VIDÉOCHRONIQUES
Art / Performances Vidéo France Sud-Est
Aix-en-Provence Marseille Nice

Dans le cadre de France au Québec/ la saison, Antitube présente Vidéochroniques, deux soirs de programmations vidéo présentés par Édouard Monnet, directeur de Vidéochroniques, un collectif marseillais dédié à la diffusion de la création vidéo d’avant-garde.

En présence de Édouard Monnet , directeur et programmateur pour Vidéochroniques (Marseille)

Deux programmes différents
Vendredi 16 novembre à 19 h 30 et Samedi 17 novembre à 19 h 30
Salle Multi/Méduse, 591 St-Vallier Est.,Québec

Edouard Monnet
Né en 1968 à Caen.
De 1987 à 1992 : études en Histoire de l’Art et Lettres Modernes à l’Université de Caen, études  aux Beaux Arts de Caen. 1992 : Co-fondateur de la Revue Degrès.
1997 : Chargé de la post-production à Vidéochroniques.
1999 : Responsable de la programmation puis nommé à la direction artistique de Vidéochroniques.
2000 : Directeur de Vidéochroniques.

Vidéochroniques
Structure associative fondée en 1989 à Marseille, Vidéochroniques se consacre à la promotion des pratiques artistiques innovantes qui mettent en jeu les rapports entre l'art et les technologies de l'image, du son et du multimédia.
L'association, dont les actions se répartissent en plusieurs champs d'activité : la diffusion, le soutien à la création et la médiation, travaille en relation avec un réseau international d'artistes, de festivals, de diffuseurs, de distributeurs.

OVNI (Objets Vidéos Non Identifiés)

Marseille, Nice, Aix-en-Provence et un certain nombre d’autres villes du sud-est de la France bénéficient actuellement d'une effervescence artistique digne d'être rendue visible, notamment sur le plan de la création vidéographique à l'échelle internationale ? Ces travaux, dont l'écriture échappe le plus souvent aux tendances de la production vidéo actuelle, représentées par quelques organismes incontournables de distribution, seront présentés sous la forme de deux programmes intitulés OVNI (Objets Vidéos Non Identifiés).

Fondés autour de problématiques telles que l'indépendance et la liberté, ces programmes visent à promouvoir une partie de la création contemporaine, encore trop contrainte à une diffusion locale, malgré sa pertinence (et son impertinence ?).

Il s'agit de montrer des vidéos réalisées par des artistes qui exercent ou ont été produits dans la région, parfois par Vidéochroniques, ou qui sont soutenus de façon suivie par l'association en raison de la qualité de leur démarche.

Au travers de ses choix artistiques, Vidéochroniques présentera les contenus qui motivent et dynamisent son engagement auprès des artistes et tentera de montrer les éventuelles connexions qui unissent les oeuvres diffusées.


Vendredi 16 novembre 2001 19 h 30

Angström

Jean-Claude Ruggirello, 1994, 1 min 37 sec
En fonctionnement
Carole Monterrain, France, 2001, 7 min
Les mariées 2
Judith Josso & Kate Ross, 1998, 5 min
J'aime la terre de profil
Christian Laudy, 2000, 2 min 30 sec
Siamoiseries 3
Franck & Olivier Turpin, 1998, 6 min 30 sec
Visite au musée
Sam, 1993-95, 3 min 16 sec
Roman, Zorro etc.
Mathieu Provansal, 1997, 3 min 50 sec
Pièce supplémentaire n°2 (épisode transitoire)
Dominique Angel 1994, extrait de 5 min 10 sec
Life is like a videotape
Stéphane Arcas, 1997, 16 min
Super jet
Sam, 1996, 1 min 24 sec
Pièce supplémentaire n°4 (épisode oriental)
Dominique Angel, 1996, 4 min 55 sec
Minimal tendre, minimal attendrissant
Saverio Lucariello, 1997-98, 4 min 15 sec
2 minutes d'expérimentation et de divertissement n°7
Paul Granjon, 1998, 2 min

Samedi 17 novembre 2001 19 h 30

Vidéo dans laquelle j'écris le titre avec ma machine à écrire
David Lasnier, 1998, 1 min 20 sec
mouvement180
Jean-Claude Ruggirello, 1994, 8 min 30 sec
L'embouteillage
James Lassey, 2000, 4 min 15 sec
Natacha, hôtesse de l'air
Nicolas Primat, 2001, 5 min
KTOFM
Gauthier Tassart, 2000, 2 min 30 sec
La mort d'Adèle
Denis Brun 1999, 2 min 54 sec
Fresh Mind #7 : Easy Listening
Arnaud Maguet, 1998, 8 min 30 sec
Qui passé là ?
Jean-Paul Curnier & Guy-André Lagesse, 1998, 26 min
Doppelgänger
Denis Brun 2001, 7 min 27 sec

Antitube remercie ses membres ainsi que l’Association Française d’Action Artistique, le Bureau des Saisons du Québec, le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des Arts et des Lettres du Québec, le Fonds de stabilisation et de consolidation des arts et de la culture du Québec, France au Québec/la saison, la Ville de Québec


Visions d’exil
Programmation film et vidéo
En prÈsence des rÈalisatrices, Marie Lynda Bilodeau et Lysanne Thibodeau.

Vendredi 2 novembre 2001
Au Tam Tam CafÈ, dËs 21 heures
421, boulevard Langelier, QuÈbec

Antitube et le Tam Tam Café s’associent pour vous présenter une réunion d’œuvres qui ont en commun le regard d’un femme sur le fait de vivre loin de son lieu de naissance : Dix foix Maria (2000) de Marie Lynda Bilodeau et (2000) de Lysanne Thibodeau.

