Antitube et 24 Images la revue québécoise du cinéma présentent, en collaboration avec la Cinémathèque québécoise, l’Agence du court métrage français et le Consulat général de France

LA FRANCE TOUT COURT !
Du 11 au 15 décembre 2002
à l’Auditorium 1 du Musée de la civilisation

Pour terminer l’année 2002 en beauté, nous vous proposons cinq programmes élaborés par Jacques Kermabon, (rédacteur en chef de Bref) et Marie-Claude Loiselle (rédactrice de 24 Images), regroupant vingt courts métrages du nouveau cinéma français, réalisés entre 1989 et 2001.
Kermabon dirige l’Agence du court métrage français, association qui soutient et diffuse cette importante production des jeunes cinéastes de l’Hexagone.
Il parle du court métrage français et de cette programmation en ces termes dans La Revue de la Cinémathèque No 72 : “ (...) Marie-Claude Loiselle et moi-même avons voulu axer une part de nos choix sur des auteurs qui ont depuis réalisé des longs métrages, comme François Ozon, Arnaud Desplechin, Pascale Ferran, Emmanuel Finkiel, Laurent Cantet, Laetitia Masson, pour ne citer que les plus connus. Loin dans notre esprit de réduire pour autant ce secteur à un tremplin vers le long métrage.
(…) Nous sommes convaincus d’avoir choisi le haut du panier de ces dernières années de production. (…) Je crois que le cinéma existe encore quand des œuvres nous entretiennent (…) de questions qui touchent aux fantômes, aux disparitions, au temps qui s’écoule, aux faux-semblants, au sacré, au secret, au sexe, à l’exhibition, aux limites de la représentation. Et, si d’aventure vous entendez dans ces films des échos d’illustres aînés, n’y voyez aucune allégeance ni hommage, mais plutôt le signe que, par le geste de ces jeunes cinéastes, l’aventure du Septième art se poursuit allègrement dans ce tout jeune XXIe siècle. ”

(Monsieur Kermabon sera à Québec les 11 et 12 décembre prochain pour nous présenter cette programmation panoramique.)

Mercredi 11 décembre à 19 h 30
En présence de Jacques Kermabon de l’Agence du court métrage français

Scènes de lit
de François Ozon [Fr., 1996, 26 min] avec Valérie Druguet, François Delaive, Camille Japy
Salam
de Souad El-Bouhati [Fr., 1999, 30 min] avec Benaïssa Ahouari, Mohamed Daitraoui, Feta Zelag
Ce vieux rêve qui bouge
d’Alain Guiraudie [Fr., 2001, 50 min] avec Pierre-Louis Calixte, Jean Segani, Jean-Marie Combelles

Jeudi 12 décembre à 19 h 30
En présence de Jacques Kermabon de l’Agence du court métrage français

La Voie lente
de Samia Meskaldji [Fr., 2000, 37 min] avec Malika Birèche, Fodyl Smahi
Acide animé
de Guillaume Bréaud [Fr., 1998, 18 min] avec Ludivine Sagnier, Didier Bénureau
Jeux de plage
de Laurent Cantet [Fr., 1995, 27 min] avec Djellil Lespert, Jean Lespert, Julia Minguet
Une robe d'été
de François Ozon [Fr., 1996, 15 min] avec Frédéric Mangelot, Lucia Sanchez, Sébastien Charles

Vendredi 13 décembre à 19 h 30

Un dîner avec monsieur Boy et la femme qui aime Jésus
de Pascale Ferran [Fr., 1989, 11 min] avec Christophe Odent, Josiane Stoleru, Alain Magalon
Le Baiser
de Pascale Ferran [Fr., 1990, 8 min] avec dix-sept couples d'inconnus
Les Filles de mon pays
d’Yves Caumon [Fr., 1999, 30 min] avec Lauryl Brossier, Amandine Monin
Je suis venue te dire
de Laetitia Masson [Fr., 1996, 23 min] avec Sandrine Kiberlain, Mireille Perrier, Jean-Louis Loca
Les Filles du 12
de Pascale Breton [Fr., 2000, 25 min] avec Mélanie Leray, Kristel Kerdavid, Catherine Hosmalin

Samedi 14 décembre à 14 h

Dans la forêt lointaine
d’Orso Miret [Fr., 1995, 24 min] avec Audrey Sanchez, Fabrice Desplechin
Tout doit disparaître
de Jean-Marc Moutout [Fr., 1996, 14 min] avec Romain Lagarde, Émile Abossolo Mbo, Bruno Lopez
Les Mains
de Christophe Loizillon [Fr., 1996, 20 min]
Madame Jacques sur la Croisette
d’Emmanuel Finkiel [Fr., 1995, 38 min] avec Shula Adar, Maurice Chevit, Nathan Kogan

Dimanche 15 décembre à 14 h

Ici-bas
de Philippe Ramoz [Fr., 1997, 20 min] avec Pascal Andrès, Françoise Descarrega, Maurice Fébrinon
Dimanche ou les fantômes
de Laurent Achard [Fr., 1994, 30 min] avec Olivia Bouet-Willaumez, Julien Rivière
Portrait des hommes qui se branlent
de Vincent Ravalec [Fr., 1995, 7 min] avec Alex Descas (voix hors champ)
La Vie des morts
d’Arnaud Desplechin [Fr., 1990, 52 min] avec Thibault de Montalembert, Roch Leibovici, Marianne Denicourt



CHORÉKABOUM  QUAND LA VIDÉO RENCONTRE LA DANSE 
À la salle multi de méduse
les 6 et 7 décembre 2002, 20 h

Vous êtes conviés à deux soirées de mise en images du corps humain.
Une partie de la mémoire de la vidéographie est filtrée par les mailles des rapports vicieux qu’entretiennent la danse et sa captation électronique.
Art narcissique s’il en est un, la gestuelle chorégraphique se prête à merveille aux circonvolutions électroniques et à l’extrême mobilité de la caméra vidéo. En se penchant un peu on peut suivre le décollé du corps qui se tord et qui se courbe en collant au plus près l’objectif participant du même mouvement. En d’autre cas, c’est au tour du traitement électronique de l’image de démultiplier le corps et de le soustraire artistiquement aux lois de la nature.
Nous avons donc regroupé ici des œuvres québécoises, entourées de bandes américaines et françaises qui sauront ravir autant les amoureux de la danse contemporaine que les amateurs de vidéo expérimentale.

