ont amené à se produire dans de nombreux pays. Pierre Hébert et Bob Ostertag collaborent sur plusieurs projets depuis 1990.

Salle Multi de Méduse (591, rue De Saint-Vallier Est, Québec)

12 $ admission générale
6 $ membres et étudiant-e-s avec carte
réservation : 524-7577




Le premier Carle

Une soirée cinéma consacrée à la genèse du cinéaste.

Le mardi 27 janvier 2004
19 h 30
Auditorium 1, Musée de la civilisation (Québec)

Des premiers documentaires au premier long métrage de fiction, au début des années soixante, Gilles Carle s'installe peu à peu comme l'un des cinéastes québécois les plus renommés. La popularité qu'il acquiert est sans doute dûe au fait qu'il filme la socialité québécoise sans jamais la travestir. Il est en cela l'un des artistes majeurs de la Révolution tranquille. Il est aussi l'un des premiers à intégrer l'humour et la truculence dans ses documentaires. La vie quotidienne est pour lui la source de toutes les inspirations. On comprendra ainsi qu'il ne prise guère le sérieux empesé de certains de ses contemporains.

Au programme de cette soirée :

Patinoire
1963, 10 min 02 s

Patte mouillée
1963, 9 min 24 s

Solange dans nos campagnes
1964, 28 min 45 s
Avec Patricia Nolin, Louise Marleau, Benoît Marleau, Hervé Brousseau, Ovila Légaré, Judith Paré, Dominique Bourgeois, Paul Gélinas.


Percé on the Rocks
1964, 9 min 28 s

La vie heureuse de Léopold Z
1965, 68 min 20 s (Grand Prix du cinéma canadien 1965)
Avec Guy L'Écuyer, Paul Hébert, Suzanne Valery, Monique Joly, Jacques Poulin, Gilles Latulippe, Bernard Lapierre, André Gagnon.






Antitube et le Consulat Général de France à Québec
présentent

L'animation française dans tous ses états
45 films d'animation regroupés en 5 programmes


Les mercredis 14, 21 et 28 janvier, 4 et 11 février 2004
19 h 30
Auditorium 1, Musée de la civilisation

Québec, le 7 janvier 2004 – Antitube et le Consulat général de France à Québec s'associent pour présenter L'animation française dans tous ses états, cinq soirées consacrées au nouveau cinéma d'animation français, tous les mercredis, du 14 janvier au 11 février 2003, au Musée de la civilisation, à Québec. Le ministère des Affaires étrangères (France), le Centre international du cinéma d'animation (Cica, France), en collaboration avec l'Association française du cinéma d'animation (AFCA), ont souhaité montrer la richesse du cinéma d'animation français dans sa créativité, mais aussi dans ses techniques. C'est cette diversité des approches que tente de refléter la quarantaine de films ou courts métrages retenus autour de cinq thématiques : Courses poursuites et polars; Envols; Bestiaire; Contes modernes; Mondes familiers, mondes insolites.

Le film d'animation français, même s'il n'est pas souvent présenté sur nos écrans québécois, possède tout de même ses vedettes " historiques " qui, de temps à autre, ont su enthousiasmer les publics du monde entier. Souvenons-nous de Paul Grimault et Jacques Prévert, dans les années 50, avec La Bergère et le Ramoneur. Sans nous attarder aux Astérix, pensons à René Laloux, dans les années 70, avec La Planète sauvage. Plus récemment, nous avons côtoyé l'imaginaire de Michel Ocelot, avec Kirikou et la sorcière. Puis, cette année, nous avons fait la connaissance des Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet, film qui vient à peine d'arriver au Québec, où il a en partie été conçu.

Voilà pour le long métrage! Évidemment, peu de films d'animation français ont été projetés au Québec. Pourtant, les productions sont nombreuses et de haute qualité. C'est pour remédier à ce manque que cette programmation de cinq soirées a été organisée. Ainsi, nous découvrirons 45 films qui nous feront voyager dans de drôles d'univers, qu'ils soient fantasques, comiques, sérieux ou mélancoliques. Chacun de ces films fait appel à l'une ou l'autre des diverses techniques du cinéma d'animation.

Bien sûr, il y a le dessin animé traditionnel que l'on confectionne en assemblant des personnages ou des objets peints sur des feuilles de cellulos avec des décors sur du papier ou du carton. Il y a aussi la pixillation qui est une technique où l'on photographie des acteurs image par image afin de contrôler leurs actions en les animant par la suite. Le papier découpé, qui peut avoir recours ou non au collage d'images préexistantes, suit le même principe. Parfois, on utilise également les marionnettes articulées qui permettent d'avoir plus de volume et d'accentuer le réalisme. Celles-ci sont souvent en pâte à modeler ou en latex, mais il en existe de toutes sortes. Et puis, les films en images numériques abondent, car ils sont économiques et de plus en plus réalistes. Aujourd'hui, ce sont les méthodes les plus répandues, mais le film d'animation est sans limites... Tout ce qui est possible de déplacer, d'une façon ou d'une autre, peut être animé au cinéma.

Antitube, diffuseur d'événements cinéma et vidéo à Québec depuis 1996, et le Consulat général de France à Québec, sont heureux de vous proposer cette fête du cinéma comme premier événement de 2004.