L’année dernière, la scène des arts médiatique a vu l’apparition de ces deux films dont l’originalité témoignait d’une réflexion sensible sur le fait de quitter son pays, sur l’identité collective dans le déracinement confrontée à l’identité individuelle en crise. Ces films de femmes recelaient une allégorie de l’arrachement et de l’enfantement, où le fait de quitter son pays était rapproché aussi d’un voyage existentiel et d’une nouvelle naissance.
Antitube a donc conçu cette programmation comme un dialogue entre ces deux œuvres poétiques récentes, tout à la fois biographiques et géographiques ; deux œuvres de femmes qui se répondent autour des notions d'exil et d'errance. La trajectoire biographique est au cœur de ces œuvres ; tout comme la quête d'une identité perdue après un déracinement douloureux. Chacune des réalisatrices garde un mystère qu'elle délivre au compte-goutte et qui nous apparaît au cours du visionnement de son œuvre.
Marie Lynda Bilodeau a fait des Ètudes en théâtre. Elle a été actrice et modèle pour différents vidéastes et photographes, vidéaste pour des productions théâtrales et recherchiste en art contemporain. Elle est programmatrice et coordonnatrice pour des projets de diffusion de cinéma et de vidéo. Elle est programmatrice depuis 2000 pour Les rendez-vous du cinéma québécois. Dix fois Maria est son troisième court métrage vidéo. Ses oeuvres précédentes sont Soulier (1999) et J'imagine qu'elle Ètait... (1994).

Lysanne Thibodeau a fait des études de cinéma. Elle a été une membre active de plusieurs groupes new wave de la fin des années soixante-dix et du début des années quatre-vingts. Elle se retrouve à Berlin peu après pour y vivre presque vingt ans, cotoyant l’underground artistique de cette ville bouillonnante. Éloge du retour est le film de cet exil, et aussi celui du retour au Québec qui s’ensuivit, prélude à la conception d’un être. face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular">




L’aménagement des conséquences et autres cadavres exquis
Programmation film et vidéo

Artistes invités : Dorion Berg et Ruth de Launière
Dans le cadre de la deuxième année photographique Le Vertige de l'Évidence organisée par le Centre VU, Antitube présente une programmation film et vidéo intitulée L’aménagement des conséquences.

C’est une programmation qui tourne autour de l'idée de cadavre exquis et des conséquences, devenues vivantes, progénitures des causes aveugles. Nous regroupons trois œuvres, un film et deux vidéos, qui utilisent à leur faÁon l'idée de la juxtaposition et qui détournent le vieux concept du déroulement linéaire narratif.
La première, volontairement inspirée par le jeu des artistes surréalistes tente de l'appliquer &Mac253; l'écriture d'une histoire &Mac253; l'aide des pouvoirs d'intervention immédiate permis par le médium vidéographique. C'est une production de la Coop Vidéo de Montréal. Lorraine Dufour, Jean-Pierre Saint-Louis et Ruth de Launière, qui cosignent cette bande, sont des collaborateurs réguliers du cinéaste Robert Morin.

La seconde sublime l'art accidentel de la vie des choses en créant un gigantesque scénario de télescopages et de rencontres entre différents objets mis en scène dans un entrepôt industriel. C'est une satire à peine voilée du monde de production et de destruction dans lequel nous vivons tous et toutes, où les objets cette fois ont une âme, non pas livrée de façon artificielle grâce au secours de l'animation cinématographique, mais bien en leur redonnant leur vie propre, qu'elle soit physique ou chimique, née de la fonderie, de la manufacture ou de l'Échoppe, ces conformateurs culturels du chaos de la nature. Installation cruelle cinétique ou performance de ready made ? À vous de voir.

La troisième est une œuvre récente d'un jeune vidéaste montréalais qui joue de façon humoristique avec l'idée de codes informatiques appliqués à l'imagerie singulière des encyclopédies familiales des années cinquante et soixante à laquelle l'artiste juxtapose des échantillons sonores qui en détournent le sens initial.
Au programme

Cadavres exquis
Coop Vidéo, Montréal, 1996
Des Lauf Des Linge
Peter Fischli et David Weiss, Suisse, 1987
ASCII Alphabet
Dorion Berg, MontrÈal, 1999 V is for Video" People's Choice Award, 13th Annual IMAGES Festival, Toronto, avril 2000





Bienvenue dans un monde meilleur…
Cinéma muet / Musique Électronique en direct

En présence de Gilles Alvarez (THECIF), Bernard Boulad, Roland Spenle, Romuald Thual et Frederic Garaud.


Vendredi 12 octobre 2001, Musée de la civilisation, 19 h 30

Dans le cadre de France au Québec/la saison, l'Office franco-québécois pour la jeunesse présente la tournée ´ Bienvenue dans un monde meilleur ª , un ciné-concert produit par Thécif- Région Ile-de-France. Sur une musique électronique interprétée en direct par le Trio angulaire de Nantes (France), ce programme rassemble onze courts métrages restaurés du début du siècle sur le thème du progrès au service des masses et de l’individu, dans une société de loisirs naissante.

3 musiciens français, Frédéric Garaud, Roland Spenlé et DJ Rom sonorisent en direct des films de Buster Keaton, Poudovkine et les premières publicités de l’histoire du cinéma
Bienvenue dans un monde meilleur avec Le Trio Angulaire.


Programme :

Le Ventre d'un magasin,
Anon., France, 1930
Charlemont,
Edmond Floury, Anon., France, 1901
Le Circuit de l'alcool,
O'Galop, France, 1918
Grain de Vals (Passé, présent, avenir),
Anon., France, 1925
Craignez la mouche,
Dr Commandon, France,1917
Grain de Vals (On rÍve, la réalité),
Anon., France, 1925
Les Hallucinations d'un pompier,
Anon., France, 1928, avec JosÈphine Baker
La Fièvre des Échecs,
Vsevolod Poudovkine, URSS,1925
Train Crash,
Anon., USA, 1913
Tulips Shall Grow,
George Pal, Hollande, 1942
One Week,
Buster Keaton, USA, 1920




René Clair
Entr’acte et œuvres parlantes


En collaboration avec le Consulat de France, la Cinémathèque québécoise, le Cinéma parallèle / Ex-Centris et le Musée de la civilisation

à l'auditorium 1 du Musée de la civilisation, 85 rue Dalhousie.