591, rue de Saint-Vallier Est (Québec) / Info : (418) 524-2113 4&nb4 $ admission générale / 2 $ membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte

Programme 1 < Vendredi 6 décembre à 20 h

Le cercle vicieux
Luc Bourdon, Montréal, 1986, 20 min, avec Dulcinée Langfelder
Gloss
Karine Ledoyen, Québec, 2001, 3 min, avec Karine Ledoyen
Emmy
Daniel Larrieu, France, 1995, 11 min, avec Mathieu Doze, Daniel Larrieu
F.U.I.T.E
Marie Pascale Bélanger, Montréal, 2002, 3 min, avec Maria Kefirova
Bêtes de foire
Alain Francoeur, Montréal, 1999, 13 min 58 s, avec Alain Francoeur
La Chambre blanche
Isabelle Hayeur, Montréal, 1993, 10 min, avec O Vertigo
Les 24 x Caprices
Frédéric Moffet, Montréal, 2001, 7 min, avec Manon Oligny
Parcelle de ciel / Piece of Heaven
Robert Cahen, France, 1987, 16 min 30 sec, avec Susan Buirge

Programme 2 < Samedi 7 décembre à 20 h

Trisha et Carmen
Burt Barr, USA, 1988, 13 min 4 s, avec Trisha Brown
18-3
Éric Gagnon, Québec, 2000, 3 min, avec Karine Ledoyen
L'Appât
Jean Décarie (Neam Cathod), 1992, Montréal, 23 min, avec Simard et Wallot
La complainte du progrès
Claudio Pazienza, France, 1997, 5 min, d’après Boris Vian, avec Monique Cremer et Serge Cremer
Doris
Alain Francoeur, Montréal, 1999, 6 min 14 s, avec Alain Francoeur
Le Vif du sujet
Luc Riolon/Karine Saporta, France, 1999, 30 min, avec Joseph Nadj, Dominique Mercy


Dans le cadre de l'exposition PAROLE DE PEAU*
au Musée de la civilisation,
ANTITUBE PRÉSENTE, LES 28 ET 29 NOVEMBRE PROCHAIN, À 19 H 30, DEUX PROGRAMMES DE CINÉMA CONSACRÉS À
LA THÉMATIQUE ÉPIDERMIQUE.


Antitube propose une programmation tout entière consacrée au monde de la peau. Carapace essentielle du star-system, la peau est rarement au centre du sujet d’un film ou d’une vidéo. On se penche ici sur le sujet. Au cœur du propos : le délice de la peau des Africains, le drame de vieillir ou l’idéal de ne pas vieillir, la quête tragique de se recouvrir de fard ou de se modifier par la chirurgie.

Jeudi 28 novembre 2002 à 19 h 30 æ La peau, le fantasme

Petites chroniques cannibales - 1. Rosalie
Pierre Jutras, Québec, 1996, 30 min, film.

La peau comme lieu d’érotisation des sens. Rosalie aime la peau des Noirs, sa couleur, ses reflets, son goût, son odeur, sa texture. Film indépendant, plein de charme et d’humour, réalisé il y a quelques années par le cinéaste montréalais Pierre Jutras.

Les yeux sans visage
Georges Franju, France, 1959, 88 min, film.

Scénario : Boileau et Narcejac, Pierre Gascar, Jean Redon, Claude Sautet et Georges Franju, d'après le roman de Jean Redon. Musique : Maurice Jarre. Avec Pierre Brasseur, Édith Scob, Alida Valli et Claude Brasseur.
Le professeur Génessier tente de rendre à sa fille Christiane le visage qu'elle a perdu dans un accident qui ne lui a laissé que les yeux intacts. Aidé de sa compagne Louise, il kidnappe des jeunes filles afin de leur découper le visage et de le greffer à Christiane. Un des grands classiques du film d'horreur.

Vendredi 29 novembre 2002 à 19 h 30 - La peau, l'apparence et le temps

Que sera sera
Dominique Vézina, Québec/Angleterre, 1999, 2 min 36 s, vidéo.

Que sera sera est un journal vidéographique d'autoportraits pris sur plusieurs mois lors de la routine matinale du maquillage. Comme pour un grand clip intime qui nous parlerait de la fatalité de la vie, les images y sont accompagnées par la chanson Que sera sera interprétée par la protagoniste et par Doris Day. (Texte : Vidéographe/Antitube)

Orlan, Carnal Art
Stephan Oriach, France, 2001, 75 min, film.

L'outil chirurgical est utilisé à des fins réparatrices ou d'embellissement du corps humain, sans que personne n'en soit indigné. Au contraire. C’est plutôt la marque d'une réussite d'intégration dans l'économie de marché définissant les critères du " beau ". L'artiste française Orlan a décidé d'utiliser bien autrement l'outil médical. Pour l'Art. Les yeux grands ouverts, sa voix porte, son corps opéré conscient est connecté aux réseaux de transmission interactifs, mariage de la cybernétique et de la biologie. L'exercice de style extrêmement risqué est ce grandiose programme de mutation que l'artiste a mis en œuvre sur sa propre personne, dans les blocs opératoires devenus ateliers d'artiste. Axé sur cette morphologie en évolution, en révolution dans cette chronique des performances, ce film nous dévoile les sensations originales de la pensée de l'artiste. (Texte : Cinéma libre).

Avertissement. Il est possible que certaines personnes aient de la difficulté à soutenir quelques-unes des images contenues dans ce documentaire.

Musée de la civilisation, Auditorium 1 (85, rue Dalhousie, Québec),
Réservation et information : (418) 643-2158
Admission générale : 4 $ / Membres d’Antitube et étudiant-e-s avec carte : 2 $

* Exposition PAROLE DE PEAU, du 27 novembre 2002 au 1er septembre 2003.



