Antitube et la Cinémathèque québécoise présentent,
en collaboration avec le groupe Kiwistiti,
Les Sommets du cinéma d'animation 2
Une sélection des meilleurs films d'animation de la dernière année. Une programmation de Marco de Blois, Cinémathèque québécoise

Samedi 6 décembre
Dimanche 7 décembre 2003
programme 1 à 14 h
programme 2 à 19 h 30
au Musée de la civilisation

Après le succès retentissant de l'an dernier, Antitube et la Cinémathèque québécoise vous proposent, en collaboration avec le groupe Kiwistiti, une nouvelle mouture de ses Sommets du cinéma d'animation, une sélection des meilleurs films d'animation de l'année.

Cette année, deux programmes, deux jours, pour permettre à un plus grand nombre d'amateurs de voir cette sélection internationale où diversité des genres et des techniques se côtoient pour notre plus grand bonheur.

Une fois de plus, ce sera l'occasion de découvrir la crème de la crème dans le domaine du film d'animation. De la crème légère comme de la crème consistante, de la crème sucrée comme de la crème acide, de la crème nouvelle comme de la crème vénérable. Cette sélection éclectique et revigorante, préparée encore cette année par Marco de Blois, conservateur du cinéma d'animation à la Cinémathèque québécoise, regroupe des oeuvres du Québec, des États-Unis, de France, du Luxembourg, de Russie, d'Estonie, du Japon, du Royaume-Uni, d'Australie et d'Allemagne, dont plusieurs ont remporté des prix dans les festivals.

Les cinéphiles découvriront le jeune réalisateur californien Jean-Jacques Villard, auteur de The Son of Satan, une oeuvre âpre, rude et portée par une violence latente. Ils riront aux larmes avec Harvie Krumpet, de Adam Benjamin Elliot, qui raconte l'histoire touchante et drôle d'un immigrant polonais tentant de refaire sa vie en Australie. Ils verront comment Suzie Templeton (Dog) décrit la misère économique, affective et intellectuelle, comment Gili Dolev (Promise Land) dénonce avec humour et dérision la couverture médiatique du conflit israélo-palestinien, comment Serge Avédikian (Ligne de vie) raconte un drame qui s'est joué dans un camp de concentration et qui pourrait se produire dans tout régime totalitaire, et comment Laurent et David Nicolas ridiculisent le bellicisme et ses généraux d'opérette dans un clip, It's Not the End of the World, réalisé pour le groupe Super Furry.

C'est avec grand plaisir qu'Antitube, diffuseur d'événements cinéma et vidéo à Québec, la Cinémathèque québécoise et le groupe Kiwistiti, vous convient à ces deux programmes savoureux.

Gravure sur pellicule, pâte à modeler, encre, pastel, graphite, peinture sur papier, ordinateur 2D et 3D, " SANDDE ", marionnettes, papier imprimé et plié, dessin sur tablette graphique, prises de vues réelles numérisées et réanimées, gravure sur pellicule, cellulos, etc.

PROGRAMME I
(pour tous) 14 h samedi et dimanche

I Want A Dog

Réal. : Sheldon Cohen [Qué., 2003, 10 min, v. o. a., 35 mm]

Une fillette espiègle tente de convaincre ses parents de lui acheter un chien. I Want A Dog décrit les émois de l'enfance avec énergie et beaucoup de bonne humeur. Le réalisateur ajoute quelques citations plastiques empruntrées à des tableaux célèbres.

Cameras Take Five

Réal. : Steven Woloshen [Qué., 2003, 3 min, sans paroles, 35 mm Scope]

Exploration en images abstraites d'un grand classique du jazz, Take Five, de Dave Brubeck. Gravure sur pellicule.

Harvie Krumpet

Réal. : Adam Benjamin Elliot [Austr., 2003, 23 min, v. o. a., 35 mm]

Biographie d'un pauvre homme qu'on dirait poursuivi par une poisse perpétuelle. Prix spécial du jury, prix du public et prix de la FIPRESCI (ex aequo) du festival d'Annecy 2003. Pâte à modeler.

9 In A Chimney 10 In A Bed Or Hates A Strong Word

Réal. : Jean-Jacques Villard [É.-U., 2002, 4 min, sans paroles, Betacam]

Fantaisie étrange et inquiétante sur Que sera, sera, la célèbre chanson de Doris Day. Des sentiments d'angoisse, de terreur et de tristesse s'échappent de ce film qui évoque la perte de l'enfance et le vieillissement. Encre, pastel, graphite et peinture sur papier.

Fast Film

Réal. : Virgil Widrich [Autr.-Lux., 2003, 14 min, sans paroles, 35 mm]

Des scènes de films hollywoodiens célèbres sont imprimées images par images sur papier, puis montées dans un ordre inusité afin de créer une sorte d'archétype du film de poursuite. Papier imprimé et plié.

Lalala l'amour

Réal. : Luc Otter [Qué., 2002, 7 min, s.-t. f., 35 mm]

Deux drôles d'oiseaux, Maurice et Francine, se rencontrent. Une histoire toute simple sur un rythme musical entraînant, qui commence par un coup de foudre. Ordinateur 2D.

Ligne de vie

Réal. : Serge Avédikian [Fr., 2002, 12 min, 35 mm]

Dans un camp de travail, un prisonnier dessine en cachette, loin du regard des bourreaux. On lui coupe les mains. Prix du jury Junior du festival d'Annecy 2003. Ordinateur 2D, ordinateur 3D et peinture sur papier.

Falling In Love Again

Réal. : Munro Ferguson [Qué., 2003, 3 min, 35 mm]

Un homme et une femme vivent un amour intense après que leurs autos se soient percutées dans un face à face sur une route montagneuse. Réduction sur support 35 mm d'un film produit pour une projection IMAX stéréoscopique. La technique, intitulée " SANDDE " (Stereo Animation Drawing Device), a été développée par Roman Kroitor.

Mt. Head (Atama yama)

Réal. : Koji Yamamura [Jap., 2002, 10 min, s.-t. f., 35 mm]

Un homme radin mange des noyaux de cerises, un cerisier lui pousse sur la tête et il a des tas d'ennuis. Interprétation moderne d'un conte japonais traditionnel. Grand prix du festival d'Annecy 2003. Ordinateur 2D, encre, peinture et crayon sur papier.

Super Furry Animals: It's Not the End Of the World

Réal. : Laurent et David Nicolas [Fr., 2001, 3 min, Betacam]

Dans ce clip réalisé pour le groupe Super Furry Animals, de courtes scènes décrivent le début d'une guerre à l'intérieur d'une boîte dont les parois se déplacent constamment. Prix du meilleur vidéoclip du festival d'Annecy 2003. Ordinateur 2D, ordinateur 3D et peinture sur papier.