Le cinéaste René Clair (1898-1981) Était aussi parolier. C’est dire à quel point il aimait investir le champ de l’oralité. Résistant, doutant des possibilités du cinéma sonore à ses débuts, il n’en donne pas moins une conférence qu’il prononcera à Londres en 1929 et qu’il intitule The Art of Sound dans laquelle il invite ses collègues cinéastes à investir temps et argent pour développer la créativité sonore au cinéma.
René Clair venait de l’avant garde. Il avait côtoyé les dadaïstes et les surréalistes. À l’aube des années trente, il va développer un style de cinéma basé sur les dialogues et le réalisme, qui va influencer plusieurs générations de cinéastes.

Collaborant de très près avec les compositeurs des musiques de ses longs métrages, il deviendra parolier de chanson. Celles qu’il écrira resteront pour longtemps dans le répertoire des classiques de la chanson française, Sous les toits de Paris et, surtout, à Paris dans chaque faubourg qui servira de chanson thème à son film Quatorze Juillet.nt>

Fabrice Montal

Dans les années trente d'abord, puis après la guerre (entre 1935 et 1945, il a travaillé à Londres et aux Etats-Unis), il a réalisé des films de fin lettré, imposant sa vision aérienne, poétisée du peuple de Paris (il y était né, dans le quartier des Halles). D'abord lumineux, son cinéma s'assombrit, se fait plus mélancolique après la guerre.
En 1960, René Clair a été le premier cinéaste élu à l'Académie Française.

Jean-Pierre Jeancolas

Mardi 11 septembre

Entr’acte
René Clair, France, 1924, 12 min
Avec Francis Picabia, Man Ray, Marcel Duchamp, Erik Satie, Georges Auric, Marcel Achard, Jean Borlin, Inge Fries

Film expérimental destiné à être projeté durant l’entracte de Rel’che, le ballet dadaïste de Francis Picabia et Érik Satie produit par les Ballets suèdois.

Sous les toits de Paris
René Clair, France, 1930, 80 min

Avec Albert Prejean, Pola Illery, Gaston Modot, Edmond Greiville, Paul Olivier.

À Paris, dans les années trente, un chanteur de rue, son meilleur ami et un gangster recherchent l’amour d’une jeune femme sensuelle. Cette exploration de l’amour et de la destinée humaine n’est en fait qu’un prétexte pour capturer l’atmosphère flamboyante de cette ville, reconstituée entièrement en studio ! De plusieurs façons, ce film se présente comme une exaltation de l’art de tourner. Presque tout, des mouvements poétiques de la caméra aux techniques imaginatives de la création sonore ( remarquables pour l’époque et qui nous apparaîtront assez pauvres à nous, juges confortables et contemporains ), nous indique que Clair a fait un film pour le simple plaisir de faire un film.
Mercredi 12 septembre

À nous la liberté
René Clair, France, 1931, 104 min

Avec Raymond Cordy, Henri Marchand, Rolla France, Paul Olivier, Jaques Shelley, Andre Michaud France, Germaine Aussey, Paul Olivier, Alex D'Arcy. Musique : Georges Auric.

Deux détenus, ämile et Louis, conçoivent un plan pour s’évader. Au moment où ils risquent d’être pris, Émile se sacrifie pour permettre &Mac253; Louis de s’échapper. Une fois libéré Émile retrouve Louis qui est devenu un chevalier d’in Ce classique de la comédie cinématographique française est une satire de la révolution industrielle et de la quête aveugle du progrès. On y retrouve des thèmes similaires à ceux qui seront développés plus tard par Chaplin et Tati. Le fait est que la séquence de ligne d’assemblage de À nous la Liberté (1930) a directement inspiré Charlie Chaplin lors de la conception de sa comédie politique Les temps modernes (1936).
Mardi 18 septembre

Quatorze Juillet
René Clair, France, 1932, 97 min
Avec Georges Rigaud, Annabella, Pola Illery, Raymond Cordy, Thomy Bourdelle, Paul Olivier

À la veille du Quatorze Juillet, la ville de Paris sert de décor aux préparatifs de la fête populaire. Il y a deux amoureux, un chauffeur de taxi, une marchande de fleurs et encore des gangsters. Dans un monde aujourd’hui disparu, celui du Paris de l’entre-deux guerres, Clair brosse un portrait attachant de ces quartiers insolites où se mèlaient les belles et les brutes, les fripouilles, les artisans, les commerçants et les bourgeois. Cette comédie au grand cœur fut un véritable succès populaire lors de sa sortie en France dans les années trente.

Mercredi 19 septembre

Le dernier milliardaire
René Clair, France, 1934, 92 min
Avec Max Dearly, Raymond Cordy, Marthe Mellot , Renée Saint-Cyr , SinoÎl, Aimos, José Noguero

L’homme le plus riche du monde, un banquier, devient dictateur d’un petit royaume touché par la crise économique. Un accident lui fait perdre la raison. Il continue pourtant à règner, entouré de ses ministres à courbettes et de son peuple soumis. René Clair change sa manière et s'essaye à une sorte de burlesque, un peu inspiré de Fields et des Marx que l'on vient de découvrir. On retrouve aussi dans ce film une satire des deux faits sociaux les plus significatifs des années trente, la crise financière et la montée des dictatures. Un film rare à redécouvrir.

Mardi 25 septembre

Le silence est d'or
René Clair, France, 1946, 90 min
Avec Maurice Chevalier, Marcelle Derrien, François Périer, Dany Robin, Raymond Cordy, Gaston Modot , Paul Olivier

Dans les années 1910, un metteur en scène d'âge mur mais alerte, reçoit la visite de Madeleine, une jeune femme qui aurait pu être sa fille. Il l’accueille puis s’éprend d’elle. L’assistant-réalisateur tombe aussi amoureux de la jeune fille. Tout ceci se passe dans l’ambiance désordonnée d’un studio de cinéma dans les années dix et se termine comme dans une comédie de cinéma.