ANTITUBE ET LA CINEMATHEQUE QUEBECOISE présentent, en collaboration avec le GROUPE KIWISTITI,

Les sommets du cinéma d’Animation
Une sélection des meilleurs films d’animation des dernières années
au Musée de la civilisation
SAMEDI 9 NOVEMBRE 2002

PROGRAMME 1 À 14 H / PROGRAMME 2 À 19 H 30

Programmateur invité : Marco DeBlois, Cinémathèque québécoise

Le samedi 9 novembre, à 14 h et 19 h 30, les fanatiques du genre et les simples curieux sont conviés à deux programmes (différents) de cinéma d’animation. Ces films, projetés en rafale sur grand écran au Musée de la civilisation, raviront le public de Québec.

Au menu : une programmation internationale, une multitude de genres et de techniques (crayon sur papier, dessins sur cellulos, marionnettes, peinture à l’huile, ordinateur 3D, gravure sur pellicule, pâte à modeler, peinture sur verre, papiers découpés et autres).

Dépassons le cartoon ! Image par image, il y a un nouveau monde qui se développe, rehaussé par l’agrément de nouvelles tendances graphiques, de thèmes plus noirs ou plus volontiers décalés.

Au total, vingt films courts répartis en deux temps (dix films à 14 h et dix films à 19 h 30), dont un primé au Festival d’Annecy 2002 et un autre gagnant du prix du jury pour le meilleur court métrage au Festival de Cannes 2002.

Irrévérence dévastatrice, poésie méditative, finesse psychologique, sens du rythme… L’animation : c’est aussi du cinéma !

… Et le cinéma : c’est aussi ANTITUBE qui, depuis 1995, vous entraîne dans sa passion pour les images en mouvement.

En présence de Marco DeBlois (Cinémathèque québécoise)
Auditorium 1, Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie, Québec)

Programme 1 (14 h)

Lazy Sunday Afternoon
Bert Gottschalk, Allemagne, 1999, 10 min, s. d., 35 mm.
Dans le désert, tandis qu’un vautour se repose, surgissent deux pistoleros qui se battent en duel. Crayon sur papier.

Le Nez à la fenêtre
Alain Gagnon et Jean-Loup Felicioli, France, 2001, 5 min, v. o. f., 35 mm.
Victime d’un événement tragique, un homme se laisse mourir. Dessins sur cellulos.

Bookashky
Mikhail Aldashin, Russie, 2002, 10 min, v. a., s.-t. f., 35 mm.
Des insectes se révoltent contre les hommes. Dessins sur papier.

Aria
Pjotr Sapegin, Norvège/Québec, 2001, 10 min, s. d., 35 mm.
Madame Butterfly attend le retour du bel officier de marine qui lui a fait un enfant. Marionnettes.

Barcode
Adriaan Lokman, Pays-Bas, 2001, 9 min, s. d., 35 mm.
Animation abstraite en volumes, s’articulant autour d’un jeu de formes, d’ombres et de lumières, sur fond de musique techno. Ordinateur 3D.

Flux
Chris Hinton, Québec, 2002, 8 min, s. d., 35 mm.
La vie trépidante d’une famille et le passage du temps. Crayon sur papier.
(Prix de la FIPRESCI, Festival d’Annecy 2002.)

Bru Ha Ha
Steven Woloshen, Québec, 2002, 3 min, s. d., 35 mm.
Une interprétation abstraite du conte Punch & Judy, qui met de l’avant la relation du son et de l’image. Gravure sur pellicule.

Camouflage
Jonathan Hodgson, Grande-Bretagne, 2002, 8 min,
v. o. a., s.-t. f., 35 mm.
Documentaire animé explorant la situation d’enfants dont les parents sont schizophrènes. Techniques mixtes.

Interrogating Ernie
Ken Lidster, Grande-Bretagne, 2000, 5 min, v. o. a., 35 mm.
Un flic veut savoir pourquoi les dinosaures ont disparu. Il mitraille de questions Ernie, le dernier de sa race. Marionnette et ordinateur 3D.

En accordant les instruments (Stojenie Instrumentów)
Jerzy Kucia, Pologne, 2000, 16 min, s. d., 35 mm.
Se rendant au travail, un musicien se remémore quelques bribes de son existence. Dessins sur cellulos et sur papier, peinture sur verre, papiers découpés et autres.

Programme 2 (19 h 30)

Passage
Bärbel Neubauer, Autriche, 2002, 8 min, s. d., 35 mm.
Animation abstraite. Des formes se métamorphosent, suggérant diverses humeurs et diverses positions dans l’espace. Gravure sur pellicule.

Le Défi à la mort (El Desafío a la muerte)
Juan Pablo Zaramello, Argentine, 2001, 3 min, s. d., Beta.
Un grand fakir se prépare au grand défi de sa carrière : rester en vie dans un blender en marche. Pâte à modeler.

The Hungry Squid
John F. Weldon, Québec, 2002, 15 min, v. o. a., 35 mm.
Des animaux affamés s’attaquent aux devoirs de Dorothy. Pâte à modeler et ordinateur 3D.

X Man
Chris Hinton, Québec, 2002, 1 min, s. d., 35 mm.
Des images abstraites, dessinées au crayon, épousent une improvisation contemporaine au piano. Crayon sur papier.

1300cc
Eoin Clarke, Grande-Bretagne, 2000, 11 min, s. d., Beta.
Un motard criminel tente de fuir une dangereuse vieille dame en mobylette. Dessins sur cellulos.

Looking for Horses
Anthony Lawrence, Australie, 2001, 6 min, v. o. a., Beta.
Sur French Island, deux sœurs tentent de comprendre leurs parents. Marionnettes.

Un couteau dans les fourchettes
Alain Gagnon et Jean-Loup Felicioli, France, 2000, 4 min, v. o. f., 35 mm.
Une femme a rangé un couteau parmi les fourchettes. Son mari en est fou furieux. Dessins sur cellulos.

Invasion
Phil Mulloy, Grande-Bretagne, 2001, 15 min, v. o. a., 35 mm.
Les États-Unis d’Amérique sont envahis par des extraterrestres hideux, dangereux, vulgaires, qui constituent une menace pour la démocratie. Dessins sur papier, ordinateur 2D.

Le Match (La Partita)
Ursula Ferrara, Italie, 2002, 4 min, s. d., 35 mm.
Description impressionniste d’un match de soccer. Peinture à l’huile.