Hash (Hush)

Réal. : Andrey Sokolov [Russie, 2002, 2 min, sans paroles, Betacam]

Les trois petits cochons célèbrent Noël. Crayon sur papier.

PROGRAMME II
(convient mieux au 13 ans et plus) 19 h 30 samedi et dimanche

Dog

Réal. : Suzie Templeton [R.-U., 2001, 6 min, v. o. a., 35 mm]

Un jeune garçon vit seul avec son père et un vieux chien. La mère est morte. Le chien est souffrant. Suzie Templeton offre une description impitoyable, très dure, d'une vie marquée par la misère économique et affective. Marionnettes.

Îlot

Réal. : Nicolas Brault [Qué., 2003, 7 min, sans paroles, 35 mm]

Le film dépeint, dans un style proche de l'art inuit, un monde où les baleines tombent du ciel et où les poissons se transforment en ballons. Dessin sur tablette graphique.

The Toll Collector

Réal. : Rachel Johnson [É.-U.-Rép. tch., 2002, 8 min, sans paroles, 35 mm]

Employée dans un stationnement, une jeune femme difforme possédant de très longues jambes rêve de devenir ballerine. Marionnettes.

Having Soul (Hing Sees)

Réal. : Riho Unt [Est., 2002, 14 min, s.-t. a., 35 mm]

L'histoire étrange d'un petit garçon qui a un grand rêve : des soldats de plomb avec une âme qui pourraient fermer les yeux au moment de mourir. Marionnettes.

Ward 13

Réal. : Peter Cornwell [Austr., 2003, 15 min, sans paroles, Betacam]

Dans un hôpital, le personnel a un comportement suspect. Un patient se rebelle. On remarque dans la scène de poursuite au rythme effréné qui termine cette première oeuvre l'influence de The Wrong Trousers de Nick Park.

Oïo

Réal. : Simon Goulet [Qué., 2003, 8 min, sans paroles, 35 mm]

Des jets de peitures s'entrecroisent dans un spectaculaire ballet aérien, sur une musique de René Dupéré. Prises de vues réelles numérisées et réanimées.

The Son Of Satan

Réal. : Jean-Jacques Villard [É.-U., 2003, 13 min, 35 mm]

Trois gamins s'en prennent brutalement à un enfant plus faible qu'eux. Le meneur du groupe doit ensuite subir le courroux de son père. The Son of Satan est une adaptation d'un texte de Charles Bukowski. Grand Prix au Festival d'animation étudiante d'Ottawa 2003. Encre, pastel et graphite sur papier, gravure sur pellicule.

Promise Land

Réal. : Gili Dolev [R.-U., 2002, 15 min, v. o. a., 35 mm]

La télévision couvre le conflit israélo-palestinien. La télévision empêche de comprendre le conflit israélo-palestinien. Prix du meilleur film d'animation du festival de Clermont-Ferrand 2003. Ordinateur 2D, ordinateur 3D et crayon sur papier.

Funkel

Réal. : Patrick Metzger et Constanze Witt [All., 2002, 15 min, sans paroles, 35 mm]

Un matin, une jeune femme se réveille à côté d'un homme avec qui elle a passé la nuit après l'avoir rencontré dans une discothèque. Elle le regarde. Elle n'avait pas remarqué un détail... Cellulos.



Auditorium 1, Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)
Réservation : 643-2158
Information : 524-2113 ou www.antitube.org
Admission générale : 4 $
Membres d'Antitube, étudiant-e-s avec carte et enfants : 2 $



Cette soirée marque le
100e événement d’ANTITUBE depuis sa création, en 1995 !
Pour souligner cet anniversaire, l’entrée sera gratuite pour nos membres.
 
Pour la première fois à Québec !




Un documentaire musical de Claudia Heuermann.
Allemagne, 2002, 1 h 22 min, V.O.A.
Avec John Zorn, Mike Patton, Ikue Mori, Fred Frith, Claudia Heuermann, etc.

ANTITUBE et les Soirées de musique fraîche présentent un documentaire sur et avec le musicien John Zorn, saxophoniste, compositeur-producteur, enfant chéri (ou terrible, selon le point de vue) de la musique américaine postmoderne, qui a eu 50 ans, en septembre dernier.

John Zorn a composé de nombreuses œuvres à partir de l'exploration d'une grande variété de genres parmi lesquels le jazz, le rock, le punk "dur", le métal, le style classique, la musique de film, la tradition musicale juive et la musique improvisée.

Il est une des grandes vedettes du Festival de musique actuelle de Victoriaville où il revient de façon régulière. Il est aussi le seul musicien à attirer un public aussi diversifié : il rejoint autant les amateurs de musique dure (avec ses groupes Naked City ou Slan) que les habitués de la musique symphonique. Certaines de ses compositions ont déjà été jouées par l’OSQ.

Mais le nom de Zorn est surtout associé à la musique d’improvisation, pour laquelle il a inventé une nouvelle forme esthétique, qui fait appel aux jeux de société et à la citation sans bornes. Ses maîtres musicaux ont pour nom Carl Stalling (compositeur des musiques de films de Bugs Bunny et des Looney Tunes), Ennio Morricone, le cinéaste Jean-Luc Godard, le speed métal et les jazzmen Sonny Clark (be-bop) et Ornette Coleman (free-jazz).

Cette personnalité marquante de l’histoire de la musique des vingt dernières années est l’objet d’un film. Pour la première fois, il a accepté que l’on tourne sur sa vie et son œuvre. Il s’est d’ailleurs impliqué dans le processus de création de ce documentaire. C’est à la jeune cinéaste allemande Claudia Heuermann que nous le devons.

C’est avec plaisir que nous vous offrons cette soirée qui marque le 100e événement d’Antitube depuis sa création en 1995.

(Approuvé par John Zorn !)

Vendredi 28 novembre 2003 à 20 h
Salle Multi de Méduse
(591, rue de Saint-Vallier Est, Québec)




PAYSAGES MOUVANTS 2

Antitube s'associe au centre VU pour présenter cette seconde version de l'événement Paysages mouvants consacré à l'utilisation du paysage comme matériau.

Mercredi 29 octobre 2003 à 19 h 30
Auditorium 1, Musée de la civilisation
Auditorium 1, Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)
Réservation : 643-2158 / Information : 524-2113 ou www.antitube.org
Admission générale : 4 $ / Membres d'Antitube et étudiant-e-s avec carte : 2 $ Billets également en vente à l'entrée.