Premier film français de René Clair après quatre années d’exil à Hollywod, plein d’optimisme et de nostalgie avec en vedette la coqueluche française des amÈéricains, Maurice Chevalier.

Mercredi 26 septembre

Les grandes manœuvres
René Clair, France, 1955, 107 min
Avec Michèle Morgan , Gérard Philipe , Jean Desailly , Pierre Dux , Brigitte Bardot , Yves Robert, Raymond Cordy .

Une ville de province française, vers 1913. Armand, un lieutenant de cavalerie fait le pari de séduire la modiste de la grand rue. Celle-ci se défend, puis cède quand elle croit le bel officier tué en duel. Un amour partagé naît entre eux, mais un jaloux révèle l'histoire du pari. BlessÈe, irréconciliée, Marie-Louise regarde le régiment partir pour des grandes manoeuvres qui préfigurent la guerre.
Une des grandes réussites de René Clair, avec une distribution impressionnante et un ton juste qui en font une des meilleures reconstitutions de l’univers social des petites villes de la Belle Époque. Sans que l’inspiration ne soit directe et bien qu’anachronique, on sent dans ce film un vrai souffle stendhalien qui dépasse celui des adaptations contemporaines employant déjà Gérard Philipe, Le rouge et le noir (1954) de Claude Autant-Lara et La chartreuse de Parme (1948) de Christian-Jaque.




Pépères Mutations
Vidéos / Temps / Denses

États Nocturnes, évènement d’art électronique célébrant le 30e anniversaire du Vidéographe

Vendredi 18 août 2001, à 21 heures, Théâtre de Verdure, Parc Lafontaine, Montréal
Une soirée d’accusations sans fondement et de faux-problèmes dans la synergie reconduite au niveau du suivi dans le maillage des partenariats convergents des démarches stimulantes optimisées dans d’autres cheminements structurants

Programmation basée sur le principe de la fragmentation et de la critique médiatique. Une sélection d'œuvres crées par de futurs pépères qui, pour l'instant, vont vite, trés trés vite. Ils sont en mutations. Ils s’excitent le tube, toujours avides sur les after effects d’une premiére vision. Ils livrent la marchandise. Ils nous éclatent le popcorn

Carnation
Antoine Côté, Québec, 2000, 6 min 40 s (Antoine Côté)
Why Pay More
Bruno Lefebvre, Québec, 2000, 3 min (La Bande Vidéo)
Fz-978 Apollo 2000
Van Lapointe, Toronto, 2000, 3 min 15 s (V-Tape)
The Blob
Jubal Brown, Toronto, 2000, 9 min (V-Tape)
4 Vertigo
Les LeVeque, New York, 2000, 9min (Les LeVeque)
Pure Juice
Boris Firquet, Québec, 2000, 12 min (La bande vidéo)
Accumulation
Esmeralda Eldorado, Toronto, 2000, 10 min (V-Tape)
Far Reaches
Shawn Chapelle, Vancouver, 1998, 8 min (VideoOut)
ASCII Alphabet
Dorion Berg, MontrÈal, 1999, 5 min 30 s (VidÈographe)
Empty Trash
Alfredo Salomon, Mexico, 2000, 10 min (Alfredo Salomon)




What About Me : The Rise Of The NIHILIST SPASM BAND

Le 15 mai 2001, à 20 h 30, à la Caserne Dalhousie, dans le cadre de la dixième édition des Soirées de Musique Fraîche, ntitube propose un documentaire de Zev Asher sur un des plus vieux groupes de Noise Music : le Nihilist Spasm Band.

La ville de London en Ontario a vu naître des gens célèbres : le chef d’orchestre Guy Lombardo et les membres du Nihilist Spasm Band. Si Guy Lombardo éveille des souvenirs émus à certains aînés valsants, le NSB fait encore du bruit.
En 1965, des artistes, un professeur, un médecin et un bibliothécaire se regroupent pour enregistrer la trame sonore d’un film expérimental : No Movie de Greg Curnoe. Pour ce faire, ils ont acheté une importante quantité de kazoos qu’ils trafiquent pour les rendre électriques. Une fois la trame sonore terminée, le projet de former un groupe est lancé. Un lundi soir de 1966, à la Forest City Gallery, le Nihilist Spasm Band est né.
Encore aujourd’hui, John Boyle (kazoos modifiés et batterie), John Clement (guitares modifiées et batterie), Bill Exley (voix), Murray Favro (guitares modifiées), Hugh McIntyre (basse) et Art Pratten (pratt-a-various et waterpipe : deux instruments inventés) se présentent chaque lundi soir à la Forest City Gallery. Seuls changements, Greg Curnoe (aujourd’hui décédé) et Archie Leitch (retraité permanent) " jouent un peu moins souvent " selon les autres membres du groupe.
En 1996, après plusieurs années de relatif anonymat à jouer presque exclusivement dans des galeries et des centres d’artistes (dont Obscure), l’étiquette de disque japonaise Alchemy contacte le NSB dans le but de rééditer l’intégralité de leurs enregistrements. Les copies originales de certains de leurs disques se vendent jusqu’à 900 $ entre collectionneurs japonais. Une tournée japonaise suivra. À la surprise générale de ses membres, le NSB est un groupe culte au pays du soleil levant.
Comment réagir quand la reconnaissance arrive au moment oò on l’attendais le moins ? En retournant chez soi et en continuant à jouer chaque lundi soir comme avant. Les membres du NSB estiment que leur musique et leur longévité est une résultante de leur vie londonienne. Leur seule préoccupation va au prochain lundi. De toute façon, quoi faire d’autre un lundi soir à London, Ontario.
Montréalais de naissance, Zev Arsher est à la fois cinéaste et musicien (Nimrod, Roughage, Flying Testicle). Il est un fan du Nihilist Spasm Band depuis les années 70. Il a suivi les membres du NSB dans leur intimité, à leur travail, à la Forest City Gallery, à quelques prestations, et pendant leur première tournée au Japon. Au cours de ce trajet, l’histoire du NSB nous est racontée par ses membres. Arsher recueille aussi les commentaires d’admirateurs dont Thurston Moore (Sonic Youth), Pierre Théberge et Michael Snow. Arsher sait nous transmettre la douce folie, la santé mentale de ses grands-pères de la musique bruitiste.