The Stone of Foley
Jonathan Rosensweet, Canada, 2002, 8 min, s. d., 35 mm.
Au Moyen ge, un médecin examine un patient. Marionnettes. ((Prix du Jury, Meilleur court métrag



QUELQUES INSTANTS DÉCOMPOSÉS

ANTITUBE reçoit Manon Labrecque, vidéaste québécoise.
Le vendredi 11 octobre 2002, à 19 h 30, à la salle Multi de Méduse, ANTITUBE vous propose une soirée consacrée aux œuvres de la vidéaste Manon Labrecque.

Beauceronne d’origine, cette vidéaste sévit depuis 1992. Manon Labrecque a présenté ses œuvres vidéographiques en Angleterre, au Maroc, en France, en Espagne, à Taiwan, en Allemagne, en Malaisie, au Mexique, au Canada et au Québec dans le cadre d’expositions et d’une multitude de festivals. L’originalité de son travail y a été saluée par de nombreux prix.
Pour Manon Labrecque, le corps est un objet que l’on peut tordre, couper, allonger, faire rebondir. En utilisant tous ces mouvements, l’image vidéographique lui permet des distorsions que la réalité lui interdit. Il faut comprendre que le travail de Labrecque est intensément ludique. Elle est sans doute la plus « technicienne » des vidéastes québécoises, l’une des plus électroniques, l’une des rares à s’être penchée sur le procédé, ses virtualités comme ses limites, avec autant de passion et de patience.


Cette artiste jouit d’une grande renommée internationale même si elle est peu connue ici, au Québec. Nul n’est prophète en son pays. Puis, cette chercheuse parle d’elle en disant :
« Ma démarche artistique est consciemment sinueuse et constamment curieuse »!

Vous êtes donc invités à rencontrer un esprit inventif qui pétille, de pixels en patentes, au cours de Quelques instants décomposés, avec Manon Labrecque, vidéaste, et Nicole Gingras, critique d’art, qui vient de lui consacrer un livre.
Au cours de la soirée, voyez Vice, vertu et vice versa; Rien que la vérité, toute la vérité; RGB; Hara Kiri (exercices) et Silences Nomades, bandes vidéographiques présentées dans la plupart des cas pour la première fois à Québec, qui nous amèneront de la petite cuisine de Manon aux vastes steppes de la Mongolie.

ANTITUBE, organisme qui se consacre à l’histoire et à l’avenir des images en mouvement depuis 1995, est heureux de vous convier à ces Quelques instants décomposés.

Le vendredi 11 octobre 2002, à 19 h 30, à la salle Multi de Méduse. 591, rue de Saint-Vallier Est (Québec) / Info : (418) 524-2113 . 4 $ admission générale / 2 $ membres d’Antitube / 2 $ étudiant-e-s avec cartes


Au programme :

Vice, vertu et vice versa
Québec, 1993, 11 min.
« Un petit voyage initiatique avec chutes libres et le cadre. »

Rien que la vérité, toute la vérité
Québec, 1993, 8 min 54 s.
Prix du public, Événement interuniversitaire d’Art vidéo, Montréal, 1993.
« Une vidéo manuel d’instruction sur la vidéo. »

RGB
Québec, 1994, 4 min 15 s.
« Des bombardements… »

Hara Kiri (exercices)
Québec, 1998, 38 min 50 s.
Prix de la SODEC, Meilleure vidéo, 17e édition des Rendez-vous du cinéma québécois, Montréal, 1999.
« Quelques minutes, pour exorciser la peur de la mort. / Quelques minutes, pour s’exercer à mourir. / Quelques minutes, pour mourir… dans le vivre. / 12 petites morts… et du quotidien! »

Silences Nomades
Québec, 2002, 35 min 38 s.
« Fougueux, furtifs et fuyants / ils se faufilent / les silences… / ceux du désert et du dedans. / Mongolie… / faire les sentiers où la pensée s’apaise. »

Assistez également au lancement du livre Manon Labrecque – Corps en chute, en présence de l’auteure Nicole Gingras (Nicole Gingras Éditions, Montréal, 2002).



ANTITUBE reçoit Perte de Signal (Montréal + Québec) et Video Lounge (New York)
New York Québec Entrelacés/Interlaced
l’événement de la rentrée en arts électroniques

PROJECTIONS / PERFORMANCES > AUDIO / VIDÉO
Les artistes : Jason Arsenault, Anso, Myriam Bessette, Jonah Brucker-Cohen, Aaron Davidson, Lisa DiLillo, Melissa Dubbin, Robin Dupuis, Éric Gagnon, Andrew Guidone, Christine Hart, Art Jones, Claudette Lemay, Jillian McDonald, Sharon Paz, Sébastien Pesot, Nelly-Ève Rajotte.

Le samedi 7 septembre 2002, à 20 heures, à la salle Multi de Méduse, ANTITUBE vous propose NYQC Entrelacés/Interlaced, une soirée d’échange entre des artistes new-yorkais et québécois. Promu par le collectif new-yorkais Video Lounge et le collectif montréalais Perte de Signal, cet événement festif d’importance donne un aperçu des nouvelles tendances de l’art électronique, tant à New York qu’à Montréal et Québec.
Conçue dans le cadre de Québec New York 2001, cette rencontre devait avoir lieu le 14 septembre 2001. Nous l’avions reportée pour cause évidente d’attentat, avec la ferme intention de la part de toutes les parties de la concrétiser en 2002.
Un an après : objectif accompli !

Avec une douzaine d’artistes présents, la soirée sera partagée entre des projections et des performances vidéo en direct d’artistes provenant des trois villes précitées. Côté performance : Art Jones, célèbre vidéaste hip-hop, qui partage sa vie entre Chicago et New York, inventera devant nous des musiques et des images, accompagné par Christine Hart ; le duo composé de Melissa Dubbin et Aaron Davidson qui travailleront l’art des sons à l’aide de leur dispositif MIDI interactif sur ordinateur Laptop ; Éric Gagnon vidéaste de Québec, qui improvisera une création vidéo en direct en plus d’assurer l’ambiance onirique de la soirée ; Sébastien Pesot et Anso de Montréal, qui présenteront leur performance musicale improvisée, basse et batterie, sur création DVD, One hundred dead color.
Côté projection : les œuvres de Jason Arsenault, Myriam Bessette, Jonah Brucker-Cohen, Aaron Davidson, Lisa DiLillo, Melissa Dubin, Robin Dupuis, Andrew Guidone, Jillian McDonald, Sharon Paz et Sébastien Pesot, permettront au public de Québec de découvrir d’autres aspects de la culture médiatique émergente.

