CINÉFRANCE 2000
Entre réel et utopie


Duu 15 au 21 décembre 2000 à 19 h 30 au Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie

Programme :

Vendredi 15 décembre 2000
Western
Manuel Poirier, France, 1997, 135 min

Samedi 16 décembre 2000
Comment je me suis disputé...( Ma vie sexuelle)
Arnaud Desleschin, France, 1996, 178 min

Dimanche 17 décembre 2000
La discrète
Christian Vincent, France, 1990, 95 min

Lundi 18 décembre 2000
Y aura-t-il de la neige à Noël ?
Sandrine Veysset, France, 1996, 90 min

Mardi 19 décembre 2000
Bar des rails
Cédric Kahn. France,1992, 107 min

Mercredi 20 décembre
Les amoureux
Catherine Corsini, France, 88 min

Jeudi 21 décembre 2000
Un monde sans pitié
Éric Rochant, France, 1989, 84 min




Québec Québec 2
animations et video d'art

Dans le cadre de l'Atopie Textuelle à la Salle Multi de la Coopérative Méduse 591, rue de Saint-Vallier Est le 21 décembre 2000 à 20 h 30


Québec, 5 décembre 2000. À l'occasion des cérémonies de lancement de leur projet, les organisateurs de L'Atopie Textuelle ont fait appel à Antitube afin d'organiser un événement qui présente un éventail des productions nouvelles et expérimentales des vidéastes de Québec. Québec (Québec) 2 succède ainsi au programme Québec(Québec) qu'Antitube avait organisé le 19 mars 1999 et qui connut un grand succès.

Venez voir, découvrir ou revoir ces œuvres produites à Québec depuis un an et demi, toutes remarquables bandes hautes en couleur et audacieuses qui témoignent du dynamisme des créatrices et des créateurs de notre ville.


Programme :

Zdogle
Kiwistiti (Francis Desharnais, Annie Frenette, Fred Lebrasseur, Philippe Venne), Québec, 1999, 6 min 42 s
D'après Claude Gauvreau, animation d'un orignal épormyable fabuleux en steak haché perdu dans le vortex de nos conduits les plus domestiqués.
,
Capsule cinéma
Philippe Gagnon, Québec, 2000, 4 min 19 s
En passant par la notion d'entropie, le cinéma comme multimédia des années 1900.

Les filantes étoilées
Odile Trépanier, Québec, 1999, 11 min 56 s
Pour la beauté, une contemplation botanique et une ode à la lumière, loin de tout mysticisme.

Traversée. Phrase 2 : Interférence
Anne-Marie Bouchard, Québec, 1999, 3 min 44 s
Pendant un fantômatique travelling sur le Golden Gate, des lignes de couleurs réagissent à la musique de salon de deux amies.

Carnation
Antoine Côté, Québec, 2000, 6 min 40 s
Un Œdipe moderne décline les âges de la vie devant l'objectif sphinx de sa caméra.

18-3
Eric Gagnon, Québec, 2000, 3 min
La danseuse et le vidéaste, rythmique et fragments d'une rencontre aboutie.

Robot Romance
Cus et Chocolie, Rivière-du-Loup, 1999, 7 min 4 s
Animation fable sur la déshumanisation et l'hypocrisie de nos ambitions virtuelles

Why Pay More
Bruno Lefebvre, Québec, 2000, 3 min 30 s
Montage impressionnant venu soutenir une anti-publicité pour une marque de chaussures américaine.

Dayglomatic
Annie Baillargeon et Simon Lacroix, Québec, 2000, 6 min
Yellow Square Pop... des parties de corps et de vêtement... techno Atari... le look comme forme d'art et de recel.

Pure Juice
Boris Firquet, Québec, 2000, 12 min
Au-delà de ce point, il est possible que l'horizon vous apparaisse comme un mur de multitudes inextricables.

Chanson pour Maurice
François Perrault, Québec, 1999, 5 min 2 s
Hommage dédié à l'organiste oublié d'un commerce révolu, en plein développement d'un centre vide.




Anne Golden
LESBIENNE DE CHOC


En présence de Anne Golden

Au Studio d’essai de la Coopérative Méduse 591, rue de Saint-Vallier Est vendredi 8 décembre 2000 à 19 h 30



L’art et l’activisme ont souvent uni leur forme et leur force pour mener à bien des combats. Il est plus rare que la lutte se fasse avec le sourire. Anne Golden est une de ces artistes militantes qui n’hésitent pas à se servir des archétypes sexuels souvent risibles pour faire valoir leurs idées.

Culturellement active depuis une quinzaine d'années, artiste engagée sur les deux fronts du féminisme et de la défense du droit des lesbiennes, Anne Golden est une vidéaste montréalaise de renom. Elle a dirigé les destinées du Groupe Intervention Vidéo de Montréal au cours des années quatre-vingt-dix. La fureur de ses combats étant une chose, la vision du monde qu'elle nous prodigue nous apparaît tantôt romantique, tantôt franchement drolatique. Anne Golden met son propos à l’avant plan, sans artifice, sans grosses machines.

Pour tout dire, c'est une grande vivante, une thérapeute. Le regard qu’elle porte sur le monde est souvent empreint d’un joyeux sarcasme que seules les
initiées peuvent rendre. Elle ne manque pas de mordant pour critiquer les poncifs hollywoodiens qu’elle détourne pour mieux servir son sujet.

Au cours de cette soirée, nous allons parcourir les divers chemins explorés par Anne Golden. Tout débute avec Les autres (1991), un documentaire social sur la condition féminine. Safe Soap (1993), nous fait pénétrer dans l'univers de la publicité télévisuelle. Fat Chance (1994), peut-être l'œuvre la plus érotique de Golden, est suivi par Big Girl Town (1998), un western urbain lesbien qui parodie les mauvaises répliques des séries B américaines des années cinquante. Brothers (1998) où elle partage la vedette avec Lorri Millan, nous fait pénétrer dans le quotidien de deux frères jumeaux. Tourism (1998) est un film de vacances sur deux touristes lesbiennes dans les Maritimes. Les aventures de Pony Girl (2000) est une réflexion expérimentale, un jeu de cachettes sur la vie d'une jeune fille qui se cherche.