What About Me : The Rise of the Nihilist Spasm Band
Zev Ascher, Ontario, 2000, 79 min, v.o.a.




WESTERN FRONT
dix ans de vidéos nouvelles
Vancouver/vidéos d’art/art audio/performance

En présence de Jean Routhier, membre du Western Front

À la Salle Multi de Méduse
591, rue de Saint-Vallier Est
le 13 et le 14 avril 2001 à 19 h 30nt>

Le Western Front est le plus ancien centre d'artistes de la côte Ouest. Créé en 1973, il focalisait dès l'origine ses activités de création vers sur deux domaines : la performance et la vidéo.

Nous comblons dix années d'absence, en dressant une rétrospective large des explorations créatives de l'art vidéo à Vancouver.

Les vidéos sélectionnées dans ces quatre programmes tentent de rendre compte des différents secteurs d'activité du Western Front. On y retrouve des vidéos qui privilégient une approche plus théâtrale. D'autres qui explorent les qualités intrinsèques du médium électronique. D'autres qui sont surtout des documents d'archivage de performances nombreuses qui forment le corps des évènements présentés au Western Front. Plusieurs des bandes témoignent d'une évolution qualitative survenue au centre depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, avec un souci plus marqué pour l'art audio.

Beaucoup d'artistes sélectionnés ne sont pas nécessairement originaires de Vancouver. Depuis 1977, le Western Front a développé une politique systématique de résidence privilégiant les productions d'artistes vidéastes venus du monde entier.

À Vancouver, la nature entre volontiers dans la ville et colore les thêmes privilégiés par les artistes. C'est avec ce thême que nous avons décidé de commencer notre programmation, avant d'émigrer vers des œuvres socialement engagées ou plus formalistes.



ÉCOUTE S'IL PLEUT
Zainub Verjee, Vancouver, 1993, 7 min
Dans le parc de mon enfance. Sa parole se lit, entre le
piano et la nostalgie.
ADRESS UNKNOWN
Amy Harrison, Vancouver, 1995, 3 min
Une ballade en forêt.
TOXIC (YELLOW RIVER)
Peter Courtemanche, Vancouver, 1990-1996, 5 min
Expressionnisme écologique et pluies acides.
DISCOVER ORAL HYGIENE
Tagny Duff et Steff Hoons, Vancouver, 1997, 5 min
Pas vraiment recommandé par l'Association dentaire
canadienne.
COLOURBAR RESEARCH
Art McP., Vancouver, 1990, 2 min 30 s
Un baiser et un drapeau arc-en-ciel.
KUBOTA AT THE WESTERN FRONT
Nobuo Kubota, Vancouver, 1990, 14 min 5 s
Un masque de chair, une bouche. L'un des piliers de la
poésie sonore au Canada.
OPERA ARIA
Fernando Arias, Vancouver, 1995, 15 min
Le corps de l'artiste comme matériau miroir.

PAUSE

EVE OF THE FUTURE
Kazue Mizushima, Vancouver/Japon, 1994, 50 min
Performance audio-gestuelle d'une impassible r’peuse
entrelacée.

SOIRÉE 2

BLACK SHINY SHOES OPERA
Marlene Madison-Plimley, Vancouver, 1996, 9 min
À grand renfort de " Baudrillardises ", une théoricienne
américaine émérite disserte à propos du célèbre opéra
The Black Shiny Shoes.
TRANS
Shawn Chapelle, Vancouver, 5 min
Transports réactés propulsés par des myriades de
montage pléthoriques.
CRYSTALLINE
Hayley Newman, Vancouver, 1998, 20 min
Une paire de véhicules vernaculaires servent de scène
à un bien curieux spectacle.
SOMETHING IS WRONG
Christof Migone, Vancouver/Montréal, 1997, 2 min 44 s
Que se passe-t-il ?
MZ FRANKENSTEIN
Tanya Mars, Vancouver, 1993, 15 min 30 s
 Être femme au pays de la charcuterie esthétique.

PAUSE

KEEPING
Anne Seagrave, Vancouver, 1993, 5 min 30 s
Les anciens nous ont dit que l'animal et l'humain ne font qu'un.
LULLABY FOR THE ALMOST FALLING WOMAN
Cathy Sisler, Vancouver, 1996, 21 min
Elle finira par comprendre qu'elle peut entraîner dans
sachute ceux qui l'on fait tomber.
IN THE SKIN OF BECOMING SWAN
Alvin Erasga Tolentino, Vancouver, 1999, 6 min
Le cygne comme symbole et comme mode d'expression.
TV FREENET
Jeff Mann, Vancouver/Toronto, 1994, 31 min
Résultat capté d'une performance d'art vidéo
télématique




Le Puits
UNE INSTALLATION VIDÉO INTERACTIVE DE MARC FOURNEL

Antitube et les Productions Recto-Verso présentent, dans le cadre du Mois Multi . Une œuvre interactive de Marc Fournel.

Au Studio d'Essai de Méduse
591, rue de Saint-Vallier Est
ENTRÉE LIBRE
du 20 février au 2 mars 2001
de 13 h à 17 h 30
Vernissage le mardi 20 février à 17 heures


Le puits est un lieu symbolique où on recueille l'eau, essentielle à la vie. Pour Fournel, l'eau reprÈsente la connaissance que l'on accumule et qui redevient visible après une " réflexion ".