Au coeur du projet : le paysage terrestre, géographique au sens strict, avec géologie, morphologie, topographie, écologie du monde. Il y a aussi les espaces construits de la géographie humaine, espaces urbains, intégrés ou non à la nature, espaces marqués par la présence de l'homme.

Dans les oeuvres visées, en accord ou en opposition avec le paysage, il y a un jeu formel, pour exprimer notre capacité à affronter l'immensité du chaos de l'univers. Car la géographie étalonne tout autant que nous la parcourons. Nous nous mesurons à elle sans cesse parce que nous avons l'ambition de nous y enfouir, de nous y intégrer parfaitement.

Au coeur du monde, dans ses limites, il réinvente les paysages de son choix en fabriquant des horizons infranchissables. Le cerveau suit, car il ne sait rien faire d'autre. Puis, il s'échappe, regroupant ça et là les éléments qui le cloîtrent dans la sélection des espaces. Ses divagations ultimes lui font savoir qu'il lui sera désormais impossible de n'en faire qu'à sa tête, puisque les instruments de vision réinventent le monde et le prolongent à sa place.

Dans Paysages mouvants 2, l'oeuvre est négoce, au propre et au figuré, comme une appréhension de ce qui nous dépasse. La géographie est fragmentée tant par le montage que par le déplacement de la caméra, dans une contrainte qui la questionne à partir de la vitesse de perception (Paul Virilio) et de la relation que tout espace entretient avec la durée.

Antitube, diffuseur d'événements cinéma et vidéo à Québec depuis 1996, est heureux de vous proposer des oeuvres de Robert Cahen (France), Avenel/Giraudon (Montréal), Daniel Bilodeau (Québec), David Rimmer (Vancouver), Serge Clément (Montréal) et Rachel Echenberg (Montréal).

Oeuvres au programme :

L'Île mystérieuse
de Robert Cahen, France, 1991, 16 min
Hong-Kong Song de Robert Cahen, France, 1989, 20 min 30 s
Transe bleue de Avenel/Giraudon, Montréal, 2000, 22 min
Québec/Québec de Daniel Bilodeau, Québec, 2000, 15 min
Canadian Pacific de David Rimmer, Vancouver, 1974, 8 min
Parfum de lumière de Serge Clément, Montréal, 2003, 9 min
12 Hours de Rachel Echenberg, Montréal, 2002, 8 min


À propos de Paysages mouvants (1) : Les 23 et 24 avril 1998, Antitube proposait au public de Québec deux programmations films et vidéo pour accompagner l'événement consacré à l'intervention photographique Trois fois trois paysages, organisé par le centre VU.

Des oeuvres d'Emmanuel Avenel, Georges Sheehy, Francis Leclerc, Paul Landon, Mario Côté, Isabelle Hayeur et Éric Raymond, Jan Peacock, Paul Landon, Manon Hoykaas et Elsa Stanfield, Phyllis Katrapani, et enfin Michael Snow avaient été présentées.

VU est un centre d'artistes qui se consacre depuis 1981 à la promotion et au développement de la photographie.



Antitube et Silence, on court !
présentent
Kino, Kinö Québec, Kiwistiti, Perte de Signal, Phylactère Cola, Les Lucioles, Les Racamés, Les Montréaliens, La Semelle verte et Les Réacteurs
tous réunis dans
LA FOLIE DES GROUPES

Mercredi 1er octobre à 19 h 30
Auditorium 1, Musée de la civilisation (Québec)
Plusieurs des réalisateurs de Québec seront présents
4 $ Admission générale / 2 $ Membres d'Antitube et étudiant-e-s avec carte

Depuis quelques années au Québec, en marge des centres d'artistes et des maisons de productions établies, nous assistons à une efflorescence des groupes de création vidéo.

Ce nouveau courant sportif, qui rappelle la révolution joyeuse des groupes yéyés des années 1960, doit en grande partie son existence au développement des ordinateurs personnels, des logiciels et des caméras numériques, qui a démocratisé les moyens de production vidéographique en rendant le matériel accessible au plus grand nombre.

Vous avez peut-être entendu parler de Kino ou de Kiwistiti, voire de Perte de Signal, pour ne pas parler des vétérans comme Phylactère Cola. Mais connaissez-vous Les Lucioles, Les Racamés, Les Montréaliens, La Semelle verte ou Les Réacteurs ?

C'est donc une occasion de découvrir cette explosion de jeunesse, dont plusieurs oeuvres savoureuses ont été regroupées par le programmateur Michel Coulombe de l'émission et du site web Silence, on court !

Au programme :

Les Lucioles : Engrenage
5 min, Chloé Germain-Therrien
Phylactère Cola : Paranoland
4 min 50 s, Patrick Boivin
Kino Montréal : Fear-peur
7 min 40 s, Jéricho Jeudy
Kiwistiti : Zdogle
6 min 42 s
Les Racamés : L'homme vit grâce à la terre
1 min, Martin Noël
Perte de Signal : Alizé
3 min 15 s, Myriam Bessette
Les Montréaliens : Le move
13 min, Guillaume Lonergan
La Semelle verte : Voyage par l'image
2 min 30 s, Éric Proulx
Les Lucioles : Concordia prises 1 et 2
11 min
Kinö Québec : Requiem
50 s, Martine Asselin et François Mercier
Perte de Signal : Ancor
3 min 40 s, Jason Arsenault
Kinö Québec : La chronique de Scratchy
50 s, François Mercier
Phylactère Cola : La fève
6 min 46 s
Les Racamés : Flat
2 min 30 s, Carol Courchesne
La Semelle verte : Chaï Maï
5 min 50 s, Éric Proulx & Mathieu Leblanc
Les Réacteurs : Kama Zootra
13 min, Sonia Auger-Guimont
Kino : Les fleuristes
5 min, Dominique Laurence & Daniel Vigneault

Première canadienne au Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA 19-25 sept.).
À Montréal au Cinéma Parallèle (Ex-Centris) : mercredi 24 et jeudi 25 septembre à 15 h et 21 h 15.
À Québec au Musée de la civilisation, une présentation d'Antitube : mercredi 1er octobre à 19 h 30




PHYLM
CINÉMANIPULATIONS EXPÉRIMENTALES
EN DIRECT SON/IMAGE

Emmanuel Lefrant : cinéma sans caméra (FR/MTL)
Philippe Pasquier : traitement audio électronique (FR/QC)

SAMEDI 6 SEPTEMBRE À 20 H
SALLE MULTI DE MÉDUSE

Nous vous proposons une soirée qui unit le passé et le présent, revisitant différents modes d'expression des images en mouvement, de la lanterne magique au rave hypnotique.
À cette occasion, nous pourrons assister à l'une des rares prestations du groupe PHYLM, composé de Emmanuel Lefrant, cinéaste sans caméra, et Philippe Pasquier, informaticien, musicien et spatialisateur sonore.