Programmation détaillée :
Créations électroniques de New York et du Québec


PROJECTIONS VIDEO
Programme 1

Démocratie
>
Sébastien Pesot > 5 min 30 sec > 2002
Little red sisterhood >
Sharon Paz > 3 min 30 sec > 2001
Hélio Muvma >
Jason Arsenault > 3 min > 2001
Nutation > Myriam Bessette >
2 min 30 sec > 2000
Meryl and me > Jillian Mcdonald >
2 min 12 sec > 2001
Suite > Robin Dupuis >
3 min 8 sec > 2001
Programme 2
Circumscriptions
>
Lisa DiLillo > 7 min > 2000
Incandescence > Nelly-Ève Rajotte > 1 min 30 sec > 2001
CityMaps:Tokyo > Jonah Brucker-Cohen > 4 min 4 sec > 1999
Rentre chez toi > Claudette Lemay > 2 min 40 sec > 2001
Green whisper > Andrew Guidone > 2 min 25 sec > 1999
Azur > Myriam Bessette > 3 min 6 sec > 2001

PERFORMANCES VIDÉO/AUDIO EN DIRECT
Intro
>
Éric Gagnon
Hip Hop performance >
Christine Hart et Art Jones
Midi performance >
Melissa Dubbin et Aaron Davidson
One hundred dead color >
Sébastien Pesot et Anso
Extro >
Éric Gagnon

VIDEO LOUNGE, nomade comme Perte de Signal et ANTITUBE, est un collectif qui organise des événements de diffusion à New York, depuis 1992, afin de promouvoir les artistes émergents en vidéo. En 2000, Video Lounge a mis sur pied un festival international d’art électronique appelé Outer Limits.

Le collectif de création PERTE DE SIGNAL n’en est pas à sa première expérience de diffusion. Les amateurs se souviendront de leur passage avec Zone d’émergence à la Salle Multi en octobre 1999. Mais, c’est aussi la qualité de leurs créations vidéo qui suscite l’intérêt avec, pour témoignage, les prix qu’ils remportent dans de nombreux festivals d’art électronique à travers le monde (www.nyqc.net).


Dans le cadre du symposium d’art contemporain Émergence, édition 2002, qui a pour thème le cirque
Antitube présente

Freaks
(1932) de Tod Browning, États-Unis, noir et blanc, copie vidéo 1998 d'un original 35mm (Warner Bros/ Turner Archive, Burbank, Californie), 64 min, v.o. anglaise.

Freaks, l'un des chef-d'œuvres du cinéma fantastique prend le cirque comme théâtre des opérations. Réalisateur de Dracula (1931), Tod Browning se vit confier la réalisation de ce drame d'horreur par la MGM. L'œuvre unique qu'il proposa fut retirée de l'écran durant de nombreuses années pour son aspect terrifiant. Freaks le doit beaucoup au fait que les supposés monstres qui peuplent cette histoire d'horreur ont été personnifiés par de véritables phénomènes naturels du cirque Barnum, pour lequel Browning avait travaillé dans sa jeunesse. La version d'origine du film, celle de 1932 a disparu. Il ne reste plus aujourd'hui que 64 minutes sur les 90 prévues au départ. La nouvelle version obéit aux modifications demandées par les producteurs afin de ne pas choquer le public. Les monstres ne sont jamais ceux que nous pensions.
Réduire toutefois ce film à ses simples qualités d'épouvante serait reléguer au second rang ses grandes valeurs esthétiques. Freaks révèle un talent original, fascinant, préfigurant des écritures cinématographiques qui ne s'affirmeront que des années plus tard. Film présenté en version originale anglaise.

Le 25 août 2002 à 21 h, à l’Îlot Fleurie (sous le chapiteau de l’autoroute Dufferin).


WESTERNS SUR GRAND ECRAN

les mercredis 21 et 28 août, 4, 11, 18 septembre et 25 septembre 2002, à 19 h 30, au Musée de la civilisation, à Québec.

ANTITUBE et la CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE présentent sur grand écran une sélection de quelques films illustres ayant marqué l’histoire du WESTERN.
À l’invitation d’ANTITUBE, ces six soirées nous sont proposées par Robert Daudelin, un fanatique de westerns, directeur général de la Cinémathèque québécoise. Elles regroupent des œuvres rares de Fritz Lang ou John Ford, Monte Hellman, Colin Low, George Stevens et d’autres plus diffusées de Clint Eastwood et de Jacques Godbout.
Trois courts métrages vidéo expérimentaux, réalisés par Robert Morin, Boris Firquet et Shawn Chapelle, qui utilisent le western comme sujet ou comme matériau visuel, seront également diffusés (en boucle) dans le hall du Musée, le 21 août dès 19 h.

LE WESTERN EST UN GENRE NOBLE

Le western est un genre noble. Il célèbre le courage, l’honnêteté, l’amitié, la fidélité, la fraternité, l’amour de la terre… C’est un genre noble aussi en ce qu’il a donné ses premières lettres de noblesse au cinéma (Porter, Griffith, Ince et cie.) et qu’il a été un détour obligé pour plusieurs cinéastes (Lang notamment) dont ce n’était en rien l’héritage culturel.
Mais le western fait désormais partie de l’histoire. De l’histoire de la culture populaire, comme de l’histoire du cinéma.
La télévision des années 60 et 70, en multipliant les séries, a vidé le western de son histoire et de son imaginaire. Et le magnifique UNFORGIVEN de Clint Eastwood, aussi émouvant soit-il, aussi justement classique soit-il dans son écriture, fait figure de survivant – le point d’orgue à un genre qui a donné des chefs-d’œuvre à la douzaine !
Les quelques films que nous avons rassemblés pour Antitube afin de commenter l’exposition du Musée de la civilisation sont autant de pistes pour entrer dans l’histoire si riche du western : du classicisme de Ford au baroque de Lang, jusqu’au western nouvelle vague du jeune Monte Hellman, toutes les couleurs du western sont représentées ; sans parler de la nostalgie d’Eastwood, déjà présente chez Stevens, et de l’aspect documentaire (qui rappelle la dimension historique du genre) des beaux films de nos compatriotes Colin Low et Jacques Godbout.