Programme :

Les autres
1991, 31 min
Safe soap
1993, 30 s
Fat chance
1994, 6 min
Big girl town
1998, 25 min
Brothers
1998, 5 min
Tourism
1998, 5 min
Les aventures de Pony Girl
2000, 12 min




Dominique Vézina
Exile in UK


Mercredi 22 novembre 2000, à 19 h 30, à la salle Multi de Méduse. Art vidéo.


Antitube vous invite à venir découvrir les créations vidéographiques de cette artiste exilée depuis plusieurs années en Angleterre.
Vidéaste québécoise peu connue dans son propre pays, Dominique Vézina travaille depuis une quinzaine d'années dans le domaine de l'art. Arts visuels à Montréal et à Aix-en-Provence arts visuels et, finalement, vidéo à la London School of Arts, ses études l'ont menées vers divers horizons de murissement et de confrontations.

Son approche est conceptuelle, se développant sur deux axes principaux. Que ce soit dans des installations ou dans des monobandes, on remarque un souci pour la durée relayée par un art du montage original qui abolit la distance de la réalité géographique ou physiologique, et nous fait réfléchir de façon troublante sur les notions de déplacement et de vieillissement.

Cette québécoise vivant en Angleterre a fait mentir tous les « preneurs au livre » en remportant le prix de la meilleure œuvre vidéo aux derniers Rendez-vous du cinéma québécois avec Dominique et Louise (1999) qui sera d'ailleurs projetée au cours de cette première rétrospective. Elle est devenue ainsi, en trois coups de cuillère à thé, une famous parmi les unknowns.

À la suite de l'exposition à la Galerie Clark, à Montréal, Dominique Vézina nous rend visite à Québec pour cette soirée unique.

Une première programmation consacrée à l'œuvre vidéographique de Dominique Vézina ; le secret le mieux gardé depuis les joyaux de la Couronne. Mercredi

Programme :

I don’t remember the last time I did it... (1997)
L’escalier
(1997)
Que sera sera
(1998)
Sunday Driver
(1998)
Trucks
(1999)
Nature Morte
(1999)
365
(1999)
Run, run, run.
(1999)
Dominique & Louise
(1999)



PHOTO TÉMOINS
TROIS FILMS DE PHOTOS


au Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
vendredi 17 novembre 2000 à 19 h30



En présence de Herménégilde Chiasson et de Katherine Tweedie.

Les fabricants d’images en mouvement ont à plusieurs reprises exprimé leur fascination pour le travail des photographes. Comme si la fixité, impossible voire interdite à l’image de cinéma, était source d’admiration.

La controverse autour du berceau de la photographie fait désormais partie des légendes. N’empêche que la légèreté du procédé a continué d’offrir aux artistes le défi de la simplicité technique autant que l’infinité des possibles. Un appareil dont le fonctionnement de base s’apprend en une heure, quelques produits chimiques, de la lumière, de l’ombre et beaucoup de magie. Car le photographe, comme le prestidigitateur, fait apparaître des images sous nos yeux sans qu’on ait eu le temps de comprendre. Nous connaissons le truc, mais le déclic étant plus rapide que l’œil, nous sommes invariablement surpris que le photographe ait vu la fraction d’instant où le réel concorde avec sa vision artistique.

Peu de sujets peuvent remettre autant en question les prémices même du cinéma que la photographie. Les trois œuvres choisies présentent la démarche, l’invisible du travail de grands artistes, permettant un portrait, un état des lieux de la photographie contemporaine d’ici.

Programme:

Just Evergon
Katherine Tweedie, 1988

Les images des autres
Nicole Gingras, 1992

Photographies
Herménégilde Chiasson, 1999



HalluCInéTROUILLE
Une nuit d’horreur avec trois longues œuvres d’épouvante

le 31 octobre 2000,
dans le cadre de l’événement

LES HAUTS PARLEURS
du Musée de la civilisation

Les frères Lumière, en filmant L'arrivée d'un train à la Ciotat (1895) venaient, sans le savoir, de créer le premier film d’épouvante. Les spectateurs pris d’une crainte incontrôlable se ruaient à l’extérieur des salles de projection pour ne pas se faire « heurter ». Avant même de savoir que le cinéma peut faire rire ou émouvoir, on fit la découverte que, oui, le cinéma peut faire peur.


Il n’en fallut pas plus pour exciter l’imagination de cinéastes et de producteurs. Si bien que dès le premier quart de siècle de l’existence du cinéma, toute une frange de la production se consacrait à l’exploration des peurs ancestrales de l’être humain. Les spectateurs, friands de sensations fortes, se retrouvent à heure fixe dans des salles obscures pour faire naître leurs futurs cauchemars.


De la Transylvanie de carton-pâte et du laboratoire enfumé de quelques savants fous sont nés, avec les années, des créatures de plus en plus visqueuses et sanguinolentes. Parallèlement, les années cinquante font naître une autre créature, l’adolescent. Se multipliant à vue d’œil, peuplant les villes, troublant la quiétude de ses aînés, il a bien fallu trouver quelque chose pour le distraire. Après plusieurs tentatives infructueuses, le cinéma d’horreur s’est avéré être la solution. Bientôt, les salles ne suffisant plus, on construisit sur des terrains vagues le long des routes de grands écrans où sont projetés ce genre de films pour assouvir les bas instincts de ces rebelles sans cause. Comme par hasard, l’adolescence et ses bouleversements devient bientôt un des sujets de prédilection du cinéma d’horreur.


Un jour, parvenus à l’âge adulte, certains d’entre eux, devenus cinéastes, sont restés fidèles aux thèmes classiques du genre, de façon orthodoxe ou en les exagérant jusqu’au point de rupture : la parodie. C’est la vision de cette génération, à la fois créateurs et amateurs du genre que nous vous proposons dans cette programmation reprenant la grande tradition des nuits de l’horreur le soir d’Halloween.

Au programme :

Carrie (Carrie)
Brian de Palma, États-Unis, 1976, 98 min, v.f.

L'emprise des ténèbres (The Serpent and the Rainbow)
Wes Craven, États-Unis, 1988, 98 min, v.f.

L'armée des ténèbres (Army of Darkness)
Sam Raimi, États-Unis, 1993, 81 min, v.f.