Alliant l'électronique à la projection mécanique de films sur quatre projecteurs 16 mm, les membres de PHYLM nous invitent à découvrir un monde fascinant, celui des abstractions cinétiques et de la spatialisation sonore en direct.
Ils provoqueront accidents et incidents qu'ils exploreront par leurs manipulations diverses de l'image et des sons, au cours de deux performances spécialement créées pour cet événement. Celles-ci seront accompagnées de la projection de surprenants films expérimentaux tirés du catalogue insolite des ABSTRACTIONS BIOCHIMIQUES de monsieur Lefrant.
ANTITUBE, diffuseur d’événements cinéma et vidéo à Québec depuis 1996, vous invite à découvrir l’univers captivant de ces deux créateurs.

LES ARTISTES :
Né en 1975, Emmanuel Lefrant fait du cinéma comme d'autres cultivent leur jardin ou décapent de vieux meubles. Il attaque la pellicule à l'acide ou la faisande sous deux pieds de terre en la soumettant au pouvoir accidentel des oxydes du sous-sol terrestre. Il en résulte des abstractions mouvantes et colorées, dont le mouvement fluide et organique n'est certes pas la seule beauté.

Né la même année, Philippe Pasquier est chercheur en intelligence artificielle. Il est aussi musicien, membre d'Avatar et un des piliers des très populaires Soirées Machines consacrées à la musique électronique à Québec.
Ce sont des amis d'enfance. Ils ont grandi à Nantes, en Bretagne. L'un habite Québec depuis quelques années, l'autre vient de déménager de Paris à Montréal. Ils ont décidé d'unir leurs talents dans l'aventure de PHYLM, qui avait débuté par une action impromptue lors de la dernière édition de Vidéaste(s) recherché(e)s en novembre dernier.





Dans le cadre de la Manif d’art
LES PROTOCOLES DU BONHEUR
Événement film et vidéo

Samedi 31 mai à 19 h 30
au Musée de la civilisation
en présence de Patrice Duhamel et Sylvie Laliberté

Dans le cadre de la seconde Manif d’art de Québec, ANTITUBE présente un événement consacré à des œuvres vidéographiques, Web et cinématographiques qui explorent, au propre comme au figuré, les idées reçues sur le bonheur. Cette présentation accompagne l’événement en arts visuels dont le thème cette année est Bonheur et simulacres.

Dans les œuvres présentées ici, le bonheur ne correspond pas toujours à la définition que l’on peut s’en faire. Le bonheur est une utopie proposée comme une limite à atteindre dans la mesure même où nous ne pouvons jamais y parvenir. Ainsi, du paradis au nirvana, en passant par le Walhalla et les champs Élysées, l’humain pré-scientifique s’est toujours donné des espaces illusoires où l’espérance de pouvoir un jour (ou une éternité) échapper aux contraintes de la vie sur terre serait enfin comblée au détour de la mort, bien sûr, qui est, paraît-il, la grande empêcheuse de vivre en état de grâce permanent.

Pour déjouer ses plaies, l’humain social s’est inventé le cabernet sauvignon et le rouge à lèvres, le broyeur à déchets et le journal à potins, le bain de minuit et le comptoir en mélamine, le vibrateur télématique et le thé au jasmin.

Pour ce dernier soir de la Manif, nous avons regroupé des œuvres toutes joyeusement ironiques provenant de la Corée du Sud, des États-Unis, de l’Ontario et du Québec. Patrice Duhamel et Sylvie Laliberté, une des réalisatrices et un des réalisateurs, seront avec nous lors de cette soirée pour nous présenter leurs œuvres. Cette dernière viendra d’ailleurs à Québec pour lancer sa plus récente création vidéographique, Paris chouchou (2003), réalisée dans le cadre d’un séjour au studio du Québec à Paris.


Au programme :

La Lutte continue
Young-Hae Chang Heavy Industries, Corée du Sud, 2001, 9 min, V.F., animation Web littéraire.

Frankly Caroline
Frank Mouris et Caroline Mouris, États-Unis, 1999, 9 min, 35 mm, V.O.A.

Session vidéo
Pascal Grandmaison et Patrick Pellerin, Québec, 2002, 12 min, vidéo, sans parole.

Morphology of Desire
Bob Arnold, États-Unis, 1998, 7 min, vidéo, sans parole.

I Don’t Know What I Want, But I Know How to Get It
Patrice Duhamel, Québec, 2002, 12 min, vidéo, sans parole.

Oh la la du narratif
Sylvie Laliberté, Québec, 1997, 13 min 32 s, vidéo, V.O.F.

Mes amis les poissons
Sylvie Laliberté, Québec, 1998, 11 min, vidéo, V.O.F.

Paris chouchou
Sylvie Laliberté, Québec, 2003, 11 min, vidéo, V.O.F.


SYLVIE LALIBERTÉ
Sylvie Laliberté est une artiste internationale de réputation québécoise qui s’est spécialisée depuis longtemps dans l’exploration des appartements du bonheur : bonheur de la cuisine, bonheur de la salle de bain, bonheur de la chambre ou, pourquoi pas, bonheur de la piscine ou bonheur du banc de neige. L’adolescence rallongée sur la courbure de l’univers et le sourire offensif comme s’il voulait nous faire comprendre l’innommable derrière la façade des mots doubles de sens à qui l’on fait trop souvent confiance, elle s’installe parfois, comme chez Engramme récemment, ou elle se « vidéalise » en se mettant en scène elle-même comme personne.

PATRICE DUHAMEL
Patrice Duhamel est né à Contrecoeur en 1970. Il mène plusieurs vies en parallèle afin de chercher plusieurs choses. Une passion pour le cinéma et l'écriture l'a amené à s'initier à la vidéo au début des années 90 dans le cadre d'un séjour universitaire en arts plastiques. Depuis, il en a fait une de ses principales activités. Il a produit indépendamment des monobandes et des installations dont certaines ont fait l'objet d'une collaboration avec son amie Catherine Bolduc. Cela lui a permis de rendre public son travail en France, en Belgique, à Toronto (YYZ Artists' Outlet) et à Montréal (Galerie Clark, Centre d'exposition Circa, Espace Vidéographe). Ses bandes ont été sélectionnées aux Rendez-vous du cinéma québécois, au 28e Festival International Nouveau Cinéma Nouveau Médias et à Images du nouveau monde 2003. Patrice Duhamel entreprend également depuis quelques années une réflexion écrite sur l'art sous forme d'articles (Parachute, Etc Montréal), de catalogues et de communiqués. Il est aussi musicien, membre du groupe Gringo Plaza.