Robert Daudelin
directeur général de la Cinémathèque québécoise

PROGRAMMATION :

Mercredi 21 août à 19 h 30

Lancement / conférence de ROBERT DAUDELIN, directeur général de la Cinémathèque québécoise) :
LA MORT DE LELAND DRUM (The Shooting)
Monte Hellman, États-Unis, 1966, 82 min,
version originale anglaise, sous-titres français.
Avec Will Hutchins, Millie Perkins, Jack Nicholson, Warren Oates.

Mercredi 28 août à 19 h 30 :

CORRAL
Colin Low, Canada, 1954, 11 min, sans paroles.
ALIAS WILL JAMES
Jacques Godbout, Canada, 1988, 83 min, version originale française.
Avec Pierre Dufault.

Mercredi 4 septembre à 19 h 30 :

SUR LA PISTE DES MOHAWKS (Drums Along The Mohawk)
John Ford, États-Unis, 1939, 103 min, version française.
Avec Henry Fonda, Claudette Colbert, John Carradine.

Mercredi 11 septembre à 19 h 30 :

LES PIONNIERS DE LA WESTERN UNION (Western Union)
Fritz Lang, États-Unis, 1940, 93 min, version française.
Avec Robert Young, Randolph Scott, Virginia Gilmore.

Mercredi 18 septembre à 19 h 30 :

SHANE
George Stevens, États-Unis, 1953, 118 min, version originale anglaise.
Avec Alan Ladd, Jean Arthur, Jack Palance.

Mercredi 25 septembre à 19 h 30 :

THE UNFORGIVEN
Clint Eastwood, États-Unis, 1992, 131 min, version originale anglaise.
Avec Clint Eastwood, Gene Hackman, Richard Harris, Morgan Freeman.


VLADIMIR KOBRIN et la culture post-soviétique

Katherine Liberovskaya : programmatrice invitée

À la Salle Multi de Méduse le 26 avril 2002, à 19 h 30



1ère PARTIE

Vladimir Kobrin

Vladimir Kobrin (1942-1999) complète en 1969 ses études au département de direction photo de l'Institut de Cinématographie d'Etat de l'URSS. Il travaille ensuite au Studio Soviétique Central de Films Educatifs et Scientifiques, CENTR-NAUCH-FILM, à Moscou. Il participe de 1969 à 1977 à 18 films documentaires et educatifs en tant que caméraman. De 1977 à 1989 il réalise lui-même plus d'une vingtaine de films éducatifs sur des sujets variés. Parmi ces derniers se distingue son cycle en 11 parties sur la biophysique (1982-1989: "Sujets et tâches de la biophysique").

Durant son service au Studio de Films Educatifs il développe un style poétique "métaphysique" unique et personnel qui s'inscrit dans les grandes traditions d'avant-garde russes et soviétiques de Eisenstein à Vertov et au Constructivisme. Toujours marginal par choix, autant en relation au cinéma d'Etat qu'aux mouvements clandestins de cinéma indépendant de l'époque soviétique, il s'est mérité la réputation de figure mythique et mystérieuse du film russe expérimental, d'autant plus lorsqu'il s'intéresse dès la fin des années '80 à l'infographie.

En 1991 est fondé le KOBRIN SCHOOL-STUDIO, une initiative commune avec le VGIK (l'Institut de Cinématographie d'Etat de l'URSS) et le Centre d'Etat de Cinéma et de Télévision pour la Jeunesse, où Kobrin donne des ateliers avancés en techniques de réalistaion pour le cinéma et l'animation expérimentaux. Son enseignement tente de développer une sensibilité à la nature visuelle de la cinématographie chez ses élèves et donne lieu à une véritable "école" de production cinéma/vidéo/infographie expérimentale. A la même époque est montée la structure indépendante de production KOBRIN SCREEN-STUDIO à l'intérieur de laquelle sont réalisées les oeuvres de Kobrin, de ses collègues et de ses élèves.

Depuis la mort de Vladimir Kobrin en 1999, les activités du KOBRIN SCHOOL-STUDIO et du KOBRIN SCREEN-STUDIO sont poursuivies par sa compagne, Olga Sorgutchova, et plusieurs de ses proches collaborateurs. La sélection de titres de ce programme propose un bref survol de l'oeuvre du singulier Vladimir Kobrin, présentant autant son travail purement cinématographique du début des années '90 que son approche composite des dernières années en plus de la dernière réalisation terminée avant sa mort en première nord-américaine.


"Les pas vers nulle part",
1992, 18 min. - "Troisième réalité 2", 1996, 15 min. - "KrotosKobrizmus", 1998, 5 min. - "Gravidance", 1999, 26 min. (première nord-américaine)


2e PARTIE


"Jusqu'au bout de l'âme russe"
de Katherine Liberovskaya 1997 - 73min. - couleur & sepia - stéréo - NTSC Version française: en russe avec sous-titres français Musique originale de Slava Egorov. Distribution: Cinéma Libre et Vidéoraphe inc.


Entre le travelogue et le documentaire expérimental, "Jusqu'au bout de l'âme russe" est la tentative très personnelle de la réalisatrice Katherine Liberovskaya - russe d'origine et née à Montréal - de découvrir l'énigme de "La Mystérieuse Ame Russe" d'aujourd'hui. L'oeuvre est le fruit d'une longue quête qui l'a mené des réminiscences de sa famille au pays de ses ancêtres, où elle est allée pour la première fois après le "putsch" de 1991 et où elle a séjourné durant plus de 6 mois avec sa caméra vidéo en 1994. Juxtaposant plus de 40 conversations intimes avec des Russes de tout âge et d'occupations les plus diverses avec un panorama impressioniste de séquences visuelles inédites, cet essai-voyage poétique tente d'établir un pont entre la réalité russe contemporaine et l'héritage culturel dont la réalisatrice a hérité, loin de la Russie, par le biais de ses parents et grand-parents. Cette bande présente et contextualise l'univers post-soviétique, autant imaginaire que physique, duquel est issue, et que commente, l'oeuvre de Kobrin.