Ornementation

au Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie

Antitube s'associe à la Manifestation internationale d'art de Québec entièrement tournée vers différents aspects de ce que l'on pourrait appeler l'effet du décor et de l'ornement dans le cinéma et l'art vidéo contemporains.

Nous regroupons ici des œuvres où le rapport à la forme du décor ou des accessoires remplit une fonction narrative fondamentale, venant ajouter un récit non verbalisé par les personnages. L'ornement, dans ce «cadre» là, est abordé dans la mesure où il se présente comme un moteur et qu'il détermine plus qu'il n'environne l'action du film ou de la création vidéographique que nous aurons retenus. D'ailleurs, parfois, la volonté de mettre en scène ce discours « historié » de l'ornement est elle-même à l'origine de l'évolution narrative de l'œuvre, voire de sa création.

Dans la plupart des cas, l'ornement déréalise, en soustrayant le film ou la vidéo à l'obligation de la convention réaliste. Et il surréalise, en apposant un surcroît de sens, pour dépasser le réel de la scène qui est filmée.

Dans tous les cas que nous vous présentons, l'ornement agit à titre de rajout. Fioriture, minimale ou mégalomane, témoignant d'une volonté de dépasser de maigres moyens de production ou, au contraire, affirmant de façon délirante l'opulence d'une industrie lorsqu'elle se soumet au désir d'un cinéaste fantasmant ; l'ornement n'est pas nécessaire à l'existence de l'œuvre. Mais c'est un indice pensable qui est proposé au public afin qu'il puisse prolonger mentalement le sens de ce qu'on lui montre.


Programme 1 : mercredi 13 septembre 2000 à 19 h 30

Ludwig - requiem pour un roi vierge
Hans-Jürgen Syberberg, Allemagne, 1972, 134 min (Gœthe Institut)

Louis II de Bavière fut sans doute le monarque le plus délirant, au sens propre, du XIXe siècle. Le cinéaste allemand Hans-Jürgen Syberberg, célèbre pour ses Parsifal et Hitler, transfigure ici la vie du roi de Bavière et tente, par le recours à un système de décors peints impressionants, en alternance avec des vues naturelles, de nous faire partager l'univers mental de Ludwig ; admirateur de Richard Wagner, constructeur de châteaux fantasques, amoureux de sa cousine Sissi, angoissé jusque dans la mort. Un parallèle avec Hitler est tenté en fin de parcours, où le cinéaste rapproche les deux êtres épris d'absolu, dont la quête même les mènera à l'anéantissement.

Alliant rythme lent et goût pour le monumentalisme, le cinéma de Syberberg ne rallie pas toutes les critiques. Toutefois, il est assez aisé de constater la marque personnelle de ce cinéaste au sein de la production cinématographique germanique contemporaine. Ses liens anachroniques à travers l'histoire et les cultures, ses explorations critiques des mythes fondateurs de la nation allemande ont produit des œuvres uniques, dont la forme même se moule au sujet qu'elles abordent, de façon intense, et truffées d'allégories.

Programme 2 : mercredi 20 septembre 2000 à 19 h 30

Rien ne t'aura mon cœur
Charles Guilbert, Québec, 1996, 45 min (Cinéma Libre)

Le travail développé par le trio de vidéastes composé de Charles Guilbert, Serge Murphy et Michel Grou depuis plusieurs années emprunte une voie très originale qui relierait l'art vernaculaire du conte et des légendes à celui des enluminures médiévales et du surréalisme poétique du début de ce siècle, où des personnages sont placés en situation quasi-décorative comme «pour une héraldique de la vie contemporaine». Le corps chez eux devient aussi ornemental.

La bande Rien ne t'aura mon cœur est divisée en huit parties qui regroupent chacune les interventions d'une vingtaine d'artistes qui deviennent chanteurs, danseurs, comédiens, récitants ou musiciens. L'astronaute nu ou la starlette aux grandes oreilles, en passant par l'homme aux cent yeux, ne sont que quelques-uns des personnages qui peuplent cette vidéo de mélopées théâtralisées dont l'auteur principal est Charles Guilbert. Peu de traitements optiques ici, peu de stratégies de montage, à peine quelques trucages électroniques ou des jeux simples de substitution qui nous rappellent que nous sommes dans le domaine vidéographique. En fait, l'art vidéo y sert surtout de support à une approche poétique de la vie selon un angle d'attaque volontairement joyeux. L'aspect visuel de ces œuvres est dû en grande partie au travail de Serge Murphy, responsable des costumes et des décors.


Prospero's Book
Peter Greenaway, Grande-Bretagne, 119 min (Audio Ciné Film)

Greenaway est un esthète qui prolonge ses obsessions visuelles dans les événements mêmes des histoires qu'il met en scène. Elles servent habituellement de justification à une exploration de certains de ses fantasmes visuels.

Dans cette adaptation cinématographique de La tempête de William Shakespeare, Peter Greenaway propose une lecture entièrement tournée vers les livres possédés par le vieux mage Prospero qui guident l'action de la pièce mais qui habituellement sont invisibles au commun des spectateurs de théâtre. Ce sont ces livres qui servent de prétexte au mouvement d'univers divers où les plis baroques et les corps dénudés sont autant de motifs qui permettent au cinéaste d'explorer, entre la Rome antique et le XVIIIe siècle, une Renaissance élizabéthaine imaginaire, dans ses symboles, ses motifs et ses ornements.

Le réalisateur britannique fait ici appel à une multitude de talents comme John Gielguld, célèbre acteur shakespearien, Sacha Vierny, qui signe une direction photo envoûtante et Ève Ramboz, infographiste française, célèbre pour sa bande vidéo L'escamoteur d'après Jérôme Bosch, qui rencontra Greenaway durant quelques collaborations marquantes, où l'infographie lui permettait d'animer les figures statiques des représentations graphiques du passé, avant de faire un saut plus commercial sur le film Mission Impossible de Brian De Palma.