Programmation :

Mercredi 14 janvier à 19 h 30

Bestiaire

Toro de nuit de Philippe Archer, 1996, 5 min 47 s (dessin sur cellulos)
Zob de Moor de François Perreau et Franck Guillou, 1997, 3 min 30 s (encre sur papier, photocopies, ordinateur 2D)
Guano ! de Federico Vitali, 1992, 9 min (cellulos)
Du zéro des arènes d'Isabelle Faivre, 1996, 3 min (crayon sur papier)
La vache qui voulait sauter par-dessus l'église de Guillaume Casset, 1997, 7 min 18 s (marionnettes, ordinateur 2D)
Vermillon, la grande musique de Nicolas Jacquet, 1998, 2 min 30 s (crayon sur papier)
Le chat d'appartement de Sarah Roper, 1998, 7 min (dessin sur cellulos)
Les aventures de Léon, on n'est pas des sauvages de Marie-Christine Perrodin, 1997, 5 min 20 s (pâte à modeler)
Zèbres de Bruce Krebs, 1999, 3 min (dessin sur cellulos)
René et Gisèle de Magali Wassong, 2001, 4 min 30 s (éléments découpés)
Au bout du monde de Konstantin Bronzit, 1998, 7 min (dessin sur cellulos)

Mercredi 21 janvier à 19 h 30

Contes modernes

Haut pays des neiges de Bernard Palacios, 1990, 9 min 50 s (dessin sur cellulos, crayon sur papier)
Le balayeur de Serge Elissalde, 1990, 4 min 5 s (dessin sur papier)
Malveillos, il est minuit poupée de Marc Boyer et Christian Pfohl, 1992, 8 min 45 s (pixillation)
Deux alpinistes de Bruce Krebs, 1994, 6 min 50 s (marionnettes)
L'homme aux bras ballants de Laurent Gorgiard, 1997, 3 min 54 s (marionnettes)
Chéri, viens voir ! de Claire Fouquet, 1997, 2 min 45 s (crayon sur papier, ordinateur 2D)
Mon placard de Stéphane Blanquet et Stéphanie Michel, 1998, 7 min 4 s (éléments découpés, animation d'objets)
Tous les i de Paris s'illuminent de Guillaume Casset, 1999, 10 min (marionnettes)
Raoul et Jocelyne de Serge Elissalde, 2000, 12 min 10 s (crayon sur papier)

Mercredi 28 janvier à 19 h 30

Courses poursuites et polars

Robert Creep " A dog's life " de Claude Luyet et Thomas Ott, 1994, 26 min (crayon sur papier)
Pit Parker contre l'araignée de Marc Boyer, 1994, 5 min 30 s (pixillation)
Taxi de nuit de Marco Castilla, 1996, 10 min (marionnettes)
Hors Jeu d'Éric Belliardo, 1997, 4 min 15 s (dessin sur cellulos)
Yaourts mystiques de Sylvie Guérard, 2000, 10 min 10 s (marionnettes, pâte à modeler)
A donf' de Lolo Zazar, 2000, 12 min 45 s (pixillation)

 
Mercredi 4 février à 19 h 30

Envols

Pilotes d'Olivier Zagar, 1991, 8 min (cellulos)
Le moine et le poisson de Michaël Dudok de Wit, 1994, 6 min 30 s (encre de chine et gouache sur cellulos)
L'envol des frères Wright de Stéphane Roche et Fabrice Turrier, 1997, 6 min 30 s (dessin sur cellulos)
Migrations de Constantin Chamski, 1997, 4 min 9 s (ordinateur 3D)
Paroles en l'air de Sylvain Vincendeau, 1995, 7 min (fusain sur cellulos)
Le puits de Jérôme Boulbès, 1999, 8 min 20 s (ordinateur 3D)
La grande migration de Iouri Tcherenkov, 1995, 7 min 49 s (pastel sur papier)
Révolutionde Manuel Otéro, 2000, 10 min (dessin sur cellulos)
Les oiseaux en cage ne peuvent pas voler de Luis Briceno, 2000, 3 min 14 s (pâte à modeler)

Mercredi 11 février à 19 h 30

Mondes familiers, mondes insolites

L'abri d'Arnaud Pendrie, 1995, 5 min 45 s (dessin sur papier)
Ferrailles de Laurent Pouvaret, 1996, 6 min 22 s (marionnettes)
Dernière inventionde Lolo Zazar, 1997, 8 min (pixillation)
La bouche cousuede Jean-Luc Gréco et Catherine Buffat, 1998, 3 min 30 s (marionnettes)
Carnavallée d'Aline Ahond, 1998, 3 min 47 s (pastel sur papier, encre sur papier, peinture sur papier)
Maaz de Christian Volckman, 1999, 8 min 30 s (ordinateur 2D/3D, rostocopie, vues réelles)
Au premier dimanche d'août de Florence Miailhe, 1999, 10 min 45 s (pastel sur papier, peinture sur papier)
D'une cité à l'autre d'Hélène Moinerie, 2000, 5 min (photos, pellicule grattée, vues réelles)
Le bain de Florent Mounier, 2000, 7 min (ordinateur 2D/3D)
L'enfant de la haute mer de Laëtitia Gabrielli, Pierre Marteel, Mathieu Renoux et Max Tourret, 2000, 7 min 4 s (ordinateur 2D/3D)

 Réservation : 643-2158
Information : 524-2113

Admission générale : 4 $
Membres d'Antitube, étudiant-e-s avec carte : 2 $



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