On peut aborder cette œuvre par son aspect visuel, comme s'il s'agissait d'une idée réfléchie où l'on se mire, en se plongeant dans l'image électronique projetée sur une sculpture de verre.
D'un autre côté, le son mouvant répond à nos déplacements dans l'espace, faisant de l'installation Le puits une expérience sensorielle intime.

Nous vous invitons donc à venir découvrir cette œuvre primée à l’occasion de l'évènement L'art qui fait boum, au Marché Bonsecours de Montréal, au printemps 2000, et que nous présentons pour la première fois à Québec.



Partie(s) de campagne
EXPÉRIENCES ULTRATERRESTRES


Au Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
les 9, 10 et 11 février 2001

Des films du Service cinématographique du ministère de l’Agriculture et des pêches de France. Une programmation de Nathalie Coutard. Au Musée de la civilisation le 9, 10 et 11 février 2001.

Très peu de temps après l’invention du cinématographe, le Gouvernement français, conscient de la portée et de la grande popularité de ce nouveau phénomène, a décidé d’encourager la production cinématographique, en fondant, dès 1923, le Service cinématographique du ministère de l'Agriculture.

Aujourd’hui, le lien entre le cinéma et l’agriculture peut sembler mince. Le cinéma étant le reflet de l’époque à laquelle il est produit, au moment où une importante frange de la population vivait de l’agriculture, les cinéastes se devaient de traiter de ce sujet. Au fil des ans, des générations de cinéastes ont œuvré à constituer un catalogue exceptionnel. Jacques Demy, Jacques Doillon, Robert Enrico, Jean-Luc Godard, Louis Malle, Jean Renoir, Éric Rohmer, François Truffaut ont contribué à cette aventure qui se poursuit aujourd’hui avec Patricia Mazuy, Éric Zonca, etc.
Cette collection n’aurait qu’un intérêt encyclopédique si ses dirigeants n’avaient pas eu la bonne idée d’encourager l’implication des auteurs. Des grands chefs d’œuvre de cinéastes méconnus (Georges Franju, Jean Painlevé) ont ainsi pu voir le jour et rejoindre un vaste public : le Service cinématographique du ministère de l’Agriculture de France a, au fil des ans, reçu 127 prix internationaux et a rejoint 127 millions de spectateurs.

Antitube est heureux de recevoir cette programmation conÁue par Nathalie Coutard. En plus de Québec, la programmation sera présentée à la Cinémathèque québécoise à Montréal, puis retournera en France augmentée d’une sélection d’œuvres québécoises pour êetre projetée à la Cinémathèque de Toulouse et, en tournée, à Rennes, dans le Finistère, et en Auvergne.
Une opportunité de découvrir un pan caché de l’œuvre de grands cinéastes, au Musée de la civilisation, les 9, 10 et 11 février 2001.

Vendredi 9 Février 2001, 19 h 30

ute;ternelles
d’Érick Zonca (France, 1993, 35 min) Grand Prix, Clermont-Ferrand, 1995, Prix Kodak, Cannes, 1994.
Prix d'interprétation masculine, Brest, 1994.
Histoire d'Adrien (en présence du réalisateur)
de Jean-Pierre Denis ( France, 1980, 92 min)
avec Bernard Sauterau, Serge Dominique, Pierre Dieuaide, Marcele Dessalles, etc. Caméra d’or, Cannes, 1980.

Vendredi 9 FÈvrier 2001, 21 h 30

Une histoire d'eau
de François Truffaut et Jean-Luc Godard (France, 1958, 18 min) avec Jean-Claude Brialy, Caroline Dim
Les terriens (en présence de la réalisatrice)
d'Ariane Doublet (France, 2000, 84 min)

SAMEDI 10 FÉVRIER, 19 H 30

Le vampire
de Jean Painlevé (France, 1939-1945, 9 min)
Le sang des bêtes
de Georges Franju (France, 1948, 20 min)
Thaumetopœa
de Robert Enrico (France, 1960, 27 min)
Médaille de bronze au Festival de Venise (1960), Grand Prix du Festival de Prades (1961), Épi d'or &Mac253; Berlin (1961).
Aubervilliers
de Eli Lotar (France, 1945, 24 min)
Grand Prix du film poétique au Festival de Knokke-le-Zoute, 1949.
À Valparaiso
de Joris Ivens (France, 1965, 37 min)

SAMEDI 10 FŠVRIER, 21 H 30

Laissés pour compte
de Jacques Doillon (France, 1973, 26 min)
Primé à Berlin, Interfilm
Peaux de vaches
de Patricia Mazuy (France, 1988, 90 min)
avec Sandrine Bonnaire, Jean-François Stévenin, Jacques Spiesser, etc. Prix Georges Sadoul, 1988.

DIMANCHE 11 FÉVRIER, 14 H 30

À propos d'une rivière
de Georges Franju (France, 1955, 22 min)
L'eau douce
de Jean Chapot (France, 1971, 35 min)
Une partie de campagne
de Jean Renoir ( France, 1936-1946, 50 min)
avec Sylvia Bataille, Gabriello, Jane Marken, Georges Darnoux, Jean Renoir, etc.

DIMANCHE 11 FÉVRIER, 16 H 30

Le sabotier du Val de Loire
de Jacques Demy (France, 1959, 23 min)
Farrebique
de Georges Rouquier (France, 1945, 90 min)
Grand Prix international de la critique, Cannes, 1946. Grand Prix du cinéma français, Paris, 1946. Médaille d'or, Venise, 1948. Grand Épi d’or, Rome, 1953.

DIMANCHE 11 FŠVRIER, 19 H 30

Fermière &Mac253; Montfaucon
d'Éric Rohmer (France, 1968, 13 min)
God's country
de Louis Malle (France, 1979-1985, 95 min)




Francis Leclerc,
Cinéaste prodigue


Vendredi 26 et samedi 27 janvier 2001 à 20 h, à la Salle Multi de Méduse.