Programme 3 : mercredi 4 octobre 2000 à 19 h 30

Passe-moi le ciel
Claudie Gagnon, Québec, 1998, 4 min (La bande vidéo)

L'artiste visuelle et, de plus en plus, la femme «théâtralisante», Claudie Gagnon, dont on peut voir les œuvres dans l'exposition Métissages et durant la Manifestation internationale d'art de Québec, développe depuis plus de quinze ans un art fait de recyclage, de déviations et de reconfigurations. Les matériaux dont elle se sert sont souvent des objets préconçus par autrui, souvent des produits de consommation d'une époque à peine révolue qu'un oubli nous a fait croire à jamais disparus. Elle les réhabilite, en travaillant sur leur symbolique initiale et en les confrontant au présent. Passe-moi le ciel est une parade rapide de quelques « tableaux vivants » tirés d'une pièce de cabaret multidisciplinaire conçue par Claudie Gagnon en 1997 qui avait pour titre La chèvre et le chou.. Elle y mettait en scène objets, comédiens, vêtements et accessoires à partir de plusieurs clichés de socialités perdues qui témoignaient des rapports, à la fois tendres et tendus, des sexes qui se marient et des gens qui se fréquentent, là où le travestissement et le fard voilent à peine une certaine mélancolie. Au loin, « La Paloma » roulait en boucle sur des flots de nostalgie.

Careful
Guy Maddin, Manitoba, 1990, 100 min (AudioCiné Film/Alliance/Alliance Independent)

Dans un pays alpin imaginaire, Tolzbad, les habitants ne peuvent s'émouvoir bruyamment. Les fenêtres sont calfeutrées, les animaux domestiques ont les pattes emmitoufflées, les gens chuchotent. Mais qui sont ces gens ? Pourquoi le vol migratoire des oies sauvages est-il attendu avec autant de crainte chaque année ?

Le cinéaste canadien Guy Maddin témoigne plus que d'autres d'un rapport singulier à l'ornement, baroque, hétéroclite, inspiré par l'expressionnisme allemand et le surréalisme, par les légendes islandaises et les histoires de pionniers des ultimes frontières, le cinéma gore italien et le film de famille. L'ornement est utilisé pour créer un climat fantastique qui lui permet de faire évoluer son histoire dans des retranchements surprenants. Cet élément de surprise soutien le ravissement et l'effroi que l'on retrouve souvent conjugués dans son œuvre.

Careful est le troisième long métrage de Guy Maddin. Il a été sélectionné dans de nombreux festivals et acclamé par la critique internationale En 1995, Guy Maddin a reçu la «Telluride Medal» pour l'ensemble de son œuvre, pourtant toute récente et encore en évolution. Ce titre fut jadis décerné à des cinéastes comme Gance, Coppola, Tarkovski et Eastwood.


Programme 4 : mercredi 11 octobre 2000 à 19 h 30

Papillon Cerise
Sylvie Laliberté, Québec, 1997, 8 min 10 sec (Vidéographe)

Chez Sylvie Laliberté, les objets parlent autant que la faconde de la narratrice qui est d'ailleurs très féconde. Narcissique offensive, faussement naïve, l'artiste multidisciplinaire se sert de la vidéo pour compléter une facette de son travail où elle se met elle-même en scène. Les saynettes qu'elle compose ont pour cadre des moments de la vie quotidienne, une promenade d'hiver, une baignoire, une piscine, une cuisine ou un voyage à Casablanca. De temps à autre émerge une chanson qu'elle a elle-même composée, surtout les paroles. Et tout se fait sur un ton léger, plein d'apparences légères et de mots simples, mais où les sens et les non-dits viennent prendre nos sourires au piège, en nous laissant entrevoir un éclair de gravité et de tristesse. C'est Laliberté.

Satyricon
Federico Fellini, Italie/France, 1969, 138 min, v.o. i., s.-t. fr. (Audio
Ciné Film)

Au Ier siècle de l'Empire, deux jeunes hommes, qui se disputent l'attention sexuelle d'un adolescent, se retrouvent entraînés dans une suite d'aventures mi-cauchemardesques, mi-merveilleuses qui prennent pour base les mœurs et les modes de l'Antiquité romaine.

En adaptant cet ouvrage du poète latin Pétrone, dont il ne nous reste que quelques fragments, Federico Fellini marie pour une des rares fois ses obsessions visuelles et satiriques au monde du passé. L'outrance de la mise en scène qui en résultera va colorer d'ailleurs tout le reste de son œuvre. Dire que ce film est ornemental serait un euphémisme, de même d'affirmer qu'il fait appel à des métissages transculturels et transtemporels, où le passé parle au présent de la facture même de l'œuvre. Provocateur dans son sujet comme dans sa forme, orgiaque au sens propre comme au figuré, le Satyricon de Fellini demeure un film guidé par une réflexion amusée et cynique sur le monde contemporain.




Luis Buñuel. Centenaire Buñuel.

Du mercredi 6 au dimanche 11 septembre 2000

En collaboration avec la Cinémathèque québécoise et le Musée de la civilisation

Né avec le siècle, le cinéaste Luis Buñuel a grandi à Madrid. Après des études universitaires où il se lie d'amitié avec, notamment, Federico Garcia-Lorca et Salvador Dali, il monte à Paris en 1925 afin de suivre des cours de cinéma et de comédie. Il rencontre celle qui deviendra sa femme en 1934, Jeanne Rucar, médaillée olympique en gymnastique acrobatique.

Il devient l'assistant du réalisateur Jean Epstein, proche des surréalistes. Il rencontre alors le groupe d'André Breton et de Louis Aragon. En 1929, avec son ami Dali, il tourne le court métrage Un chien andalou qui fait sensation dans la Ville Lumière.

L'Âge d'or, son second film, est placé sous le patronage de Sade et de Lautréamont. Suscitant des réactions très violentes de la part de l'extrême droite, le film est finalement interdit par les autorités françaises.

Il se tourne alors vers le documentaire, toujours avec autant de succès. Las Hurdes (Terre sans pain) (1932), par exemple, est un documentaire sur un village reculé de l'Espagne profonde, dont les habitants sont voués à l'ignorance et à la misère.

Entre 1933 et 1935, il travaille pour des compagnies de production américaines en Espagne. Au début de la guerre civilie espagnole en 1935, il revient sur Paris où il travaille pour l'Ambassade d'Espagne en France, notamment responsable de la programmation cinématographique de l'Exposition universelle de 1937 et de la production du film de propagande pro-démocratique Espagne 1937 .