PASCAL GRANDMAISON
Pascal Grandmaison a participé à de nombreux festivals et biennales de vidéo. En 2000-2001,on pouvait voir ses bandes, entre autres, à VIPER International Film and Video Festival à Bâle, à la 9e Biennale de l'image en mouvement au Centre pour l'image contemporaine à Genève, au The Lux Pandæmonium: Biennial of Moving Images à Londres, à Transmediale International Media Art Festival à Berlin, au Tranz Tech 2001 Video Art Biennial en Ontario et aux 29e et 30e Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias à Montréal. On a pu voir ses expositions solo récentes à la galerie BF15 à Lyon, au 6eVidéogramme à Marseille et à la galerie Clark à Montréal. Il a participé à des expositions de groupe, entre autres, à Forest City Gallery en Ontario, au Musée du Québec, au Centre Saidye Bronfman, au Centre Culturel Canadien à Paris, à la galerie Clark et à L'effet du logis au Studio Cormier. Son travail parle avant tout de solitude créée par l'organisation urbaine. Il a réalisé quelques clips pour le chanteur Jérome Minière.

PATRICK PELLERIN
Patrick Pellerin est né à Rouyn-Noranda en 1973. Il a étudié à l'Université Concordia (Montréal) en arts visuels, à l'Université de Montréal en architecture, et a obtenu un baccalauréat de l'Université du Québec à Montréal en design graphique. Il vit aujourd'hui à Montréal. Son travail oscille entre le design graphique, l'installation et la vidéo. Il explore la rencontre entre ces divers médiums qu'il utilise pour mettre en images l'humain à travers des gestes ou des activités simples, répétitives, issues du quotidien.

BOB ARNOLD
Bob Arnold a étudié la photographie et le dessin avant de faire des films à partir de 1980. Il possède un Ph. D. en Études cinémato-graphiques de l’université de l’Iowa et a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées en cinéma. Il est professeur associé à la Florida Atlantic University (Boca Raton) et a été professeur invité à l’université de Poznan (Pologne) en cinéma et vidéo. Il habite Deerfield Beach en Floride avec son épouse, Katie Travis, et leurs deux chiens, Mr Dog et Stinky.

CAROLINE et FRANK MOURIS
Caroline et Frank Mouris sont des cinéastes indépendants. Ils vivent à la campagne près de Nassau, New York. Ils ont produit de nom-breuses vignettes pour Sesame Street, MTV ou Nickelodeon TV. Frank a reçu une bourse de la fondation Guggenheim en 1975, et une bourse de réalisation de The American Film Institute en 1978. Née en Suisse, Caroline est détentrice d’un MBA de la Harvard University.

YOUNG-HAE CHANG HEAVY INDUSTRIES
Écrivant en trois langages différents (Coréen, Anglais et Français), madameYoung Hae Chang et monsieur Marc Voge sont les deux membres de YOUNG-HAE CHANG HEAVY INDUSTRIES.
Basés à Séoul, ces artistes combinent le texte avec du jazz pour créer des pièces d’animation Flash. L’animation Flash est une technique simple qui génère une rythmique ludique entre des graphiques, des photos, des illustrations, notamment sur internet. Le style de YOUNG-HAE CHANG HEAVY INDUSTRIES se distinguera toutefois par un recours immodéré à la police Monaco. Ils désirent abolir les frontières ténues qui existent et qui séparent l’animation numérique, le graphisme cinétique, la vidéo expérimentale, le film sur le web et la poésie électronique. Pour eux, un art web véritable relèverait du mélange de tous ces ingrédients.



Dans le cadre de la Manif d’art
GILLES GROULX
TRILOGIE SUR LE BONHEUR
Mémoire du cinéma québécois

Samedi 24 mai à 19 h 30 : Première question sur le bonheur (1977)
Dimanche 25 mai à 14 h 30 : Au pays de Zom (1982)
au Musée de la civilisation
en présence de Barbara Ulrich,
du film Le Chat dans le sac, présentatrice des œuvres de Gilles Groulx et de sa trilogie inachevée

Dans le cadre de la seconde Manif d’art de Québec, ANTITUBE vous convie à une programmation entièrement consacrée à l’œuvre ultime du cinéaste québécois Gilles Groulx qui a pour titre Trilogie sur le bonheur. Cette présentation accompagne l’événement en arts visuels dont le thème cette année est Bonheur et simulacres.

Gilles Groulx a exploré le rapport au bonheur dans sa série intitulée "La conquête des cœurs et des esprits". S’inspirant ouvertement de la théorie des besoins et des degrés de satisfaction du psychologue Abraham Maslow, il prévoyait à l’origine tourner trois films qui porteraient sur le thème visé. Seulement deux films de cette trilogie virent le jour : Première question sur le bonheur (1977) et Au pays de Zom (1982).
Le troisième film de cette trilogie, dont il avait amorcé le scénario et le tournage avec le photographe Robert Frank, aurait été centré sur ceux qui ont trouvé le bonheur dans le renoncement et qui vivent à l'extérieur des modèles préétablis par la société de consommation.

Tout ce travail sur le bonheur fut brisé par un grand malheur. Effectivement, le 22 janvier 1981, Gilles Groulx fut victime d'un accident de la route qui le laissa amnésique pendant un certain temps. Puis des séquelles permanentes aux lobes frontaux du cerveau l’empêchèrent de mener à terme son projet.
Nous sommes donc très heureux d’accueillir, lors des deux programmes, Barbara Ulrich, sa compagne, qui viendra nous relater l’approche politique et poétique de ce cinéaste unique. De plus, elle nous expliquera de quelle façon Gilles Groulx entendait développer son œuvre dans ce troisième film qui ne vit jamais le jour.

ANTITUBE, diffuseur d’événements cinéma et vidéo à Québec depuis 1996, aborde avec ce thème évocateur l’une de ses deux orientations fonda-mentales, soit la défense de la mémoire de notre cinéma national.

Au programme
Samedi 24 mai
19 h 30
Première question sur le bonheur (1977) pose comme bases du bonheur les conditions matérielles nécessaires à la vie, de la sécurité à la survie. Ce documentaire a été tourné dans une communauté de paysans luttant pour sauvegarder leurs terres, à Santa Gertrudis, dans l’État d’Oaxaca, au Mexique.