*Katherine Liberovskaya - BIO

Katherine Liberovskaya est une artiste multidisciplinaire montréalaise d'origine russe. Depuis la fin des années 80, elle _uvre principalement dans les domaines de la vidéo expérimentale et des multimédias. Elle a réalisé au fil des ans de nombreuses vidéos et plusieurs installations, dont "A Scratch Y2k Hush-Song" (1999), "Jusqu'au bout de l'âme russe" (1997), "Le Bruissement des Langues" (1993), "Glissement dans un Virage Complet" (1988), ainsi que "Frozen Ink" (1989), une _uvre qui s'est mérité plusieurs prix et mentions en Europe et en Amérique du Nord. Ses _uvres ont été diffusées dans de nombreux événements artistiques et lieux d'exposition à travers le monde et font partie des collections du Musée des Beaux-Arts du Canada et de La Banque d'Oeuvres d'Arts du Conseil des Arts du Canada. Actuellement, elle vit et travaille à Montréal où, en plus de continuer sa pratique artistique, elle enseigne la production télévisuelle à l'Université Concordia et poursuit des études doctorales à l'Université McGill. Ses recherches théoriques portent sur les implications des nouveaux médias pour la pratique artistique, principalement dans le contexte de la Russie post-soviétique où elle se rend régulièrement depuis le début des années 90 et entretient des liens étroits avec les milieux d'arts médiatiques de Moscou et St-Pétersbourg. De plus, elle collabore à la programmation et à l'organisation d'évènements d'arts médiatiques variés au sein du milieu des centres d'artistes et des festivals. Notamment, dès sa fondation en 1995, elle est active au Studio XX, un centre de ressources et de diffusion en nouveaux médias destiné aux femmes, dont elle est l'actuelle présidente.

Texte : Katherine Liberovskaya


Mody Bleach
(Grenoble)

À la Salle Multi, 591, St-Vallier Est. Québec.

Le 21 février 2002, dans le cadre du Mois Multi organisé par les productions Recto Verso, Antitube et Recto Verso présentent le spectacle de ciné-son Mody Bleach, une séquelle du film Hollywoodien Moby Dick (1956) de John Huston, torturé dans les ateliers cinématographiques MTK et Ad Libitum de Grenoble (France).

Des artistes s'emparent d'une histoire, par ré-appropriation, par détournement, par jeu. Une fois le film éprouvé, tiraillé, découpé, étiré même, l'histoire du combat contre la baleine demeure cependant toujours bien présente.

À l'ère de la pratique généralisée du sampling, ce projet offre une belle occasion de proposer un cinéma élargi, qui prend place à la fois dans les arts médiatiques et dans les arts de la scène. Un cinéma dont l'ultime transformation ne se loge pas définitivement sur la pellicule, mais qui connaîtra encore de nombreuses vies, où chaque représentation sera différente de la précédente, un peu comme au théâtre, dans le jazz ou dans la performance.

Pour ce cinéma perpétuel, les grenoblois Christophe Auger et Xavier Quérel (Métamkine) rejoignent Étienne Caire et Gaëlle Rouard (Atelier MTK / Moule Frite) et travaillent de connivence avec le musicien plasticien électronique Vincent Epplay pour tenter un outrageux hommage à un grand classique. Ainsi, vous pourrez aussi bien assister à une projection traditionnelle du mémorable mastodonte qu'à une investigation expérimentale du même objet. Des artistes s'emparent d'une histoire, par ré-appropriation, par détournement, par jeu. Une fois le film éprouvé, tiraillé, découpé, étiré même, l'histoire du combat contre la baleine demeure cependant toujours bien présente.

Après Genève, Paris, Bruxelles, Windsor, Toronto et avant Montréal, pour une première et unique fois à Québec, Mody Bleach, un fascinant spectacle de cinéma élargi et de musique électronique,


Magnetic North / Canada Experimental Vidéo
3 programmes/ 30 ans de créations/ 42 vidéos de répertoire

Salle Multi de Méduse,
les 25-26 janvier 2002,à 19 h 30, et le 27 janvier , en après-midi à 14 h 30


Une programmation proposée par le Walker Art Center de Minneapolis et Video Pool de Winnipeg

Un programme effectuant un survol de l'art vidéographique au Canada, des années soixante-dix à aujourd'hui. Cette programmation est une commande du Walker Art Center de Minneapolis, l’une des plus importantes institutions dédiées à l’art contemporain aux États-Unis. Il est offert en tournée à travers l'Amnésique du Nord. Parfois choquant, souvent amusant, et la plupart du temps expérimental, ce regroupement d'œuvres témoigne de la vivacité de cette forme d’expression au Canada depuis trente ans et prouve que les Canadiens ont produit quelques-unes des plus remarquables œuvres de l'art électronique mondial. Faisant fi des cloisonnements, la programmation de la commissaire américaine Jenny Lion crée des associations à travers l'histoire, les régions, les langages et les genres.

Ainsi nous pourrons voir ou revoir les œuvres de Pierre Falardeau, Charles Binamé, Robert Morin, Alain Pelletier, Manon Labrecque, Stéphane Thibault ou Nathalie Bujold. Ils y côtoient les créations de Nelson Henricks, Donnigan Cumming, Jana Sterbak ou celles de Zacharias Kunuk, réalisateur du célèbre film Atanarjuat (2001) primé au dernier festival de Cannes. C’est aussi l’occasion pour nous de découvrir de grands artistes pratiquement inconnus chez nous comme Mike Hoolboom de Toronto ou Kate Craig de Vancouver.

C’est surtout un moment de culture et de découverte. Une opportunité rare de combler un pan de connaissance avec ce panorama unique de la création vidéoélectronique canadienne depuis trente ans.