Il est envoyé aux États-Unis en 1938, afin de produire deux ou trois films favorables à la cause républicaine à Hollywood. mais ce séjour est un échec. Il revient vers New-York et se trouve un travail au Museum of Modern Art, où il travaille dans un bureau de propagande cinématographique anti-nazie pour l'Amérique du Sud. Il démissionnera de ce poste en 1943, à la suite de « pressions conservatrices et des accusations visant son passé esthétique et idéologiquement subversif».

Il retrourne à Hollywood, et travaille pendant dix-huit mois pour la Warner Bros comme responsable des doublages. Il écrit deux scénarios, dont l'un avec Man Ray, lui aussi en exil en Californie.

En 1946, après de continuels échecs face à la possibilité de réaliser des films à Hollywood, il émigre au Mexique avec sa famille. Le Mexique d'alors est une véritable Mecque de l'intelligentsia hispanophone. Nombre d'écrivains, de peintres, de cinéaste et de musiciens se retrouvent en cette terre de liberté fuyant le régime franquiste en Espagne, ou ayant étéobligés de quitter la France à cause de l'occupation allemande.

C'est la période la plus fructueuse de Buñuel. De 1946 à 1964, il réalisera vingt films au Mexique, dont plusieurs vous sont présentés durant cette programmation.

Après un échec commercial cuisant, Gran casino (1946), il connaît le triomphe avec Le grand noceur . Au début des années cinquante, avec des films comme Los olvidados (1950) et La montée au ciel , c'est la reconnaissance cannoise qui le remet rapidement sur le devant de la scène cinématographique.

Il reviendra tourner en Espagne avec Viridianna et Tristana (1970), avec à chaque fois le scandale à l'appui, mais c'est en France qu'il terminera son œuvre, notamment après la rencontre d'un jeune scénariste inconnu, qui n'avait écrit à l'époque qu'un texte de court métrage, Jean-Claude Carrière.

Ils signeront ensemble ses films aujourd'hui les plus connus, car les plus récents et les plus diffusés par le commerce, comme Le journal d'une femme de chambre (1964), Belle de jour, La voie lactée (1969), Le charme discret de la bourgeoisie (1972), Le fantôme de la liberté (1974) et Cet obscur objet du désir (1977).

Luis Buñuel s'éteint à Mexico en 1983.

Pour des raisons juridiques et commerciales, beaucoup de ces films sont aujourd'hui très difficles à obtenir. Antitube tient à remercier Pierre Jutras de la Cinémathèque québécoise de nous avoir aidé généreusement à organiser cet événement.


Programme 1 :
Mercredi 6 septembre 2000 à 19 h 30

Un chien andalou
Luis Buñuel, France, 1928, 17 min. (Critérion)
Scénario Luis Buñuel. Direction Photo : Albert Duverger. Montage : Luis
Buñuel. Musique : (film sonorisé en 1960 à partir de la sélection de Luis
Buñuel) Richard Wagner et tangos argentins.
Avec Pierre Batcheff, Simone Mareuil, Salvador Dali, Luis Buñuel, Fano
Messan.

La première grande réussite du surréalisme cinématographique, sur un argument de Buñuel et Dali, est un film qui explore les mécanisme du désir qui se confronte aux obstacles dressés devant lui par la société. Profondémment influencé par la mythologie freudienne, Un chien andalou propose des visions fugitives, des paysage, des rêves, des situation insolites qui en font à la fois un classique de l'art expérimental et une œuvre capitale de l'histoire du cinéma. Ce film connut dès sa sortie un rayonnement mondial, partout précédé par la fameuse fragrance du parfum de scandale.

Don Quintin l'amer (La Hija del engaño / Don Quintin el amarguao)
Luis Buñuel, Mexique, 1951, 80 min. s.-t. f. (Cinémathèque québécoise)
Scénario : Luis Alcoriza, Janet Alcoriza. Direction photo : José Ortiz Ramos. Montage : Carlos Savage. Musique : Manuel Esperón. Avec Fernando Soler, Alicia caro, Fernando Soto, Rubén Rojo

Pendant une querelle, une femme déclare à son mari que sa fille n'est pas de lui. Celui-ci touché dans son orgueil de mâle, décide de la chasser.

Don Quintin l'amer développe une vision mélodramatique typique d'un certain cinéma hispanophone des années quarante et cinquante, tout en abordant l'amusante question de la critique de ce fameux machisme qui conditionne tant de comportements de l'homme latin.

Programme 2 :
Jeudi 7 septembre 2000 à 19 h 30

La montée au ciel (Subida al cielo)
Luis Buñuel, Mexique, 1952, 85 min, s.-t. f. (Cinémathèque québécoise)
Prix de la FIPRESCI, Festival de Cannes 1952. Scénario : Manuel Altolaguirre, Juan de la Cabada, Luis Buñuel, Lilia Solano Galeana Direction photo : Alex Philips. Montage : Rafael Portillo. Musique : Gustavo Pittaluga, Agustin Jiménes. Avec Lilia Prado, Esteban Màrquez, Carmelita Gonzalez, Luis Aceves

Un jeune homme doit interrompre son voyage pour rejoindre sa mère qui est mourante. Dans L'autobus qui le ramène à sa maison familiale, une passagère le fait succomber à ses charmes. Il ne reverra jamais sa mère.

Il règne dans ce film une atmosphère constamment érotique, à laquelle la présence de Lilia Prado n'est pas étrangère.Le fameux couple Eros et Thanatos encore une fois réunis pour le plus grand bien du spectacle et de la réflexion commune, car il s'agit d'un cinéma qui dépasse les simples apparences. Il s'agit d'un art métaphysique qui renoue encore une fois avec le surréalisme.

Programme 3 :
Vendredi 8 septembre 2000 à 19 h 30

Le fleuve et la mort (El Rio y la muerte)
Luis Buñuel, Mexique, 1954, 90 min., s.-t. f. (Cinémathèque québécoise)
Scénario : Luis Buñuel, Luis Alcoriza. Direction photo : Raùl Martinez Solares. Montage : Jorge Bustos. Musique : Raùl Lavista. Avec Columba Dominguez, Miguel Torruco, Joaquìn Cordero, Jaime Fernàndez.

Dans un village mexicain, deux familles se vouent une haine ancestrale et mortelle.