Antitube consacre sa nouvelle programmation à Francis Leclerc avant de pouvoir voir son premier long métrage.

Francis Leclerc est un cinéaste de Québec. Ce créateur fait du cinéma depuis une dizaine d'années. De son art, on dira qu'il explore les relations humaines de façon attentive, batissant ses dialogues autour des notions d'amitié et de mémoire, de rupture et de transition.

Le cinéaste travaille de façon fidèle, avec le même noyau de collaborateurs parmi lesquels se retrouve, au premier chef, le directeur photo Steve Asselin. Le comédien Louis David Morasse, présent dans la plupart des films que nous présentons, peut aussi apparaître comme son alter ego. Il lui ressemble d'ailleurs physiquement.

L'urbanité de Québec enveloppe plusieurs de ses histoires. Les personnages sont souvent des jeunes aux prises avec l'incertitude. La majorité d'entre eux sont des conteurs, à leur manière. L'oralité semble importante pour lui. Le bagout est un matériau de sa création.

On dénotera finalement un parti pris pour le noir et blanc, cette contrainte à imaginer l'image, à la rêver.

Exilé depuis quelques années à Montréal, Francis Leclerc se prépare à commencer le montage de son premier long métrage. En attendant de le découvrir, Antitube à trouvé judicieux de se pencher sur l'évolution d'un travail. Sans être exhaustive, cette rétrospective témoigne du caractère prolifique de Francis Leclerc, de son goût évident pour la mise en scène et de sa complicité flagrante avec les acteurs.


Vendredi 26 janvier 2001

Bientôt novembre
Francis Leclerc, Québec, 1995, 16 mm, 29 min (Les Productions du Somnambule et Spirafilm)
Photo : Sébastien Gros. Son : Stéphane Houle. Montage : Francis Leclerc.
Avec Paul Hébert, Jean Lapointe, Bernard Fortin, Julie Mercier, Olivier Choinière, Benoît Brochu.

Prix Téléfilm Canada, Festival international du court métrage de Montréal, 1996 Épi d'or, Festival des films francophones au Manitoba, Cinémental

Une nuit d'automne, six personnages ont l'air d'être les seuls au monde à ne pas dormir : une jeune violoniste de concert, un vieil homme, un chauffeur de taxi, un balayeur dans une gare, un aveugle et un animateur de radio. Certains se rencontrent, d'autres se parlent sans se voir. Seul le hasard semble savoir comment la nuit finira.

Pour moi, la plus grande école que j'ai eu.
Francis Leclerc

L'angle mort d'une hirondelle
Francis Leclerc, Québec, 1996, 16 mm, 20 min (Spirafilm et La bande vidéo)

Photo : Steve Asselin. Son : Christian Bouchard. Montage : Francis Leclerc. Musique : Christian Bouchard, Pascale Gravel-Bouchard, Francis Leclerc, Felix McInnis.

Avec Catherine Allard, Héloïse Bédard, Paul-Patrick Charbonneau, Normand Daneau, Hugues Frenette, Erika Gagnon, Jacques Laroche, Évelyne Rompré, Patrick Saint-Louis.

À la manière des hirondelles des sables, ils ne prennent pas le temps de regarder autre chose que ce qu'ils ont droit devant eux. Pourtant, il reste toujours un angle, une zone morte d'où d'autres battements d'ailes se font entendre.

J'aime sa forme. Rien ne se tient et j'aime ça.
Francis Leclerc

Le vent dans le dos
Francis Leclerc, Québec, 1996-1999, 16 mm, 12 min (Les Productions du Somnambule et Spirafilm) Photo : Sébastien Gros. Son : Stéphane Houle. Montage : Luap Sartuj (Paul Jutras). Musique : Richard D'Anjou. Avec André Melançon, Johanne McKay, Bernard Fortin, Marie-Thérese Fortin, Jean-Nicolas Vallée.

Un soir de tempête, un déneigeur de rue se prépare à sa nuit de travail.

Étrange. «a m'a pris trois ans pour le finir. Pour la musique, c'est passé d'un quatuor à cordes à une toune country.


Les sept branches de la rivière Ota
Francis Leclerc, Québec, 1997, vidéo, 61 min (In Extremis Images) Scénario-adaptation : Francis Leclerc, Robert Lepage. Photo : Marc Charlebois. Son : Véronique Gabillaud. Direction artistique : Monique Dion. Montage : Jean-François Bergeron. Musique : Michel F. Côté. Avec Éric Bernier, Rebecca Blankenship, Marie Brassard, Anne-Marie Cadieux, Normand Daneau, Richard Fréchette, Marie Gignac, BenoÓt Gouin, Patrick Goyette, Sabrina Paap-Morissette, Rychard Thériault, Ghislaine Vincent.

Best drama over 30 minutes, Yorktown Film Festival, 1998 Best artistic direction, Monique Dion, Yorktown Film Festival, 1998

Adaptation cinématographique de la pièce fleuve de Robert Lepage. Sept histoires vont parallèlement, se répondent l'une &Mac253; l'autre. Elles ont toutes ,comme point commun l'une des conséquences, directes ou indirectes, de l'explosion de la bombe atomique d'Hiroshima.

Samedi 27 janvier 2001

Tokyo Maigo
Francis Leclerc, Québec, 1997, vidéo, 5 min 42 s (Francis Leclerc)

En marge de son travail pour Les sept branches de la rivière Ota (1997), Francis Leclerc a capté des images impressionnistes de la métropole nipponne, en dominante nocturne. Par le recours à des jeux d'optique et à des plans panoramiques saccadés, elle est transformée en ville futuriste. Ce que souligne poétiquement une voix hors champ qui ancre narrativement des images furtives et fugaces.