Dimanche 25 mai
14 h 30
Au pays de Zom (1982) est un film étonnant qui fera toujours office d’objet singulier dans le corpus de notre cinématographie. Gilles Groulx y aborde, sur un mode satirique peu usité qu’il qualifiait lui-même de fantaisie musicale néo-surréaliste, la question du bonheur chez ceux qui le croient lié à la surabondance, à la puissance de l'argent et au pouvoir. Le rôle de M. Zom était interprété par Joseph Rouleau, la basse chantante.


Gilles Groulx est né à Saint-Henri (Montréal), en 1931. Très tôt, il se passionne pour la peinture et la poésie. Attiré par le mouvement automatiste, il suit les cours de l’École des beaux-arts de Montréal et fréquente le peintre Jean-Paul Mousseau.

Après être passé par la télévision de Radio-Canada où il se révélera un monteur exceptionnel, il commence à travailler à l’Office national du film du Canada, en 1957. En 1958, il réalise, avec Michel Brault, le court métrage Les Raquetteurs, qui marque le début du studio francophone de l’ONF.

En affirmant un style résolument moderne, axé sur l’exploration formelle et le recours au montage harmonique, en questionnant l’identité québécoise tout en pourfendant les forces d’aliénation collective, Groulx deviendra l’un des cinéastes québécois les plus importants des années 1960-1970.

Son premier long métrage, Le Chat dans le sac (1964), fut un film culte pour la jeunesse québécoise des années 1960. Cinéaste de la liberté, Gilles Groulx s’est toujours refusé à atténuer ses prises de position politiques dans ses films. D’ailleurs, il fut le cinéaste le plus souvent et le plus longtemps censuré de l’histoire du cinéma québécois.

Au pays de Zom est le dernier film de Gilles Groulx.

Samedi 24 mai à 19 h 30
Dimanche 25 mai à 14 h 30
Auditorium 1, Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)


LE COURT MÉTRAGE D’AUTEUR AU CANADA
1967 – 2002
THE INDEPENDENT SHORT FILM IN CANADA

Vendredi 28 mars et samedi 29 mars 2003 à 19 h 30
Auditorium 1, Musée de la civilisation
(présenté en version originale anglaise)
Une proposition du Canadian Filmmakers’ Distribution Centre (CFMDC)
à l’occasion de ses 35 ans d’existence. Coordonnatrice du projet : Louise Liliefieldt.

À l’occasion du 35e anniversaire du Canadian Filmmakers’ Distribution Centre (CFMDC), ANTITUBE présente au Musée de la civilisation, en deux temps, 32 courts métrages dans leur version originale anglaise.

Fondé à Toronto, en 1967, le CFMDC était un centre d’artistes avec une collection d’à peine douze films au départ. Par la suite, il est devenu le plus important distributeur canadien de cinéma indépendant. Il distribue un grand nombre d’œuvres et il représente certains artistes comme Joyce Wieland, David Rimmer et Michael Snow, qui sont aujourd’hui des figures éminentes de l’histoire mondiale du cinéma expérimental.

Avec cette programmation, le CFMDC a décidé de respecter toutes les tendances au sein de son imposante collection et de regrouper les films selon des thématiques définies (voir les programmes).

ANTITUBE, qui diffuse depuis 1996 des événements cinéma et vidéo, est heureux de présenter au public de Québec cette proposition de l’un des centres d’artistes canadiens les plus actifs dans l’affirmation et la défense de la création indépendante en cinéma au Canada.

Programmation :

Vendredi 28 mars 2003 à 19 h 30
Programmes 1 et 2

Programme 1 : Short Stories & Fractured Fables
Ce programme explore les limites de la narrativité au cinéma. Il regroupe des histoires racontées en animation, ayant recours à des pastiches de styles cinématographiques établis, construits à l’aide de métrages récupérés, documentés par la vie réelle ou tissés dans un complexe réticulaire plutôt que dans l’axe d’une simple linéarité.

Tables of Content
Wendy Tilby, 1986, 7 min 30 s
Mosaic
Jack Chambers, 1964-1965, 9 min
Mothers of me
Alexandra Grimanis, 1999, 15 min
Once
Ellen Flanders, 2001, 12 min
Réveille
Francine Léger, 1982, 5 min
Me, Mom and Mona
Mina Shum, 1993, 20 min
Minomen Harvest
Cathryn Robertson, 1985, 6 min
A to Z
Michael Snow, 1956, 7 min

(Entracte)

Programme 2 : The Lighted Field
En mettant l’accent sur le cadrage et sur la durée plutôt que sur le montage, chacun de ces films démontre un usage particulièrement subtil du cadre comme outil de composition et de structure.

Canadian Pacific
David Rimmer, 1974, 9 min
Linear Dreams
Richard Reeves, 1997, 7 min
Desert Veils
Louise Lebeau, 1992, 14 min
Sheep
Carl Brown, 1991, 7 min
Dandelions
Dawn Wilkinson, 1995, 6 min
Nocturne
Michael Crochetiere, 1996, 6 min
Handtinting
Joyce Wieland, 1967, 5 min 30 s
Traces
Christina Zeidler, 2001, 12 min

Samedi 29 mars 2003 à 19 h 30
Programmes 3 et 4

Programme 3 : Bodies in Time
Le corps a toujours été considéré comme un objet photographique primordial. Aussi, les cinéastes ont souvent utilisé la forme d’un film comme métaphore de la forme corporelle d’une vie. Ces films abordent les thèmes de la mortalité et de la mémoire, de la perte et du désir.

Metamorphosis
Barry Greenwald, 1975, 10 min 30 s
Two Forms
Shanti Thakur, 1998, 4 min
All Flesh is Grass
Susan Oxtoby, 1988, 15 min
In the Form of the Letter X
Mike Cartmell, 1985, 5 min 30 s
Sally’s Beauty Spot
Helen Lee, 1990, 12 min
Pretending We Were Indians
Katherine Asals, 1988, 3 min
Jack
Mike Hoolboom, 2001, 15 min
Symptomatic
Michael Caines, 1998, 5 min

(Entracte)

Programme 4 : Trouble in the Image
Les cinéastes présents ici ont inventé un nombre considérable d’outils afin de modifier la réception d’un film et de dépasser les conceptions traditionnelles d’unité et de composition. Utilisant la fragmentation du cadre, l’ironie, le bricolage, l’adresse au public, et un peu trop de pathos, ces cinéastes offrent aux spectateurs des images dont la position n’est jamais stable.