Cette «vendetta» est inspirée de faits authentiques qui avaient frappé Buñuel lors de son arrivée dans sa nouvelle terre d'adoption. Ils permettent de jeter un regard d'époque sur les mœurs et coutumes de la campagne mexicaine, qui vivait dans un syncrétisme religieux inspiré de rituels autochtones détournés par une forte imprègnation catholique .

Programme 4 :
Samedi 9 septembre 2000 à 14 h 00

Le grand noceur (El Gran Calavera)
Luis Buñuel, Mexique, 1949, 85 min., s.-t. f.(Cinémathèque québécoise) Scénario : Luis Alcoriza, Janet Alcoriza d'après l'œuvre d'Adolfo Terrado. Direction photo : Ezequiel Carrasco. Montage : Carlos Savage, Luis Buñuel.
Musique : Manuel Esperòn. Avec Fernando Soler, Rosario Granados, Andrés Soler, Rubén Rojo.

Puissant homme d'affaires et milliardaire, Don Ramiro noie dans l'alcool son immense chagrin d'être veuf. Pour tenter de le guérir, sa famille lui fait croire que son alcoolisme les a tous ruinés...

Le grand noceur est la première comédie mexicaine de Luis Buñuel, genre qu'il appréciera souvent par la suite. À la fin du film, Buñuel se laisse aller à un collage cinématographique tel qu'il l'avait déjà expérimenté dans L'Âge d'or (1930), son second film.

Programme 5 :
Samedi 9 septembre 2000 à 16 h 00

La fièvre monte à El Pao
Luis Buñuel, France/Mexique, 1960, 97 min. (Cinémathèque québécoise)
Scénario : Luis Buñuel, Luis Alcoriza, Louis Sapin, Charles Dorat, Henri Castillou. Direction photo : Gabriel Figueroa. Montage : Rafael López Ceballos/ James Cuenet. Musique : Paul Misraki. Avec Gérard Philipe, María Félix, Miguel Ángel Ferris, Raúl Dantés, Dominguo Soler.

Le dernier film de Gérard Philipe.

Un gouverneur est assassiné sur une île d'Amérique Centrale. Son secrétaire assure l'intérim du pouvoir en attendant son successeur. Il veut humaniser le sort des prisonniers politiques qui vivent sur l'île. Le nouveau gouverneur se révèle sourd à ses désirs.

Par ce film historique, Buñuel va se rapprocher de l'Europe. Cette co-production lui permet aussi de faire jouer de grandes vedettes comme Gérard Philipe et Maria Félix. La fièvre monte à El Pao est un drame lourd, implacable, tourné sous le chaud soleil du Sud, cette expression de la fatalité même.

Programme 6 :
Samedi 9 septembre 2000 à 19 h 30

Viridiana
Luis Buñuel, Espagne/Mexique, 1961, 90 min, s.-t. f. (Cinémathèque québécoise) Palme d'or ex-aequo, Cannes 1961 ; Prix de la société des auteurs de cinéma, Cannes 1961; Prix Humour Noir, Paris 1961 ; Prix de la critique belge , Bruxelles 1961 ; Prix «Étoile de Cristal» de l'Académie française de cinéma, Paris 1962. Scénario : Luis Buñuel, Julio Alejandro. Direction photo : José Fernández Aguayo. Montage : Pedro del Rey. Musique : œuvres de Mozart, Haendel, Beethoven choisies par Gustavo Pittaluga. Avec Silvia Pinal, Francisco Rabal, Fernando Rey, José Calvo, Margarita Lozano.

Païenne, paillarde, visuellement aboutie,Viridiana est sans doute l'œuvre la plus irrévérencieuse de Luis Buñuel. Il invente cette héroïne qu'il veut être un Don Quichotte féminin, sage, pieuse, toujours prête à aider ceux qui, un jour ou l'autre, voudront abuser d'elle. Il y a un peu de Sade aussi dans cette histoire de confrontation entre naiveté de la charité, vengeance, cruauté et concupiscence. Le cinéaste ne juge rien. Il donne tout à voir et il finit par hanter. Nous sommes ici face à la source de la pensée de Buñuel, à la fois surréaliste et qui combat toute forme de sacralisation du monde.

Viridiana est aussi une œuvre de lutte politique qu'il faut replacer dans le contexte de l'Espagne franquiste de ce début des années soixante, dont le régime entretenait volontairement les habitudes dévotes et superstitieuses de la population.

C'est le premier film de Luis Buñuel tourné dans son pays natal, après plus de trente années d'exil.

Programme 7 :
Dimanche 10 septembre 2000 à 14 h 00

L'Ange exterminateur (El angel exterminator)
Luis Buñuel, Mexique, 1962, 90 min, s.-t. f. (Cinémathèque québécoise) Prix de la FIPRESCI, Festival de Cannes 1962 ; Prix de la Société des auteurs de cinéma, Cannes 1962 ; Prix «André Bazin», Festival d'Acapulco 1962 ; Prix «Jano de oro», Festival de ciné latino américain de Sestri-Levanye 1962. Scénario : Luis Buñuel, Luis Alcoriza. Direction photo : Gabriel Figueroa. Montage : Carlos Savage. Musique : Raúl Lavista, chants grégoriens, Paradisi, Scarlatti, Beethoven, Chopin, divers Te Deum. Avec Silvia Pinal, Jacqueline Andere, José Baveria, Augusto Benedicto.

Pendant une soirée donnée par un riche bourgeois dans sa demeure, les domestiques quittent leurs postes et les invités sont désormais incapables, sans raison apparente, de s'en aller.

Ce drame fantastique et surréaliste est en fait une fable sur l'éternel recommencement des choses, et la répétition vue de cet angle aura il est vrai un effet initiatique sur ces personnages désemparés qui vont confronter leur incapacité d'agir à leur propre disparition jusqu'à ce que, le cycle recommencé, ils puissent se libérer. L'art de Buñuel à son apogée.