Vendredi 25 janvier 2002 à 19 h 30
Vue sur le Corps

Birthday Suite - with scars and defects
Lisa Steele, Toronto, 1974, 12 min.
What Food Did
Toni-Lynn Frederick, Vancouver, 1996, 10 min
The Better Me
Cathy Sisler, Montréal, 1995, 20 min
60 Unit Bruise
Paul Wong/Kenneth Fletcher, Vancouver, 1976, 4 min 41 s
The Hundred Videos (extraits)
Steve Reinke, Toronto, 41 min 42 s

Performances du Moi

Hollywood and Vine
Colin Campbell, USA/ Toronto, 1976, 18 min 18 s
Emporium (extraits intercalés)
Nathalie Bujold, Québec, 2 min 38 s
Maigre Dog
Donna James, Halifax, 1990, 7 min 30 s.
Le voleur vit en Enfer
Robert Morin et Lorraine Dufour, Montréal, 1984, 20 min.
Untouchable
Thiaza Cuthand, Regina, 1998, 4 min 15 s
Interrupted Attempt
Grant Poier, Calgary, 1986, 4 min
Nunavut (Our land). Episode 8 : Avamuktalik (Fish Swimmming Back And Forth)
Zacharias Kunuk, Igloolik, 1995, 28 min 50 s

Samedi 26 janvier 2002 à 19 h 30
Dans la peau

Awakening of Desire
Simon Hughes, Winnipeg, 1997, 3 min 50 s
Continuons le Combat
Pierre Falardeau et Julien Poulin, Montréal, 1971, 30 min 55 s
Positiv
Mike Hoolboom, Toronto, 1997, 10 min
Condition
Jana Sterbak et Ana Torfs, Montréal/Belgique, 1995, 7 min
In My End Is The Beginning. Part Two : Lucy Brown
Norman Cohn, Charlottetown, 1983, 38 min

Sujet/Objet

Delicate Issue
Kate Craig, Vancouver, 1979, 12 min
Die Dyer
Alain Pelletier, Montréal, 1999, 23 min 16 s
Object/Subject of Desire
Shawna Dempsey et Lorri Millan, Toronto/Winnipeg, 1993, 5 min 14 s
99 Men
Ho Tam, Winnipeg, 1996, 3 min
Somalia Yellow
Allan Harding MacKay, Banff/Somalie, 1993, 19 min
A Prayer For Nettie
Donigan Cumming, Montréal, 1995, 33 min

Dimanche 27 janvier 2002 à 19 h 30
Étrange/Familier

98.3 KHz : Bridge at Electrical Storm
Al Razutis, Saturna Island, 1973, 11 min 29 s
Slang
Rae Staseson, Montréal/Regina, 1994, 4 min 39 s
1/4 Moon
David Askevold, Halifax, 1986, 8 min 40 s
Say
Rodney Werden, Toronto, 1978, 3 min 30 s
Good Afternoon Royal Tower
Leon Johnson, Winnipeg, 1986, 26 min
Disaster
David Hoffos, Lethbridge, 2000, 3 min 9 s
Oullio
Arnait Ikajurtigiit, Igloolik, 1992, 10 min
Le beau Jacques
Stéphane Thibault, Québec, 1998, 17 min

The Medium is...

Réaction 26
Charles Binamé, Montréal, 1971, 4 min 18 s
Whitewash
Jan Peacock, Halifax, 1990, 14 min 30 s
Television Spots (extraits intercalés)
Stan Douglas, Vancouver, 1987-1989, 2 min
In Response to the Dumbest Question of the 20th Century
Marcel Fayant, Edmonton, 1999, 3 min 40 s
En deçà du réel
Manon Labrecque, Montréal, 1997, 11 min 43 s
Piujiuq and Angutautuq (extraits)
Arnait Ikajurtigiit, Igloolik, 1994, 11 min 22 s
The Jungle Boy
John Greyson, Toronto, 1985, 15 min 40 s
Buffalo Bone China
Dana Claxton, Yorkton, 1996, 10 min 12 s
Danny's Kaye's Eyes
Doug Melnyk, Winnipeg, 1992, 14 min


Voir Concevoir
La mise en cinéma. De quelques cinéastes.

Du 16 janvier au 6 février 2002,
à 19 h 30, au Musée de la civilisation, 85, rue Dalhousie, Québec


Dans le cadre de ses collaborations avec le Musée de la civilisation, Antitube présente Voir / Concevoir, une programmation entièrement composée de documentaires consacrés au métier de cinéastes. Il s'agit d'une activité d'initiation et de compréhension qui jette un éclairage intime sur un métier de lumière rarement éclairé. Ce sont des films de pratique, où l'artiste partage avec nous ses inspirations et ses méthodes.

La mise en cinéma est un métier particulier qui fait appel à la maîtrise d’un certain nombre de techniques. Comme spectateurs, par essence, nous voyons, mais passivement, en nous laissant envahir sur l’«ÉCRAN NOIR DE NOS NUITS BLANCHES» par des images qui sont loin d’être fortuites. Nous avons donc eu cette idée de regrouper, au sein d’une programmation raisonnée, des films décrivant le travail de cinéastes célèbres ou entreprenant de rencontrer les créateurs sur leurs lieux de travail et de vie. Nous avons affaire ici à des travaux documentaires qui explorent et démystifient le revers caché du cinéma.

Denys Arcand, Robert Morin, Andrei Tarkovsky, Guy Maddin, John Huston, Alain Resnais, sont les cinéastes choisis dans des films uniques qui nous les montrent avec une équipe de tournage ou avec leurs acteurs. Nous finirons avec un documentaire magnifique consacré aux grands directeurs photo de l’histoire du cinéma qui a pour titre Visions of light.


Programme 1. Mercredi 16 janvier 2002 à 19 h 30

De l’art et la manière chez Denys Arcand
Georges Dufaux, Québec, 2000, 60 min
Acceptez-vous les frais? Entretien avec Robert Morin
Richard Jutras, Québec, 1989, 60 min

Programme 2. Mercredi 23 janvier 2002 à 19 h 30

Directed by Andrei Tarkovsky
Michael Leszczylowski, Suède, 1988, 102 min, s-t-a.

Programme 3. Mercredi 30 janvier 2002 à 19 h 30

Guy Maddin : Waiting for Twilight
Noam Gonick, 1997, Manitoba, 60 min., v.o.a.
John Huston and The Dubliners
Lilian Sievernich, USA, 1988, 60 min, v.o.a.

Programme 4. Mercredi 6 févier 2002 à 19 h 30

L'Atelier d'Alain Resnais
François Thomas, France, 1997, 52 min
Visions of Light (un film sur les directeurs photo)
Arnold Glassman, Tod McCarthy et Stuart Samuels, USA, 1992, v.o.a., 92 min

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