The Babble on Palms
Steven Woloshen, 2002, 4 min
The Light in Our Lizard Bellies
Sarah Abbott, 1998, 8 min
Mother Marilyn
James MacSwain,1997, 8 min 40 s
Opus 40
Barbara Sternberg, 1979, 15 min
Leftovers
Janine Fung, 1994, 8 min
Grace Eternal
Neil Burns, 1997, 9 min
All the Great Operas (In 10 Minutes)
Kim Thompson, 1992, 10 min
Dinky Menace
Robert Kennedy, 2001, 7 min

Vendredi 28 mars et samedi 29 mars 2003 à 19 h 30
Auditorium 1, Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)


Antitube présente
Bières et Périls
Mais pourquoi donc tant d’alcooliques sont-ils imbuvables ?

Les mercredis 29 janvier, 5 et 12 février 2003, 19 h 30
Auditorium 1, Musée de la civilisation

Antitube présente trois soirées de cinéma sur le thème de la Bière.

Les effluves aux effets pervers de l’alcool tiré du fût nous emmènent souvent dans le domaine limitrophe des rêves et de la recréation de notre propre vie. À cet égard, la bière fait office de boisson identitaire dans de nombreux pays. C’est ainsi qu’en Belgique et au Québec, notamment, on a réalisé nombre de films dans lesquels la bière joue un rôle majeur au cœur de la narration. Dans ces cinémas, l’univers de la bière est aussi celui des habitants pauvres des grandes villes et des tavernes. L’alcool rassure et violente à la fois. Le débit assomme et crée des histoires.

Pour Morin, Perrault et Forcier, la bière, avec ses effets aliénants, agit comme un opium pour le peuple, réduisant parfois au rang de simple d’esprit le plus intelligent des hommes. Chez Pazienza et Vallée, cet élixir unit et sépare tout à la fois les pères, les mères et les enfants.

Le 29 janvier, une soirée pour le moins intense et imbibée avec Ma vie, c’est pour le restant de mes jours de Robert Morin, réalisateur du Nèg’, et La Bête lumineuse de Pierre Perrault, l’un des chefs-d’œuvre du documentaire québécois qui nous plonge au cœur d’une partie de chasse forte en rebondissements.

Le 5 février, Les Mots magiques de Jean-Marc Vallée, Prix Jutra du meilleur court métrage en 1999, et Esprit de bière de Claudio Pazienza, un film unique et raffiné réalisé par un cinéaste belge à découvrir (présenté pour la première fois à Québec).

Le 12 février, pour clore cette programmation, Bar salon d’André Forcier et Quelques instants avant le Nouvel An de Robert Morin, nous permettront de voir en action deux monstres sacrés, Guy L’Écuyer et Robert Gravel.

Antitube, diffuseur d’événements cinéma et vidéo à Québec, est heureux de vous convier à cet événement plein de cinéma à boire et à reboire.


Programmation

Mercredi 29 janvier à 19 h 30

Ma vie, c’est pour le restant de mes jours
Robert Morin, 1978, 28 min

Dans un bar de campagne, Mario, un rembourreur, décide spontanément d'intégrer son numéro de cascadeur à celui de la danseuse nue. L'alcool aidant, le spectacle dégénère rapidement en mini-orgie. Une fois le calme revenu, Mario voit sa double carrière remise en question par sa conjointe. Un film extrême de Morin.

La Bête lumineuse
Pierre Perrault, 1982, 127 min.
Avec Stéphane-Albert Boulais, Maurice Chaillot et Maurice Aumont.

En plus d’être cinéaste et avocat, Pierre Perrault était un chasseur. Il était profondément attaché à cette dimension sauvage de l’identité. Dans La Bête lumineuse, il se penche sur une mise en situation terrible, celle d’une réunion de chasse entre amis. La partie de chasse sera mémorable, donnant lieu à une entreprise de défoulement sur fond de bravades et de vantardises. Sous l'effet de l'alcool, les mœurs se relâchent au sein du groupe d'amis, qui ne tarde pas à se désigner un souffre-douleur. À la recherche de la bête lumineuse, l’orignal mythique qui est la finalité de cette expédition de chasse, nous assistons surtout à un remarquable portrait anthropologique de la socialité masculine, avec ses rituels, ses revers pas toujours chics et ses moments drôles, avec plein d’actions viriles à part de ça.

Mercredi 5 février à 19 h 30

Les Mots magiques
Jean-Marc Vallée, 1998, 35 mm, 21 min. Avec Robert Gravel et Richard Robitaille.

À quelques jours de Noël, un homme dans la trentaine rend visite à son père afin de lui donner un cadeau particulier : une lettre dans laquelle il exprime enfin tout ce qu’il a toujours voulu lui dire. C’est ainsi que commence pour lui un cauchemar sans fin. Les Mots magiques est le deuxième volet d’une trilogie de courts métrages de Jean-Marc Vallée sur les relations père-fils.
Grand Prix — Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, France (1998). Prix du meilleur court métrage dramatique — Aspen Shortfest, États-Unis (1999). Meilleur court métrage — Prix Jutra, Québec (1999). Prix du meilleur court métrage canadien — Festival international du court métrage de Toronto (1999). Prix de la meilleure direction de la photographie — Festival international du court métrage de Toronto (1999). Sélection officielle — Festival du film indépendant de Sundance, États-Unis (1999)

Esprit de bière
Claudio Pazienza (Belgique), 2000, 35 mm, 52 min

Tout débute comme un pseudo-film scientifique sur le liquide doré, fermentation et divagations savantes sont agrémentées de diagrammes impossibles et de dissertations humoristiques, puis tout bascule. On se retrouve devant le drame du gars et de son père tentant de communiquer à travers le son des choppes et du glou-glou qui mousse.

Claudio Pazienza est né le 6 octobre 1962 à Roccascalegna (Italie), avant que ses parents n’émigrent en Belgique. Diplômé en ethnologie à l'Université Libre de Bruxelles., il est cofondateur de la maison de production Qwazi Qwazi film. Il a réalisé une dizaine de courts métrages.

Mercredi 12 février à 19 h 30

Bar salon
André Forcier, 1973, 35 mm, 84 min. Avec Guy L'Écuyer, Jacques Marcotte, Madeleine Chartrand et Lucille Bélair.

Un anonyme bar salon à Montréal glisse inexorablement vers la faillite. Son propriétaire, Charles, tente désespérément de le sauver.

Prix Sirène d'argent au festival de Sorrente, Italie (1974), et mention spéciale pour le Prix de la critique de l'Association des critiques de cinéma du Québec (1974).

Quelques instants avant le Nouvel An
Robert Morin, 1984, 26 min. Avec Robert Gravel et Paul Savoie.