Programme 8 :
Dimanche 10 septembre 2000 à 16 h 00

Belle de jour
Luis Buñuel, France/Italie, 1967, 100 min. (Audio Ciné Film) Lion d'or, Venise 1967 Scénario : Luis Buñuel, Jean-Claude Carrière d'après le roman homonyme de Joseph Kessel. Direction photo : Sacha Vierny. Montage : Louisette Hautecœur. Avec Catherine Deneuve, Jean Sorel, Michel Piccoli, Geneviève Page, Pierre Clementi, Fransisco Rabal, Françoise Fabian, Macha Meril, Muni.

Épouse de médecin chirurgien, Séverine est la proie de fantasmes masochistes. Devenue la pensionnaire d'une maison de prostitution, elle croit trouver son équilibre en assouvissant les désirs de différents clients.

Inspiré d'un roman de Joseph Kessel, Belle de Jour est la deuxième collaboration entre Luis Buñuel et Jean-Claude Carrière. Ce film offrait, selon Buñuel , «la possibilité d'introduire en images certaines des rêveries diurnes de Séverine, le personnage principal qu'interprétait Catherine Deneuve, de préciser le portrait d'une jeune bourgeoise masochiste et de décrire assez fidèlement quelques cas de perversions sexuelles».



Histoires de famille

au Musée de la civilisation
le mercredi 17 mai 2000

Artistes présents : Brigitte Nadeau et Stéphane Thibault


Deux vidéos documentaires d'auteur proposées par le Vidéographe et qui ont comme point commun de visiter l'univers familial de la réalisatrice et du réalisateur qui nous présentent: pour la première, son village d'origine où sévit encore un tabou social séculaire ; pour le second, ses tantes qui ont développé une passion fétichiste pour le demi-dieu autopropulsé Jacques Villeneuve.


Les eaux mortes
Brigitte Nadeau, Montréal, 1998, 48 min

Le beau Jacques
Stéphane Thibault, Montréal, 1999, 17 min
Prix du court métrage, Festival Vues sur le docs, Marseille 1999



Trois films de Peter Mettler

au Musée de la civilisation
les mercredis 19, 26 avril et 3 mai 2000

Conférencier présent : Yves Rousseau
Rédaction des notes de programmes : Yves Rousseau


Une programmation consacrée aux trois longs métrages de Peter Mettler, directeur photo, réalisateur et producteur.

Né en 1958 à Toronto, Peter Mettler a étudié le cinéma et la photographie au Ryerson Polytechnical Institute de Toronto. Il a été directeur de la photographie pour les deux premiers longs métrages d'Atom Egoyan, Next of Kin (1986) et Family Viewing (1988). Il a également été l'auteur ou le co-auteur de plusieurs courts métrages. Il partage sa vie entre l'Ontario et la Suisse.


Programme 1 : 19 avril 2000

The Top of His Head

Peter Mettler, Toronto, 1989, 110 min

Programme 2 : 26 avril 2000

Les plaques tectoniques
Peter Mettler, Toronto, 1992, 106 min

Programme 3 : 3 mai 2000

Picture of Light
Peter mettler, Toronto, 1994, 86 min




Les figures de l’intime

à la Salle Multi du Complexe Méduse le vendredi 24 et samedi 25 mars 2000

Programmateur invité et présent : Emmanuel Galland

Deux soirées de projection qui ont pour thème l'expression de l'intimité dans la création cinématographique et vidéographique récente.

Programme 1 : 24 mars 2000


J’t’haï
Stéphane Lafleur, Montréal, 1999 (Prim)
Pas de deux sur chanson triste
Gaël Juestz d’Ynglemare, Montréal, 1998 (Cinéma Libre)
C
Charles Guilbert, Montréal, 1999 (Vidéographe)
L’appel
Rodrigue Jean, Montréal, 1998 (Vidéographe)
Stand By Your Man
Stefan et Minnie St-Laurent, Montréal-Moncton, 1998 (V Tape)
A Super Natural Premiere
Kevin Kelly, Toronto, 1997 (Vidéographe)
Four Storeys
Donigan Cumming, Montréal, 1999 (Cinéma Libre)
Five O’clock Shadow
Frédéric Moffet, Chicago-Montréal, 1998 (Vidéographe)
Homme à tout faire
Nelson Henricks, Montréal-Québec, 1999 (Vidéographe)
Lettre sur le son de ta voix
Patrice Duhamel, Montréal, 1999 (Vidéographe)
Shift
Julie-Christine Fortier, Montréal, 1999 (Perte de signal)
Simone
Marie-Ève Laneville, Montréal, 1998 (Vidéographe)

Programme 2 : 25 mars 2000

Pure
Mathieu Bélanger, Montréal, 1999 (Cinéma Libre)
Petit Jésus
Donigan Cumming, Montréal, 1999 (Cinéma Libre)
Maudit criss
Robin Aubert, Montréal, 1999 (Vidéographe)
Lettre à la fenêtre
Mario Côté, Montréal, 1999 (Vidéographe)
Stravaig/Errance
Nikki Forrest, Montréal, 1999 (GIV)
Sourire
Michel Giroux, Montréal, 1999 (Prim)
Sleeping Car
Monique Moumblow, Montréal, 1999 (Vidéographe)
Prix du court métrage, 15 e Rendez-vous du cinéma québécois (2000)
The Middle Distance
Yudi Sewraj, Montréal, 2000 (auteur)
Chrysanthème
Martin Villeneuve, Montréal, 1999 (Vidéographe)



Les films de l’autre

au Musée de la civilisation
le vendredi17 et samedi 18 mars 2000

Artistes présents : Pierre Jutras et Benoit Pilon

Une sélection d’œuvres du réputé collectif de production cinématographique indépendante basé à Montréal : Les films de l'autre.