Petites histoires de linge sale
Francis Leclerc, MontrÈal, 1997, vidéo, 20 min (Spirafilm)
Assistant réalisateur : Steve Asselin. Son : Christian Bouchard. Musique : Alain Kyrion, Marc Déry. Avec Gérald Gagnon, Hugues Frenette, Louis-David Morasse, Julie McKay, Julie Cataford et Steve Landry.

Différents clients d'un lavoir du Plateau Mont-Royal, à Montréal, s'expriment sur la vie et leur société, pour une soirée de répis où tout se suspend, le temps d'un lavage.

Avec ou sans Marie
Francis Leclerc, QuÈbec, 1997, vidéo, 20 min (Spirafilm)
Photo : Steve Asselin. Musique : Dominique A. Avec Hugues Frenette, Nico Gagnon, Louis-David Morasse et Anne-Marie Olivier.

Une bande d'amis se remémorent les bons moments qu'ils ont passés auprèès de Marie, récemment décédée.

Atmosphère lourde créée par le sujet pour une réalisation audacieuse guidée par une contrainte de tournage en plans séquences.


Héros Zacharie
coréalisation Rosa Zacharie, Montréal, 1999, vidéo, 26 min (Spirafilm) Images films : Antoine Zacharie. Images vidéo : Francis Leclerc, Rosa Zacharie, Marie Zacharie. Montage : Steve Asselin. Musique : Fairuz, Ludwig Van Beethoven, Félix Leclerc.

Le portrait documentaire d'un homme exilé, venu du Liban, établi au Québec depuis quarante ans.Il nous parle de ses convictions et de sa vie. On explore le temps qui passe, comme souvent chez Leclerc, on savoure les relations humaines. On débusque d'autres images de l'identité québécoise.

J'ai un jeu d'espionnage
Francis Leclerc, Montréal, 2000, vidéo, 11 min. (Francis Leclerc) Photo : Steve Asselin. Son : Christian Bouchard. Montage : Steve Asselin. Avec Nico Gagnon, Louis-David Morasse.

Deux espions scrutent et sondent l'appartement, en face de leur cachette. Pour tromper leur ennui, ils jouent à des jeux vidéo.


avec, en prime, les 3 plus meilleurs vidéo clips qu'il préfère

Exceptionnellement, en raison d'une progéniture annoncée, Francis Leclerc sera des nôtres en présence différée et vidéographique.

Antitube remercie Francis Leclerc pour sa généreuse collaboration à la conception de cette programmation.




Le faux-semblant
Un événement fiction cinéma et vidéo rèel

Québec, le 3 janvier 2001. - Antitube présente Le faux-semblant.

Chaque mercredi du 10 janvier au 7 février 2001, à 19 h 30, au Musée de la civilisation.


Le Faux semblant
ou La fiction à l'épreuve du rèel


Sous le thème du faux semblant, Antitube aborde la véritable première année de ce nouveau millénaire qui n'en est pas un. Le faux au cinéma ou dans la vidéo, ce n'est pas tellement dans le trucage qu'on le retrouve. C'est plutôot dans l'effet qui se sert des faits du réel pour nous faire gober une fiction et lui donner les façons de la réalité. À son épreuve, le conte s'emballe et nous attire par des stratagèmes de croyance dignes de ceux qui nous emportaient enfant. Cette fois, c'est avec ce véhicule de ruse que les créateurs nous enfirouappent, adultes, dans le maelström narratif qu'ils conçoivent.

L'effet de réel est un mensonge et n'en est pas un. L'effet de réel se sert de la fiction pour faire passer une réalité que le simple document ne saurait rejoindre. Ainsi Robert Morin n'aurait jamais pu rejoindre leur douleur vécue de l'intérieur sans fabriquer une fiction avec les junkies et les ex-junkies de Quiconque meurt, meurt à douleur (1998).

D'autre part, le faux semblant se sert de la technique propre à certains genres du cinéma pour nous faire passer la pseudo-véracité d'une histoire: ainsi Zelig (1983) de Woody Allen; Blair Witch Project (1999) de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez, Yes Sir ! Madame (1995) de Robert Morin; C'est arrivé prËès de Chez-vous (1992) de Rémy Belvaux et André Bonzel.

Bien sûr, le fameux protocole Dogma 95 des cinéastes danois se sert de la même qualité paradoxale du faux semblant du réel pour laisser passer un flux de vie que le cinéma aurait perdu, depuis la nouvelle vague. Mais, dans ce cas, la prise de vue "réalisante" n'est pas justifiée dans le scénario. La caméra existe dans un hors champ de la narration et l'acte de filmer ne fait pas partie intégrante de l'action qui nous est montrée.


MERCREDI 10 JANVIER 2001 À 19 H 30

Gus est
encore dans l'armée
Robert Morin et Lorraine Dufour, Québec, 1980, 20 min (Vidéographe)
Zelig
Woody Allen, États-Unis, 1983, 80 min, v.o. anglaise (AudiocinéFilm) (copie vidéo)

MERCREDI 17 JANVIER 2001 À 19 H 30

C'est arrivé près de chez vous
Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde, Belgique, 1992, 95 min (Ciné 360)

MERCREDI 24 JANVIER 2001 À 19 H 30

L'Affaire Bronswik
Robert Awad et André Leduc, Québec, 1978, 23 min (ONF)
Yes Sir ! Madame
Robert Morin, Québec, 1995, 72 min (Vidéographe)

MERCREDI 31 JANVIER 2001 À 19 H 30

Le voleur vit en enfer
Robert Morin et Lorraine Dufour, Québec, 1984, 20 min (Vidéographe)
Blair Witch Project
Daniel Myrick et Eduardo Sanchez, Etats-Unis, 1999, 80 min (AudioCinéFilm)

MERCREDI 7 FäVRIER 2001 À 19 H 30

Quiconque meurt, meurt à douleur
Robert Morin, Québec, 1998, 91 min (Film Tonic) (AudioCinéFilm)




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