La veille du Jour de l'An, Gilles, un handicapé mental, se réfugie dans une maison de chambres. Son chambreur l'incite à boire pendant qu'à la télé on fait l'étalage de dix ans de catastrophes planétaires. De plus en plus saouls, commentant les images, les deux individus n'ont que l'énergie de leur révolte endormie par la bière. Film tourné en 1981.





Antitube présente
drôle
pathétique
bouleversant
percutant
Petit Festival du Film
de Familles… à Risque
optimiste
intime
émouvant
comique
poignant

Les mercredis 15 et 22 janvier 2003, 19 h 30
Auditorium 1, Musée de la civilisation

Pour débuter l’année, Antitube propose au public de Québec deux soirées sur un thème qui a inspiré plusieurs de nos cinéastes : La famille dysfonctionnelle.

Le " beau paysage " de nos familles contemporaines sert ici d’inspiration. Il s’agit en effet d’aborder, avec gravité parfois, mais aussi avec beaucoup d’humour, une production cinématographique québécoise indépendante qui semble obsédée par ce thème. Il n’est pas question de nous apitoyer en voyeurs sur un paysage de désespoirs familiers et de quotidiens destructeurs. La jeunesse de notre pays, sous le regard des cinéastes ou vidéastes qui s’expriment ici, semble régler ses comptes avec l’optimisme de ses géniteurs. La famille dysfonctionnelle est ainsi devenue l’un des thèmes riches de notre cinématographie.

Avec Novembre de Nicolas Roy et Trois Princesses pour Roland d’André-Line Beauparlant (mercredi 15 janvier), nous pénétrons dans le non-dit de la violence familiale et des drames qu’elle compose. Dans le film de Beauparlant, Prix Toronto Hot Docs 2002 du meilleur documentaire canadien, nous sommes confrontés à un sujet grave au cœur de la vie même de la réalisatrice. Elle sera avec nous pour présenter son film.
Avec Cul-de-sac de Vincent Égret, L’Oreille de Joé d’Alain Desrochers, Picoti Picota de Manon Briand, Straight From the Suburbs de Carole Ducharme et Le Beau Jacques de Stéphane Thibault (mercredi 22 janvier), nous aborderons le sujet des familles fantasques sous l’angle de l’humour, avec l’exception du court métrage de Manon Briand.
Antitube, diffuseur d’événements cinéma et vidéo à Québec, est heureux de vous convier à ce petit festival risqué. Une occasion de découvrir des films rares ou peu diffusés.


Programmation

Mercredi 15 janvier à 19 h 30
(en présence d’André-Line Beauparlant)

Novembre
Nicolas Roy, 2001, vidéo, 14 min
Superbe film expérimental.

Elle court, elle court / Autour d’elle tout s’écroule / La campagne meurt/ La famille se déchire / La jeune femme et sa mère se retrouvent seules / Les oiseaux s’envolent / La route défile.

Trois Princesses pour Roland
André-Line Beauparlant, 2001, vidéo, 91 min

Trois princesses pour Roland, quatre personnes, une famille. Une famille drôle et dure, touchante et repoussante comme toutes les familles; une famille pauvre comme beaucoup de familles; une famille unique pour la réalisatrice qui la côtoie depuis l'enfance.
Le suicide de Roland devient le prétexte pour laisser ce documentaire nous parler de pauvreté, d'amour, de haine, du présent, du passé, d'alcool, de violence. Avec un regard empreint de tendresse, André-Line, la réalisatrice, nous présente sa tante, Madeleine, sa cousine, Nathalie, et sa petite-cousine, Caroline. Trois générations de femmes dont les vies se ressemblent et se répètent, étonnamment. Un constat sans jugement, sans commentaire, laissant à chacun matière à réfléchir sur ce que nous léguons, sur ce dont nous héritons.

Prix Pierre et Yolande Perrault 2002. Prix Toronto Hot Docs 2002, meilleur réalisation, documentaire canadien.


Mercredi 22 janvier à 19 h 30

Cul-de-sac
Vincent Égret, 2002, 10 min

Cul-de-sac raconte l’histoire d’un homme qui essaie vainement de mettre fin à sa vie. Époux malheureux et père d’une famille qui le méprise, il est le spectateur impuissant d’une vie dans laquelle il ne contrôle plus rien. Paul ne voit pas d’autre issue à sa pitoyable existence que le suicide. Mais toutes ses tentatives se heurtent comiquement à chacune des exigences des membres de sa famille et sa propre mort finit par échapper également à son contrôle. Voulant se libérer, il s’enferme encore plus sûrement dans la dépendance et l’impuissance.

L’Oreille de Joé
Alain Desrochers, 1996, 35 mm, 28 min

Un jeune homme se coince bêtement la tête entre les barreaux du balcon de la maison familiale. Il devient ainsi le témoin obligé des malheurs de son entourage. Chaque passant profite de sa position de faiblesse pour lui raconter ses malheurs ou pour abuser de lui. La fille dont il est amoureux finit par le libérer.
Sans jamais se prendre au sérieux, cette petite histoire pose des questions simples et tendres sur notre besoin d’être ensemble, sur ces relations humaines que l’on appelle amour, amitié ou devoir familial.

Picoti Picota
Manon Briand, 1989, 10 min. Avec Simone Rose et Danielle Laforce

Un jour, par des circonstances malheureuses, la petite Adèle perdit son enfance dans une comptine...

Mention du jury, Best film in the field of educational politics, Alexander-S.-Scotti-Preis, Oberhausen Film Festival, Allemagne, 1996

Straight From the Suburbs
Carole Ducharme, 1999, 16 mm, 25 min
Avec Nathalie Ducharme, Carole Ducharme, Doris Brunelle, Jasmin Roy, Stéphanie Archambault

Dans un monde peuplé uniquement d'homosexuels, Mary, une jeune adolescente troublée, vit avec ses deux mères dans une petite maison de banlieue. La vie est calme et paisible jusqu'au jour où Mary découvre peu à peu ses vrais sentiments : elle croit être hétérosexuelle. Ses doutes se confirment lorsqu'elle rencontre Brad, le nouvel élève de San Francisco. C'est le coup de foudre. Qu'arrive-t-il à notre gentille Mary ? Brad gagnera-t-il son amour ? Mais que diront les mamans de Mary ?

Le Beau Jacques
Stéphane Thibault, 1998, vidéo, 17 min

Le cinéaste Stéphane Thibault suit en direct le Grand Prix de Formule Un, en compagnie de ses deux tantes de Charlesbourg, fans inconditionnelles de Jacques Villeneuve. Ce court-métrage est en quelque sorte un essai tragi-comique sur l'identification des spectateurs face à leurs idoles.

Prix du court métrage, Festival Vues sur le docs, Marseille, 1999




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