Programme 1 : 17 mars 2000

Nulle part, la mer
(1991)
Michka Saäl, Montréal, 1991 (Cinéma Libre)

Petites chroniques cannibales-1. Rosalie
Pierre Jutras, Montréal, 1996 (Cinéma Libre)
La fourmi et le volcan
Céline Baril, Montréal, 1992 (Cinéma Libre)

Programme 2 : 18 mars 2000 à 14h00

Je te salue
Hugo Brochu, Montréal, 1998 (Cinéma Libre)
Gerçure
Jeanne Crépeau, Montréal, 1988 (Vidéographe)
Les sauf-conduits
Manon Briand, Montréal, 1991 (Cinéma Libre)
Les fins de semaines
Catherine Martin, Montréal, 1995 (Antenna)

Programme 3 : 18 mars 2000 à 16h00

Barcelone
Jeanne Crépeau, Montréal, 1989 (Cinéma Libre)
Le film de Justine
Jeanne Crépeau, Montréal, 1989 (Cinéma Libre)

Programme 4 : 18 mars 2000 à 19h30

Rosaire et la petite-nation
Benoit Pilon, Montréal, 1997 (Cinéma Libre)



Métacut Video Frag

à la Salle Multi du Complexe Méduse
le vendredi 25 et samedi 26 février 2000
En collaboration avec Avatar

Artistes présents : Yan Breleux, Jean Piché, Alain Thibault, Boris Firquet, David Michaud, Fabrice Montal

Pour rendre compte des nouvelles influences des technologies numériques dans l'interaction entre l’image et le son dans l'expression vidéographique, Antitube et Avatar proposent deux programmes réunissant des artistes, vidéastes et musiciens, qui explorent la création en temps réel.

Programme 1 : 25 février 2000

PaNi Intiya
Jean Piché, Montréal, 1998 (ACREQ)
A-LIVE (A-B-C LIVE)
Yan Breuleux et Alain Thibault, Montréal, 1998 (ACREQ)

Programme 2 : 26 février 2000

Stroma
Eltractor (Boris Firquet, David Michaud, Fabrice Montal), Québec, 2000 (Eltractor)
Starfrit Troopers
Eltractor, Québec, 2000 (Eltractor)
Hardcoralien
Eltractor, Québec, 2000 (Eltractor)
Steno Bongo
Eltractor, Québec, 2000 (Eltractor)




Antigel 2000. Antitube pour Neige sur Neige 2000

image: La Bande Vidéo

Parc du cimetière St-Matthew (Centre-ville de Québec)
Jeudi 24 février 2000 à 19 h 30

Participation d’Antitube à Neige sur Neige 2000, un projet festif de La Bande vidéo de Québec, imaginé par Henri-Louis Chalem.

Diffusion extérieure et nocturne de courts métrages, film et vidéo, sur le thème de l’hiver et de la neige dans le cimetière St-Matthew en plein cœur de Québec.
Aube urbaine
Jeannine Gagné, Montréal, 1995, 22 min
Au pays de Neufve France. La traverse d'hiver à l'Isle-aux-Coudres (1960) de René Bonnière (et Pierre Perrault), Montréal, (16 mm) transfert vidéo, 29 min. 26 sec.
Débâcle
Michele Waquant, Québec/France/Montréal/Beauce, 1992, 16 min
Concerto pour cadavres en permission
Martin Brouard, Québec, 1993, 23 min. 4 sec



Un petit hommage à Jacques Prévert à l’occasion de son centenaire

au Musée de la civilisation
le mercredi 2, jeudi 3 et vendredi 5 février 2000

En collaboration avec la Cinémathèque québécoise, le Consulat général de France et le Musée de la civilisation

Dans le cadre d'un événement plus large organisé au Musée de la civilisation, trois films qui témoignent de l'œuvre scénaristique de Jacques Prévert.
2 février 2000

Le crime de Monsieur Lange

Jean Renoir, 1936, 90 min

3 février 2000

Remorques
Jean Grémillon, 1939-1941, 91 min

5 frévrier 2000

Les visiteurs du soir
Marcel Carné, 1942, 120 min



Vidéo Recherche Théâtre

à la Salle Multi du complexe Méduse le vendredi 28 janvier 2000

Artistes présents : Linda Lee, Richard «Berri» Bergeron, Rémi Lacoste, Robert Faguy

Exploration des liens entre le théâtre et la vidéo dans la recherche multidisciplaire à Québec.

Marche de nuit

Henri-Louis Chalem, Québec, 1996, 12 min
Premier prix de la Vidéo au Festival international des premières œuvres de Ste-Thérèse (1998)
Un paysage/A Land shaft/A Landscape
Éric Gagnon, Québec, 1998, 8 min
Teknê
Rémi Lacoste, Montréal, 1998, 46 min
Simul Bacon
Robert Faguy, Québec, 1993, 13 min
Simul Snow
Robert Faguy, Québec, 1992-1998, 13 min
Un paysage/A Land shaft/A Landscape CD-Rom
Mario Villeneuve, Québec, 1998 (projecion en salle)



Vingt ans du réel

au Musée de la civilisation
les samedis, du 22 janvier au 19 février 2000

En collaboration avec le Consulat général de France

Une sélection des œuvres marquantes présentées au cours des vingt dernières années dans le cadre du Cinéma du réel; festival international de films ethnographiques et sociologiques qui se tient annuellement au Centre Georges-Pompidou (Paris).
22 janvier 2000 à 13h30

Le chemin des indiens morts
Michel Perrin et Jean Arlaud, France, 1983, 94 min

22 janvier 2000 à 15h30

Trésor des poubelles : Aqua les Malles

Samba Felix N'Diaye, franceéSénégal,1989, 2 x 13 min
Angano... Angano nouvelles de Madagascar
Cesar Paes, France, 1989, 65 min

29 janvier 2000 à 13h30

Site 2, aux abords des frontières
Rithy Panh, France, 1989, 90 min

29 janvier 2000 à 15h 300

Contes et comptes de la cour
Éliane de Latour, Paris, 1992, 98 min

5 février 2000 à 13h30

Les vivants et les morts de Sarajevo
Radovan Tadic, France, 1993, 75 min
L’heure de la piscine
Valérie Winkler, France, 1995, 26 min

5 février 2000 à 15h30

Portrait : l’orangère
Alain Cavalier, France, 1988, 13 min
Les Lapirov passent à l’ouest
Jean-Luc Léon, France, 1993, 86 min

12 février 2000 à 13h30

My vote is my secret
Julie Henderson,Thulani Mokoena et Donne Rundle, Afrique-du-Sud/France, 1995, 94 min

12 février 2000 à 15h30

Portrait : la matelassière
Alain Cavalier, France, 1988, 13 min

La ville Louvre

Nicolas Philibert, France, 1990, 80 min

19 février 2000 à 13h30

Portrait : la fleuriste
Alain Cavalier, France, 1988, 13 min
Les gens des baraques
Robert Bozzi, France, 1995, 87 min

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